mardi 30 avril 2013

L'Union européenne va interdire trois pesticides tueurs d'abeilles


Un apiculteur © AFP/Archives Aris Messinis



BRUXELLES - (AFP) - Trois insecticides mortels pour les abeilles vont être interdits d'utilisation dans l'UE pendant deux ans à compter du mois de décembre, a annoncé lundi la Commission européenne à l'issue d'un vote serré qui a reflété les fortes pressions de l'industrie et des lobbies agricoles.
Quinze pays, dont la France et l'Allemagne, ont voté en faveur de cette interdiction. Huit, dont le Royaume-Uni, l'Italie et la Hongrie, ont voté contre et quatre, dont l'Irlande, présidente en exercice de l'UE, se sont abstenus.
Cette division n'a pas permis de recueillir une majorité en faveur ou contre l'interdiction des pesticides tueurs d'abeilles, mais avec 187 voix pour l'interdiction et 125 voix contre et 33 abstentions, la Commission a tout de même le pouvoir d'interdire leur usage.
La décision d'interdire les pesticides sera annoncée "dans les prochaines semaines", a annoncé le commissaire en charge du dossier, le Maltais Tonio Borg.
"Les abeilles sont vitales pour notre écosystème et elles doivent être protégées, d'autant qu'elles apportent une contribution annuelle de 22 milliards d'euros à l'agriculture européenne", a-t-il insisté.
Il a toutefois été contraint d'accepter plusieurs modifications, notamment de différer l'interdiction du 1er juillet au 1er décembre pour les semences traitées et d'accepter la poursuite des tests pour rallier les suffrages de l'Allemagne. La Commission a en revanche rejeté la demande de la Hongrie d'autoriser des dérogations nationales.
Concrètement, la Commission va suspendre pendant deux ans l'utilisation de trois néonicotinoïdes présents dans des pesticides pour quatre types de cultures: le maïs, le colza, le tournesol et le coton. L'interdiction sera proportionnée, car elle ne concernera que certaines cultures et certaines périodes de l'année pendant lesquelles les abeilles sont actives.
Le résultat du vote a été salué par les défenseur des abeilles, venus soutenir l'interdiction des trois pesticides.
"L'interdiction des pesticides supprime une menace pour les abeilles. Elle répond à une campagne soutenue par 2,6 millions de personnes", s'est félicité Ian Keith, de l'organisation Avaaz, qui avait déployé une abeille géante devant le siège de la Commission.
"Les pays opposés à l'interdiction ont échoué", a pour sa part soutenu Marco Contiero de Greenpeace dans un communiqué.
Le réseau PAN Europe (Pesticide Action Network) a quant à lui demandé à la Commission d'aller plus loin et d'interdire les pesticides pendant dix ans.
Le ministre français de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, et la ministre de l'Ecologie, Delphine Batho ont également exprimé leur satisfaction. "C'est une bonne nouvelle", a commenté le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault.
En revanche, les grands producteurs agricoles et les multinationales de la chimie ont déploré une décision qu'ils ont tenté de bloquer.
"La Commission devrait retourner à la table des négociations plutôt que de forcer une interdiction", a affirmé dans un communiqué le groupe Syngenta, qui soutient que "ces insecticides ne nuisent pas à la santé des abeilles".
"C'est un revers pour la technologie et l'innovation", a pour sa part déploré le groupe allemand Bayer dans un communiqué. "Les néonicotinoides sont sans danger pour les abeilles, s'ils sont utilisés correctement", a-t-il assuré. Un argument également invoqué par l'association qui regroupe les producteurs européens d'insecticides, l'EPCA, qui s'est dite "extrêmement déçue par la décision".
Les trois néonicotinoïdes incriminés - clothianidine, imidaclopride et thiaméthoxame - sont présents dans des pesticides commercialisés par ces deux groupes, notamment le Cruiser OSR.
Le résultat du vote a montré qu'il y a eu "pas mal de mouvement" par rapport à la première consultation le 15 mars: treize pays avaient voté pour, neuf contre et cinq s'étaient abstenus.
Lundi, l'Allemagne, la Bulgarie et l'Estonie sont passées de l'abstention au camp des pays favorables à l'interdiction, avec la France, la Belgique, le Danemark, l'Espagne, Chypre, le Luxembourg, la Lettonie, la Slovénie, Malte, les Pays-Bas, la Pologne et la Suède.
Mais l'Italie a basculé dans l'opposition, faute d'avoir obtenu la possibilité de traiter les cultures avant la floraison. Elle a rallié le Royaume-Uni, qui s'était abstenu lors du premier vote, la Hongrie, le Portugal, la Roumanie, l'Autriche, la République Tchèque et la Slovaquie.
Quatre Etats se sont abstenus: l'Irlande, la Grèce et la Lituanie, qui avaient voté contre le 15 mars, et la Finlande.
© AFP

Exposition aux pesticides: des niveaux élevés en France


 
 



PARIS - (AFP) - L'Institut national de veille sanitaire (INVS) a publié lundi une étude reflétant l'exposition de la population française aux pesticides qui, pour la famille d'insecticides la plus utilisée, se révèle être plus élevée qu'en Allemagne ou en Amérique du Nord.
Sur la base de l'étude de concentrations urinaires mesurées en 2007, l'INVS indique que "les métabolites des pesticides pyréthrinoïdes (famille d'insecticides la plus utilisée aujourd'hui pour le traitement des cultures et les applications domestiques) étaient plus élevées que celles observées en Allemagne, au Canada et aux Etats-Unis".

"La consommation de certains aliments et l'utilisation domestique de pesticides (traitements antipuces ou dans un potager) influençaient de façon notable les concentrations", ajoute l'INVS.

L'étude rendue publique lundi est un des volets d'une grande enquête sur la nutrition et la santé des Français réalisée en 2006-2007.

La présence de 42 biomarqueurs a été mesurée chez 400 personnes pour évaluer l'exposition des Français à trois familles de pesticides (pyréthrinoïdes, organophosphorés et organochlorés) et aux PCB-NDL (polychlorobiphéniles), ces derniers étant interdits depuis 1987.

Pour les pesticides organophosphorés, efficaces sur les insectes et les acariens mais dont les usages ont été fortement restreints, la France présente des concentrations urinaires similaires à la population israélienne mais supérieures à celles des Américains et des Canadiens. Elle affiche en revanche des niveaux inférieurs à l'Allemagne, dont les chiffres datent de 1998.

Pour cette catégorie de pesticides, plusieurs facteurs semblent influencer les marqueurs urinaires (âge, corpulence, alimentation) et "également le lieu de résidence et notamment la surface agricole dédiée à la culture de la vigne et l'usage d'insecticides dans le logement".

L'INVS estime qu'une "attention particulière doit être portée aux pesticides organophosphorés et pyréthrinoïdes pour lesquels les niveaux français semblent être parmi les plus élevés en référence à des pays comparables".
http://www.goodplanet.info/

L'appartement à sept millions d'euros de Thomas Fabius


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Le fils du ministre des Affaires étrangères a acheté l'an passé un bien immobilier dans d'étranges conditions. La justice s'y intéresse
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C'est l'histoire d'un enfant terrible qui a le chic pour mettre papa dans l'embarras. Déjà condamné en 2011 pour une affaire d'"abus de confiance" dans laquelle il avait opté pour une procédure de "plaider-coupable", Thomas Fabius est de nouveau dans le collimateur de la justice. Cette fois, le parquet de Paris s'intéresse aux conditions d'achat d'un somptueux pied-à-terre acquis l'an passé pour sept millions d'euros. En juin 2012, le fils de Laurent Fabius, tout juste âgé de 31 ans, s'offre l'ancien appartement du réalisateur Claude Zidi. Un 280 mètres carrés situé au 199 bis d'une des artères les plus huppées de la capitale. Thomas Fabius a expliqué au Point avoir financé son achat par un emprunt bancaire assorti d'une mystérieuse garantie. D'autres sources impliquées dans la vente évoquent des gains de jeu...
 

Sept millions alors qu'il ne paie pas d'impôt !

Comment le fils du numéro deux du gouvernement, qui ne paie pas d'impôt sur le revenu alors qu'il est résident fiscal en France, a-t-il pu acquérir un bien de sept millions d'euros sans que les services de Bercy cherchent à en savoir plus ? À notre connaissance, Thomas Fabius n'a fait l'objet d'aucune enquête fiscale. Et cela, malgré un signalement de Tracfin, le service chargé de repérer les circuits financiers clandestins.
 

Un hamburger vieux de 14 ans et… intact


Ce hamburger est vieux de… 14 ans. Bon appétit !
 
Ce hamburger est vieux de… 14 ans. Bon appétit !
 
Un américain a retrouvé dans une poche de manteau un hamburger acheté en 1999 et oublié depuis. Pain et viande étaient intacts… Mais il y a plus fort encore.
On savait évidemment que ce n’est pas dans les fast-food que l’on pouvait trouver une alimentation bio. Mais de là à imaginer que les hamburgers soient dopés à ce point aux agents conservateurs…
Car comment expliquer autrement que David Whipple, un Américain, a pu retrouver dans la poche d’un manteau un hamburger totalement intact acheté chez Mc Donald’s en… 1999!
La découverte a fait l’objet d’une séquence dans l’émission de télévision américaine «The Doctors» où l’on peut voir que le hamburger est quasi dans l’état d’un hamburger du jour : la viande a la même couleur, le pain n’a pas durci et n’a pas la moindre trace de moisissure. Seule la tranche de cornichon semble avoir disparu…
 
David Whipple, l’acheteur du hamburger, a expliqué qu’il voulait montrer à des amis comment fonctionnaient les enzymes et estimait qu’un hamburger était le support idéal. Après l’avoir volontairement conservé pendant un mois, il l’a oublié dans la poche d’un de ses manteaux, lui-même abandonné dans le cofffre d’une voiture, et simplement emballé dans son papier d’origine.
Lorsqu’il a remis la main sur son manteau, le hamburger n’avait pas pris une ride…
Au-delà de son aspect insolite cette découverte soulève évidemment des questions sur les additifs et leur quantité dans ce type d’alimentation. Certains spécialistes estimant que les chaînes de fast-food ajoutent également des substances anti-moisissures…
Il collectionne les « hamburgers immortels »
Pour étrange (et inquiétante?) qu’elle puisse paraître, cette expérience n’est pas unique.
Aux États-Unis toujours, une enseignante désireuse de sensibiliser ses élèves aux risques de la malbouffe ressort chaque année en classe un hamburger intact acheté en 1996!
Plus fort encore un Américain qui, dans sa jeunesse avait fait la même expérience que David Whipple en oubliant un hamburger dans une poche de manteau, a poussé l’expérience plus loin : il s’est mis à acheter régulièrement des hamburgers qu’il conserve simplement chez lui.
Au fil des ans, il s’est constitué une drôle de collection d’«immortal burgers» dont le plus ancien spécimen date de 1989. Celui-là comme tous les autres est intact ou presque.
À voir dans cette vidéo (qui date de 2007).

 

lundi 29 avril 2013

Quand les autorités sanitaires vous nuisent

Au-delà de tous les scandales médicaux dont la presse a parlé, le pire méfait des autorités sanitaires ces dernières années est, pour moi, l’offensive qu’elles mènent contre les produits naturels de santé, dans le cadre de l’affaire dite des « allégations thérapeutiques ».

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Cette affaire vous concerne directement, vous nuit directement. Mais comme il est difficile d’en parler en 30 secondes dans un flash-info, les journalistes ont occulté le problème dans les grands médias et la plupart d’entre nous ne sommes ni conscients, ni inquiets de ce qui se passe.
C’est pourtant un scandale énorme, aux répercussions beaucoup plus concrètes pour chacun de nous que les tripotages financiers de nos politiciens « normaux » qui occupent les journalistes.
Je vais vous résumer le problème :
En 2002, l’Union européenne décide de supprimer la liberté des fabricants et vendeurs de compléments alimentaires de faire des « allégations thérapeutiques » sur leurs produits, c’est-à-dire d’inscrire des phrases, des mots, des images suggérant que ce produit pourrait soigner, prévenir, traiter ou guérir une maladie, où que ce soit (site Internet, catalogue, emballage, notice…). Il s’agit de la directive 2002/46 CE. Cette directive vise aussi les noms des marques et même la forme des produits s’ils sont considérés comme « suggestifs » d’un quelconque effet sur la santé.
Par exemple si un fabricant de compléments alimentaires appelle son produit « Ménopause », il est en infraction car, à ce jour aucune vitamine, aucun minéral, aucune plante, aucun ingrédient n’est reconnu comme ayant aucun impact sur la ménopause. Le fabricant risque une amende de 450 euros par boîte non conforme, ce qui représente potentiellement des millions d’euros d’amende, y compris si le produit est dépourvu de toute dangerosité.
Cette directive interdit même aux fabricants de suggérer que leur produit pourrait combler une carence, un déficit.
Cette interdiction met fin à 2500 ans de médecine qui, depuis Hippocrate, considérait comme évident que « ton aliment est ton premier médicament ». Elle nie que, par exemple, lorsqu’on donne un extrait d’acérola (fruit très riche en vitamine C) à une personne souffrant de scorbut, on lui sauve la vie…
La raison invoquée est d’empêcher d’éventuels charlatans de vendre une poudre de perlimpinpin, tout en affirmant qu’elle agirait contre le cancer par exemple, au risque que des personnes naïves renoncent à un traitement médical à l’efficacité scientifiquement démontrée au profit de cette poudre.
L’Union Européenne décide donc de créer un comité d’experts à travers l’Agence Européenne de la Sécurité Alimentaire (EFSA), avec la mission d’examiner les produits naturels, de créer des catégories de produits et d’établir, sur la base des études scientifiques existantes, ce qui serait désormais permis aux fabricants de dire sur chacun d’eux.

L’enfer est pavé de bonnes intentions

A première vue, cela semble partir d’une bonne intention.
Dans la réalité, c’est une véritable catastrophe pour la santé publique. Cette réglementation va entraîner la disparition de dizaines de milliers de produits naturels du marché, pour les raisons suivantes :
  1. Les études scientifiques à grande échelle n’existent pas. Les bureaucrates européens sont partis du principe qu’il « suffit » aux fabricants de présenter un dossier de recherche démontrant les vertus thérapeutiques de chaque aliment. Le problème est que, pour la plupart, aucune recherche n’a été faite avec le nombre de participants et le degré de fiabilité exigés pour être admis par le comité d’experts, habitués à la procédure d’évaluation des médicaments. Non que ces aliments n’aient pas de vertu thérapeutique. Mais personne n’a les moyens ni le temps de réaliser toutes ces études, parce que n’étant pas brevetables, et les études cliniques coûtant très cher, il est impossible de les rentabiliser. Ce fut par exemple le cas du pruneau : personne n’ayant réalisé d’étude assez « scientifique » aux yeux des experts sur les effets laxatifs du pruneau, ils décidèrent d’interdire cette allégation. Des milliers d’aliments furent ainsi privés d’office de la possibilité d’être vendus avec des allégations thérapeutiques pourtant bien établies.
  2. La tâche est trop vaste. Il existe des dizaines de milliers d’aliments naturels, qui se présentent sous des formes différentes. Ainsi l’ail rose n’est pas l’ail blanc, et les espèces européennes ne sont pas les espèces chinoises. La plupart des aliments naturels agissent en synergie. Quand bien même des « études scientifiques » existeraient pour chacun d’entre eux, il serait strictement impossible à un Comité, même travaillant jour et nuit, de les examiner toutes, et plus encore les différentes combinaisons d’aliments. Il leur faudrait travailler plusieurs siècles pour rendre un avis valable sur chaque produit. Des dizaines de milliers de produits supplémentaires furent donc aussi automatiquement condamnés, faute de temps pour les étudier. Ne restaient en lice que les grands classiques, comme la vitamine D, les oméga-3, etc.
  3. Les experts sont incompétents. Trop sélectionnés pour leurs diplômes en médecine conventionnelle et surtout en « toxicologie », beaucoup sont formés à voir des poisons partout. Par contre, ils n’ont généralement aucune formation valable en nutrition, cette discipline étant elle-même dans ses balbutiements, avec les tout-récents progrès de la biologie cellulaire. La plupart de ces médecins, formés à la vieille école scientiste, ont de plus un préjugé contre les produits naturels. Pour eux, médecine rime avec médicaments chimiques, tout le reste n’étant que « remèdes de bonne-femme ». Cela joue encore en défaveur de milliers de produits naturels qui sont rayés de la liste.
  4. Opacité et conflits d’intérêts : les experts sont désignés par l’EFSA dans l’opacité totale (qui ? pourquoi ?) et sans garantie sérieuse de leur indépendance vis-à-vis des lobbys industriels. La présidente, Diána Bánáti, a été obligée de démissionner en 2012 ayant simplement « oublié » de déclarer son conflit d’intérêt avec le lobby pro-OGMInternational Life Sciences Institute (ILSI) où elle est retournée travailler. Une autre démission a fait grand bruit : celle du Commissaire européen en charge de la protection des consommateurs (DG SANCO), M. John Dalli, pris la main dans le pot de miel du lobby du tabac.
Le résultat est que, le 23 mai 2012, après six années d’études, le comité d’expert accouche péniblement d’une liste de… 222 allégations autorisées, sur 40 000 dossiers. On évalue de plus à des dizaines de milliers le nombre de produits naturels, et combinaisons de produits naturels, trop peu rentables pour que quiconque se soit donné la peine de constituer un dossier.
Ils tombent donc dans les oubliettes, éliminés de l’Histoire par la folie réglementariste de quelques experts européens agissant en toute opacité.

Répression aveugle

Pire encore, concernant les 222 allégations autorisées, il ne s’agit même pas d’indiquer aux patients que le produit peut les aider à soigner quoi que soit. La liste n’autorise que les termes suivants : « contribue à un état normal de… » ou encore « participe à maintenir une fonction normale », et impose des formulation techniques peu claires pour les non-spécialistes.
Par exemple, au lieu de permettre d’écrire « l’huile d’olive est bonne pour le cœur », ou « l’huile d’olive réduit le risque de maladie cardiaque », il faut écrire : « Le remplacement de graisses saturées par des graisses insaturées dans le régime alimentaire contribue au maintien d’une cholestérolémie normale. L’acide oléique est une graisse insaturée. » Charge au consommateur d’ouvrir son encyclopédie pour comprendre que l’acide oléique correspond aux acides gras présents dans l’huile d’olive.
Autre exemple, au lieu d’autoriser « la levure de riz rouge fait baisser le taux de cholestérol », les experts ont décidé qu’il faudrait écrire : « La monacoline K de la levure de riz rouge contribue au maintien d’une cholestérolémie normale ».
Les fonctions physiologiques positives reconnues aux compléments alimentaires sont niées.
Enfin, comble de la mauvaise foi, l’Union européenne fixe les doses maximales autorisées en vitamines et minéraux dans les compléments alimentaires à des niveaux dérisoires, ne permettant plus à beaucoup de compléments alimentaires d’avoir d’effet positif sur la santé

Effets pervers en cascade

Une seconde vague de 555 allégations est attendue aujourd’hui, mais vu les conditions dans lesquelles ces autorisations sont accordées, cela ne changera rien à l’issue de ce jeu de massacre. Avec les effets pervers suivants :
  1. Faute de lisibilité sur l’usage des produits, la connaissance des produits naturels par le grand public s’étiole, ainsi que l’habitude d’acheter ces produits. Cela augmente le recours à la médecine conventionnelle et aux médicaments chimiques (ce qui bien sûr, arrange l’industrie) ;
  2. De nombreux fabricants artisanaux de produits naturels, privés de débouchés, font faillite, conduisant à une baisse drastique de la diversité des produits disponibles dans le commerce, à une dégradation de la qualité, et à une augmentation des prix liées à la diminution de l’offre disponible.
  3. Le risque d’erreur chez les consommateurs et patients, augmente, l’étiquetage de la plupart des produits ne donnant plus aucune information utile sur leur usage. Si des effets indésirables ne sont généralement pas à craindre avec les produits naturels, de nombreuses personnes sont néanmoins privées de la possibilité de prévenir ou de soigner leur maladie, s’étant trompées de produit sans s’en apercevoir, et sans moyen de se détromper.
Somme toute, cette réglementation produit l’effet exactement inverse de ce qui avait été prévu. Loin de protéger le consommateur, elle prive tous les acteurs sérieux du secteur de la possibilité d’informer correctement leurs clients. Ce qui laisse le champ libre à tous les escrocs qui, par définition, ne se soucient pas des lois, et ne se privent pas de faire des allégations thérapeutiques farfelues sur leurs produits.

Un réglementation qui tue l’innovation

Mais le plus grave est que cette réglementation provoque une fossilisation générale du système de santé, privé de sa principale source d’innovation.
En effet, le progrès médical n’est pas, et n’a jamais été, organisé par les autorités. Il est absolument capital que les thérapeutes et les patients puissent essayer toutes sortes de solutions, avant de trouver la bonne, la médecine étant avant tout une science expérimentale. Car c’est grâce à ces expérimentations qu’a lieu le progrès médical,les vertus de la plupart des produits de santé ayant été découvertes par hasard, souvent par des non médecins (on pense bien sûr à la pénicilline, mais ce fut le cas de l’aspirine, des rayons X, de l’insuline, de la vitamine C, etc.)
Un exemple concret : si un médecin recommande ou prescrit de l’acérola, il peut être poursuivi en justice car les autorités considèrent que ce médecin doit utiliser seulement de la vitamine C de la pharmacie qui seul a le statut officiel de médicament. Ceci alors qu’on sait que l’acérola a naturellement exactement les mêmes vertus que la vitamine C de synthèse.
De plus, chaque personne étant différente, il n’existe pas « une bonne solution de manière générale » mais « des solutions » selon le patient, son terrain, son passé familial et son environnement. Par ailleurs, les espèces vivantes évoluent, et les remèdes d’hier ne sont pas forcément ceux d’aujourd’hui, ni ceux d’aujourd’hui ceux de demain. Le cas très concret se pose également à la médecine conventionnelle avec les antibiotiques, qui évoluent moins vite que les bactéries qui nous entourent.

Permettre le progrès médical par une indispensable marge de liberté

Pour que le progrès existe, il faut donc laisser tous les acteurs mener les plus diverses expérimentations, le rôle des autorités devant se limiter à définir ce qui est interdit.
Si, au lieu de dire ce qui est interdit, les autorités se mettent à interdire a priori tout ce qu’elles n’ont pas autorisé, plus aucun progrès n’est possible. Et c’est exactement ce qu’a fait l’Union Européenne, dans le domaine de recherche le plus prometteur du 21e siècle, la micronutrition.
Dans la pratique, les choses se passent de la façon suivante : une personne découvre par hasard que, en buvant une infusion d’écorce de saule blanc, par exemple, ses maux de tête disparaissent.
Cette personne va en parler à ses amis. La pratique va plus ou moins se développer, suivant le succès observé. Mais ce n’est qu’une fois que la réputation du produit s’est solidement ancrée que quelqu’un peut prendre le risque financier d’organiser une grande étude scientifique en double-aveugle contre placebo, qui va valider les effets réels ou non du produit. Mais pour un très grand nombre de produits naturels, qui n’ont vocation qu’à traiter des problèmes de santé rares dans des cas particuliers, ces études scientifiques ne se justifieront jamais financièrement.
Les fonctionnaires européens ne peuvent pas comprendre cette contrainte. Pour eux, la vie est simple. « Pas d’études ? Pas d’autorisation.» Et boum, le problème est évacué, tant pis si leur myopie prive un continent entier de milliers de traitement naturel prometteur.
A titre d’exemple, il suffit d’écouter M. Fréderic Vincent, porte-parole de la commission Santé au sein de l’Europe concernant la directive des allégations expliquer dans une interview : « L’idée était toute simple : faire le ménage dans les allégations de produits de santé dans l’UE, en effet on a en quelque sorte écrémé.. », (« Les compléments alimentaires, une pilule qui passe mal », documentaire de Sylvie Chabas diffusé sur France 5 le 14 avril 2013).
C’est de la barbarie. Cet autoritarisme est d’autant plus scandaleux que l’administration avait déjà, de longue date, tous les moyens nécessaires pour poursuivre les escrocs vendeurs de poudres miracles. Car dans le domaine de la santé, comme dans tous les autres domaines, le commerçant n’a absolument pas le droit de dire n’importe quoi sur ce qu’il vend.

Les lois répressives existantes étaient largement suffisantes

S’il le fait, il commet une pratique commerciale trompeuse, prévue par l’art. L 121-1-1 du Code de la Consommation. Cet article donne une liste de 22 pratiques réputées trompeuses sur l’ensemble du territoire européen, qui comprend notamment « 16. le fait d’affirmer faussement qu’un produit ou une prestation de services est de nature à guérir des maladies, des dysfonctionnements ou des malformations ».
Précisons par ailleurs qu’il s’agit d’un délit sanctionné par une amende pouvant aller jusqu’à 37 500 € et/ou une peine d’emprisonnement de 2 ans.
Bref, il était de toutes façons interdit pour un commerçant de vendre une poudre de perlimpinpin en faisant croire à son acheteur qu’elle peut soigner du cancer, des problèmes cardiaques, ou des chagrins d’amour…
Il n’était nul besoin de créer des interdictions supplémentaires.
Ainsi va l’Europe, menée par des ânes. Mais il en va cette fois de notre bien le plus précieux : notre santé. Et c’est pourquoi, tant que je vivrai, je continuerai à écrire noir sur blanc, dans Santé Nature Innovation, toutes les vérités sur les produits de santé naturelle que l’administration a si imprudemment interdits aux fabricants. Car je suis couvert par la liberté d’expression, qui n’a jusqu’à nouvel ordre pas encore été supprimée en Europe.
Et ça, nos amis bruxellois ne l’avait pas prévu.
Jean-Marc Dupuis Sur : santenatureinnovation.com

Journal hebdomadaire de Voix de la Russie – 29 avril 2013


Documentaire – Adieu veau, vache, cochon, couvée

 
Manger de la viande est passé en peu de temps de signe extérieur de richesse au rang d’acte coupable. En effet, de traditionnel, l’élevage est devenu intensif et industriel, soumis à des contraintes de rendement toujours plus importantes. Les risques liés à ce mode d’élevage alimentent la polémique actuelle autour de la consommation de protéines animales, et le combat est engagé entre détracteurs et partisans. Outre les interrogations liées à l’environnement se posent des questions quant aux souffrances infligées aux animaux. L’industrie de la viande constitue-t-elle une menace pour la planète ?
Enquête au coeur d’un système dominant.
 
Il n’y a pas si longtemps, la viande était un aliment rare et exceptionnel. Comme le sont encore aujourd’hui le caviar et la langouste, comme ne le sont déjà plus le saumon fumé ou les fraises en hiver !
Aujourd’hui, la viande s’est banalisée. Plus accessible, pré-conditionnée, surgelée, sur tous les étals, elle s’est transformée en quelques dizaines d’années en un produit omniprésent, un produit de grande consommation.
Pour être produite en quantités suffisantes la viande a nécessité une révolution profonde de l’élevage. De traditionnel, il est devenu intensif et industriel. Avec des contraintes de rendement telles que beaucoup d’élevages sont devenus de simples usines. Des éleveurs aveuglés par la productivité qui en arrivent à oublier les animaux et ne voient plus que des protéines sur pattes. Des usines qui confinent les animaux dans des chaînes de production de composants nécessaires à l’industrie agroalimentaire. Mais ces usines, soumises à un système industriel lié aux impératifs du marché, sont devenues pour beaucoup d’animaux une immense fabrique de souffrance. Ces usines à viande mettent en œuvre toutes les techniques, tous les moyens les plus efficaces, les plus rentables pour produire les animaux nécessaires à notre immense appétit de viande. Mais à quel prix ?

Informations détailléees

Genre : Environnement
Durée : 75 min
Origine : Français
Auteur : Béatrice Limare Fabrice Nicolino

WikiStrike

Aux Etats-Unis, vague d'indignation contre la loi de protection de Monsanto

Aux Etats-Unis, vague d'indignation contre la loi de protection de Monsanto
On ne parle que de cela aux Etats-Unis. Comment une loi a été écrite pour protéger les firmes OGM et premièrement Monsanto. La célèbre firme est parvenue à s'immuniser contre tous recours de la justice américaine. Inédit.
Surnommé Monsanto Protection Act tant la collusion est évidente, ce cavalier législatif récemment adopté par les sénateurs américains suscite une vive polémique.
Ce texte de loi a été écrit et proposé par un sénateur républicain, Roy Blunt, qui ne se cache pas d'avoir travaillé avec Monsanto pour la rédaction.
Avec ce texte, Monsanto ne peut plus être inquiété par la justice américaine même si des études prouvaient que les cultures OGM de la firme présentent un danger pour la santé ou l'environnement.
En d'autres termes, même si un OGM devient illégal... il reste légal et inattaquable par les cours de justice fédérale.
Pour le moment peu de sites français ont évoqué cette affaire. Néanmoins, vous pouvez en savoir plus sur le blog brin d'herbes ou sur le blog de Greenpeace Canada

Source 

dimanche 28 avril 2013

Les Britanniques protestent contre les drones

беспилотник америка самолет летательный аппарат 



Les pacifistes du Royaume-Uni ont exigé de retirer les drones de service militaire, après qu'un contrôle d'un drone, qui était dans le ciel de l'Afghanistan, ait été effectué la première fois depuis le territoire de la GB.
Des centaines de personnes ont participé à une manifestation près de la base aérienne de RAF Waddington, depuis laquelle l'appareil sans pilote a été contrôlé. Auparavant, les experts britanniques ont contrôlé leurs drones des États-Unis.
« Nous croyons que le gouvernement britannique n'a pas le droit de tuer sans procès des gens, qui se trouvent à une distance des milliers de miles de notre pays », a déclaré l'un des participants de la manifestation.

Les infos dont on parle peu n°28 (27 Avril 2013)


Délit d'obsolescence programmée


Le sénateur Jean-Vincent Placé, d'Europe Ecologie Les Verts, est le principal instigateur d'un projet de loi visant à faire inscrire l'obsolescence programmée comme un délit.

« L’obsolescence programmée peut être définie comme suit : « c’est le concept selon lequel la durée de vie des produits serait prédéterminée et fixée à l’avance et délibérément par les fabricants afin d’inciter le consommateur à les remplacer plus rapidement ».
Bien que les définitions de l’obsolescence programmée ne soient pas toutes les mêmes - certaines évoquent franchement un raccourcissement de la durée de vie des produits, d’autres ne prononcent pas les adverbes « délibérément » ou « volontairement » - toutes affirment que l’objectif premier de l’obsolescence programmée est d’inciter le consommateur à acheter de nouveaux produits pour remplacer les anciens.

Pour atteindre l’objectif premier qui est d’inciter l’acheteur à consommer, il faut planifier, programmer la durée de vie du produit, il faut fixer la fin de vie, la mort du bien après une certaine période déterminée. Les détracteurs de l’obsolescence programmée avancent qu’il est impossible pour les ingénieurs, aussi talentueux soient-ils, de fixer la durée de vie d’un produit. Ils sont incapables de calculer la période après laquelle le bien « doit » tomber en panne. En effet, les conditions d’utilisation et d’autres variables entrent en compte, ce qui rend impossible une telle estimation et a fortiori une telle programmation.

Pourtant, nombre sont ceux qui, luttant contre l’obsolescence programmée, affirment que cela est possible en changeant les matériaux des appareils.

A l’instar de la société de réparation « La Bonne Combine » situé à Lauzanne et qui a reçu le prix de l’éthique pour son combat contre « le tout jetable ». En effet, le but de cette société de réparation est de contourner les astuces qu’utilisent des fabricants d’appareils (le plus souvent électriques ou électroniques comme des appareils électroménagers) pour les condamner à une mort certaine après une période déterminée. Evidemment, les fabricants ou du moins leurs ingénieurs ne peuvent pas donner une date précise quant à la survenance d’une panne fatale mais il s’agit d’un choix stratégique que de mettre des produits plus fragiles : par exemple des cordons d’alimentation plus fin pour les aspirateurs. Le fabricant est ainsi pratiquement sûr de vendre un nouvel aspirateur plus tôt que prévu.

L’ingénieur Jean Michel Raibaut a travaillé pour de grandes marques d’appareils électroménagers. Il affirme que les machines à laver (par exemple) sont programmées pour tomber en panne avant 10 années d’utilisation. Il s’agira d’une panne fatale, obligeant le consommateur à en racheter une neuve. En effet, les machines à laver sont prévues, sont programmées pour durer 2000 à 2500 cycles de lavage. A raison de cinq lavages par semaine, l’appareil tombera en panne au bout de 8 à 9 ans. Il faut savoir que 8 machines à laver sur 10 sont dotées de cuves en plastique qui remplacent celles en inox. Il suffit d’une seule pièce de monnaie pour qu’elles se cassent (à cause de la vitesse de rotation au moment de l’essorage) ou même d’une trop haute température de l’eau pour que la cuve se déforme. Ce genre d’accidents n’existait pas avec les cuves en inox. Cela signifie que les fabricants, en changeant certaines pièces maîtresses de leurs biens, font en sorte d’amener l’appareil vers une mort certaine après une durée d’utilisation prédéterminée.

Les propos allégués par Jean Michel Raibaut sont confirmés par Kayvan Mirza, ingénieur concepteur de télévision. Ce dernier affirme également que la durée de vie des télévisions est fixée à 10 années d’utilisation. Les téléviseurs sont prédestinés à fonctionner 20 000 heures ce qui fait une moyenne de 9 années d’utilisation donc de vie car dès qu’un composant tombe en panne c’est le téléviseur entier qui cesse de fonctionner afin de maintenir un taux de renouvellement assez régulier. Selon Kayvan Mirza : « il faut que le produit soit suffisamment fiable mais pas trop ». Suffisamment fiable pour que les consommateurs ne se tournent pas vers la concurrence mais pas trop pour qu’ils achètent régulièrement un nouveau produit sur un marché qui est déjà en saturation depuis plusieurs années. Il faut admettre que cela est curieux et même étonnant de voir que les achats d’équipement électriques ou électroniques ont été multipliés par six depuis le début des années 1990. Comme pour étayer les propos de Jean-Michel Raibaut et Kayvan Mirza, le rapport des Amis de la Terre et du CNIID avance que la durée de vie des anciens téléviseurs équipés des tubes cathodiques était entre 10 et 15 ans en moyenne alors que l’écran plat avoisine les 5 ans. Ce constat aggrave même les estimations des deux ingénieurs (cités ci-dessus) qui étaient de donner une durée de vie inférieure à 10 ans mais qui en resterait proche. […]

Un des arguments avancés pour lutter contre l’obsolescence programmée est le gaspillage de masse que ce type de pratique engendre tandis que, malgré les efforts des fabricants pour maintenir un certain niveau de consommation, les consommateurs prennent conscience petit-à-petit de l’enjeu que représentent les ressources naturelles face à l’obsolescence programmée notamment en raison des problèmes sanitaires qu’elle engendre .

L’obsolescence programmée à l’origine du gaspillage de masse entraînant l’épuisement des ressources naturelles.

Un lien, que beaucoup jugent indirect, peut être fait entre l’obsolescence programmée et les problèmes écologiques et environnementaux.

En effet, parmi les produits les plus renouvelés se trouvent les appareils électriques ou électroniques : un Français achète environ six fois plus d’équipements électriques ou électroniques qu’au début des années 1990. Et ces derniers nécessitent énormément de terres rares (c’est-à-dire des minerais et métaux difficiles à extraire) qui sont présents dans la plupart des produits électriques ou électroniques en raison de leur propriété magnétique permettant la miniaturisation. Ce genre de métaux fait partie des composants des téléphones portables, qui est à l’heure actuelle l’appareil le plus fabriqué et qui est également le plus touché par l’obsolescence programmée : les téléphones portables sont changés tous les 20 mois environ par la population et même tous les 10 mois dans la tranche d’âge des 12-17 ans. Il est sidérant de remarquer que les téléphones portables peuvent contenir jusqu’à 12 métaux différents à hauteur de 25% du poids total des appareils.

L’OCDE (Organisation et coopération de développement économiques) en partant des niveaux connus en 1999 a affirmé qu’en maintenant un taux de croissance annuel de 2%, les réserves de cuivre, plomb, nickel, argent, étain et zinc ne dépasseraient pas 30 années et celles d’aluminium et de fer se situeraient entre 60 et 80 ans en moyenne. L’obsolescence programmée a un impact direct sur l’environnement car, pour produire toujours plus d’appareils électriques et électroniques, pour répondre à une demande créée artificiellement par la réduction volontaire de la durée de vie, il faut pratiquer l’excavation de grandes quantités de terre engendrant le défrichage des sols, l’élimination de la végétation et la destruction des terres fertiles.

Le mode de consommation, qui ressemble plus à une surconsommation, affaiblit les ressources de la Terre. Le fait de jeter des produits qui, pourtant, fonctionnent encore ou même le fait de mettre en œuvre l’obsolescence programmée sont des causes de cette surconsommation. Le problème auquel il faut faire face est celui de notre économie qui, à la recherche perpétuelle d’un taux de croissance positif, repose sur le « consommer plus ». Et pour consommer plus, il faut réduire la durée de vie des produits afin d’inciter le consommateur à remplacer le produit prématurément mort.

Malheureusement, une telle politique a des conséquences non négligeables sur le « capital naturel » qui peut être défini ainsi : « Le capital naturel fait référence aux ressources telles que minéraux, plantes, animaux, air, pétrole de la biosphère terrestre, vus comme un moyen de production d'oxygène, de filtration de l'eau, de prévention de l'érosion, ou comme fournisseur d'autres services naturels. Le capital naturel constitue une approche d'estimation de la valeur d'un écosystème, une alternative à la vue plus traditionnelle selon laquelle la vie non-humaine constitue une ressource naturelle passive ». Cette estimation de la valeur d’un écosystème est utilisée par WWF (World Wide Fund for Nature) pour son rapport Planète Vivante paru en avril 2012. Il s’agit d’un rapport alarmant, repris plusieurs fois par la presse notamment sur Internet.

Le rapport met l’accent sur le lien existant entre le mode de consommation actuel et le tarissement des ressources naturelles. Ezzedine Mestiri en 2003 écrivait déjà : « La planète est définitivement peuplée de consommateurs : Elle produit aujourd’hui en moins de deux semaines l’équivalent de la production matérielle de toute l’année 1900. La production économique double environ tous les 25 ans ». Et c’est ce que confirme la WWF dans son rapport d’avril 2012. Aujourd’hui, il faut une année et demie à la planète pour régénérer l’intégralité des ressources renouvelables que les êtres humains consomment en une seule année. Plus grave encore, si le mode de consommation de la population, qui s’apparente plus à de la surconsommation, ne change pas de façon significative, il faudra l’équivalent de deux planètes pour répondre à nos besoins annuels à l’horizon de 2030.

Pourtant, ce n’est pas comme si nous n’avions pas été prévenus il y a déjà plus de quatre décennies. Alors que les Trente Glorieuses battaient leur plein et que la croissance dans les pays les plus développés atteignait des chiffres impressionnants, le Club de Rome s’interrogeait sur les conséquences d’une telle croissance sur les ressources naturelles non renouvelables de la Terre.

Le Club de Rome était un groupe de réflexion crée le 8 avril 1968 qui réunissait une poignée d'hommes, occupant des postes relativement importants dans leurs pays respectifs (un recteur d'université allemande, un directeur de l'OCDE, un vice-président d'Olivetti, un conseiller du gouvernement japonais...), et qui souhaitaient que la recherche s'empare du problème de l'évolution du monde pris dans sa globalité pour tenter de cerner les limites de la croissance.

Ce club est surtout connu pour le rapport demandé à une équipe de chercheurs du Massachussetts Institute of Technology (ou MIT) et rendu public en 1972 sous le nom plus connu de Rapport Meadows & al (du nom du directeur de l’équipe : Dennis Meadows). Il a été publié par la suite sous le titre The Limits to Growth chez Universe Books et traduit en français par le titre Halte à la croissance ?

Ce rapport se base sur des données scientifiques pour dénoncer le pillage que subit la planète en raison de sa surexploitation expliquée par le mode de consommation de la population notamment des pays développés. A l’époque de ce rapport, les chercheurs n’avaient pas été réellement pris au sérieux, jugés comme « catastrophistes ». En effet, si les tendances de croissance des pays développés restent inchangées, les limites de la croissance seront atteintes un jour ou l’autre dans les cent prochaines années en raison de la disparition des ressources naturelles sans lesquelles il est impossible de subvenir aux besoins de l’humanité. Cela se traduira par un « effondrement ». Ce terme n’est pas à entendre comme un synonyme de la fin du monde mais plutôt comme « la diminution brutale de la population accompagnée d'une dégradation significative des conditions de vie (baisse importante du produit industriel par tête, du quota alimentaire par tête, etc.) de la fraction survivante » d’après Jean-Marc Jancovici, auteur de la préface du livre publiant le rapport Meadows. Pourtant, en 1972, la situation n’était pas la même : consommateurs et industriels croyaient encore aux ressources infinies et illimitées de la planète, la population mondiale n’avait pas encore atteint le nombre de 4 milliards d’êtres humains, les pays qui n’étaient pas en voie de développement le sont aujourd’hui et utilisent énormément de métaux et autres minerais pour maintenir leur taux de croissance afin de pouvoir continuer leur développement. Les marchés des pays développés sont arrivés depuis des années à saturation. De peur de voir la consommation de la population reculer et ainsi affaiblir le taux de croissance, les fabricants ont mis en pratique l’obsolescence programmée, ce qui leur permet un travail en amont (l’extraction des ressources naturelles) et en aval (la vente des produits touchés par l’obsolescence programmée). Alors pourquoi changer ? Quand bien même le rapport Meadows ou même celui de la WWF qui annonce que, si la population mondiale vivait comme la population américaine, il faudrait quatre planètes pour régénérer les besoins annuels de l’humanité, il semble évident que l’obsolescence programmée satisfasse le plus grand nombre : les fabricants, les distributeurs, les vendeurs, les réparateurs après-vente voire même certains consommateurs qui y voient l’opportunité de changer régulièrement d’appareils électriques ou électroniques (pour ne citer que ceux-là)... »


Lydie TOLLEMER

Télécharger le mémoire de Lydie TOLLEMER « Obsolescence programmée » :

samedi 27 avril 2013

Action de Greenpeace pour les abeilles lors de l'AG de Bayer

FRANCFORT - (AFP) - Des militants de Greenpeace ont déployé vendredi une banderole géante à l'entrée du bâtiment où se tenait l'assemblée générale du groupe allemand Bayer, dont ils accusent les pesticides de "tuer les abeilles".
"Les pesticides Bayer tuent les abeilles", ont-ils écrit sur une banderole de 5 mètres sur 15 mètres dressée à l'entrée de l'édifice à Cologne, selon un communiqué de Greenpeace.
En fin de matinée, une vingtaine de militants étaient toujours sur place, selon une porte-parole de l'organisation non gouvernementale contactée par l'AFP.
"Les résultats scientifiques sont sans équivoque: les pesticides concourent à la mort des abeilles", affirme dans le communiqué Christiane Huxdorff, experte en agriculture au sein de Greenpeace, qui demande que Bayer "retire enfin du marché les produits concernés".
La semaine dernière, des militants de Greenpeace suspendus à des cordes avaient déjà déployé une banderole géante sur le siège du groupe agrochimique suisse Syngenta à Bâle, en dénonçant la même chose.
Les écologistes ont appelé vendredi l'Allemagne à se prononcer en faveur d'un texte de la Commission européenne. Se fondant sur un avis très négatif rendu par l'Autorité européenne pour la sécurité des aliments (EFSA), la Commission propose de suspendre pendant deux ans l'utilisation de trois néonicotinoïdes présents dans des pesticides, et ce pour quatre types de cultures: le maïs, le colza, le tournesol et le coton.
Les néonicotinoïdes incriminés - clothianidine, imidaclopride et thiaméthoxame - sont présents dans des pesticides produits par Bayer et Syngenta.
Lors d'un premier vote sur le texte, l'Allemagne s'était abstenue, comme le Royaume-Uni, la Finlande, la Bulgarie et l'Estonie.
Lundi, les Etats sont appelés une nouvelle fois à se prononcer par vote. Même en l'absence de majorité qualifiée, la Commission devrait décider de mettre en œuvre l'interdiction, selon une source communautaire.
Bayer et Syngenta, fermement opposés à cette interdiction, affirment régulièrement que d'autres facteurs sont à l'origine de la baisse de la population des abeilles.
© AFP

Diabète : une canette de soda par jour augmenterait les risques de 20 %

D’après une étude menée à l’échelle de huit pays européens, la consommation quotidienne de sodas et autres boissons sucrées est associée à une augmentation d’environ 20 % du risque de déclarer un diabète de type 2. Des résultats tout à fait cohérents avec ce que des études américaines ont déjà montré.
Une vaste étude menée sur 16 années auprès de plus de 25.000 Européens vient de révéler un lien étroit entre la consommation quotidienne d’une canette de soda et le risque de développer un diabète de type 2. Cela corrobore les résultats d’études déjà menées aux États-Unis. Cette fois, ce travail montre que l’Europe n’est pas non plus à l’abri.
Cette enquête a été conduite par le consortium InterAct, dont le but est d’étudier à grande échelle le diabète, une maladie chronique que l’on n’a pas encore les moyens de guérir et qui nécessite la prise de traitements à vie. Ces scientifiques viennent de publier leurs conclusions sur les dangers des boissons sucrées dans Diabetologia.
Les sodas déconseillés, les jus de fruits validés
Quelque 11.684 patients atteints de diabète de type 2 ont été comparés à 15.374 personnes sans la maladie, sur une période allant de 1991 à 2007. Tous venaient d’un des huit pays européens ciblés, à savoir l’Allemagne, le Danemark, l’Espagne, la France, l’Italie, les Pays-Bas, le Royaume-Uni ou la Suède. Ils ont été interrogés sur leur régime alimentaire, y compris sur leur consommation quotidienne de sodas ou autres boissons sucrées, ainsi que de jus de fruits.


Après analyse des données, les auteurs ont montré que boire chaque jour l’équivalent d’une canette de soda (336 ml) était associé à une augmentation de 22 % du risque de développer un diabète insulinorésistant. Cependant, d’autres facteurs, comme le surpoids ou une consommation énergétique élevée, peuvent fausser les chiffres. En effet, une fois ces critères déconsidérés, le risque baisse et atteint seulement 18 %. La preuve que le diabète n’est pas uniquement lié à l'IMC (indice de masse corporelle).
Les boissons light ont aussi été étudiées, et les résultats obtenus diffèrent de ceux des dernières études sur le sujet. À la lecture de celles-ci, il ressort que les buveurs réguliers présentent plus de risques de contracter la maladie que le reste de la population. Or, les gros consommateurs sont également les personnes avec des kilos en trop. Ainsi, cette étude arrive à la conclusion qu’indépendamment des autres facteurs, les sodas allégés en sucre ne sont pas à relier au diabète. Quant aux jus de fruits, ils semblent également ne présenter aucun danger à ce niveau.
Le diabète, une maladie plus complexe
Mais attention à l’interprétation de ces résultats. Cette recherche n’établit pas un lien de cause à effet entre les événements, mais bien une association. Il est possible que certains paramètres qui n’ont pas été pris en compte dans cette étude jouent un rôle dans la maladie. D’autre part, lesrégimes alimentaires des personnes interrogées ont pu également évoluer au cours de l’enquête, sans que cela ait été considéré. Prudence donc.
Doma Romaguera, scientifique de l’Imperial College de Londres et ayant supervisé l’étude, précise qu’il lui paraît important d’informer la population sur les effets délétères de ces boissons sucrées sur la santé. En effet, en plus d’augmenter les risques de déclarer un diabète de type 2, les sodas n’ont aucune valeur nutritionnelle. Il n’y a rien à gagner à les consommer.