mercredi 30 avril 2014

Tenter de devenir invisible sur internet rend suspect


Pour échapper au ciblage publicitaire, une sociologue américaine a veillé à ne laisser aucune trace de sa grossesse sur Internet mais aussi dans ses paiements en carte de crédit. Une expérience contraignante mais pleine d’enseignement sur la protection de la vie privée.
[...]

La sociologue s’est d’abord attaquée aux traces qu’elle laisse sur Internet. Les réseaux sociaux sont une mine d’or pour les publicitaires, car les internautes s’y répandent sur les moindres détails de leur vie. Janet Vertesi s’est donc empêché de parler de sa grossesse sur Facebook [...].

La sociologue est également passée par le logiciel d’anonymisation Tor, généralement utilisé par les dissidents politiques, pour ne pas laisser de traces lorsqu’elle visitait des sites dédiés à la maternité. Elle a également soigneusement évité d’utiliser sa carte de crédit et ses cartes de fidélité pour régler des achats liés à l’enfant à venir: ces données sont en effet elles aussi revendues aux publicitaires. «Nous avons fait tous nos paiements en liquide», explique-t-elle. Et pour faire des emplettes sur Internet, la jeune femme a acheté en liquide des cartes cadeaux Amazon. Son compte était quant à lui lié à une adresse email sécurisée, et les achats envoyés à un centre de retrait, et non à son domicile.

Janet Vertesi a noté au cours de son expérience un phénomène inquiétant: plus elle essayait de se cacher, plus elle devenait suspecte. Alors qu’elle et son mari souhaitaient acheter une poussette à 500 dollars grâce à des cartes cadeaux Amazon, la chaîne de pharmacie américaine Rite Aid leur a signifié que cette importante et inhabituelle transaction en bons d’achat les avait obligé à prévenir les autorités. «Tout ce que j’ai fait pour cacher que j’attendais un enfant me désignait en fait comme une personne impliquée dans des activités criminelles. Plus vous résistez au traçage, plus vous êtes considéré comme un ‘mauvais citoyen’», s’alarme-t-elle. «Il faut que nos échanges et transactions au quotidien restent de simples transactions, et non un moyen de surveillance».

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Grande-Bretagne : Des enfants « incapables d’utiliser des jeux de construction » après une surexposition à l’iPad

Le syndicat d’enseignant Association of Teachers and Lecturers (ATL) tire le signal d’alarme. De plus en plus d’enfants n’arrivent pas à exécuter des tâches simples telles que manipuler des jeux de construction à cause d’une surexposition aux iPads.
Selon les enseignants du syndicat, de plus en plus d’enfants n’ont pas les capacités motrices suffisantes pour manipuler des jeux de construction à cause de leur «dépendance» aux tablettes électroniques et aux smartphones.
Beaucoup d’enfants de trois ou quatre ans peuvent « faire glisser leurs doigts sur un écran » mais manquent de dextérité après avoir manipulé un iPad pendant plusieurs heures.
Les membres du syndicat d’enseignants ont également mis en garde sur l’incapacité d’enfants à mener à bien des tests classiques, la raison est que leur mémoire avait été dégradée après une surexposition aux technologies basées sur les écrans.
Ils appellent les parents à diminuer l’utilisation des tablettes et même à éteindre le wi-fi durant la nuit.

Les recommandations ont été faites après que les graphiques de l’Ofcom ont montré que la proportion de ménages possédant des tablettes a plus que doubler en 2013, passant de 20% à 51%..
Selon les experts cette augmentation conduit à des effets graves sur le développement social et physique des enfants.
L’année dernière, un médecin a affirmé que de plus en plus de jeunes enfants – dont un âgé de seulement 4 ans – avaient nécessité un traitement du fait d’un comportement compulsif, ils avaient été exposés à des appareils numériques et à internet depuis leur naissance.
Lors de la conférence annuelle de l’ATL à Manchester, Colin Kinney, professeur en Irlande du Nord, a rapporté que ses collègues parlent « d’élèves qui arrivent en classe après avoir passé une partie de la nuit à jouer à des jeux vidéos et dont la capacité d’attention est si limitée que cela revient à ne pas être présent ».
Il ajoute : « J’ai parlé à un certain nombre d’institutrices qui s’inquiètent du nombre croissant de jeunes élèves qui peuvent utiliser un écran tactile mais ont des difficultés à manipuler des blocs de construction, il y a aussi des élèves qui n’arrivent pas à se socialiser avec d’autres élèves et dont pourtant les parents parlent fièrement de leurs capacités à utiliser des tablettes ou des smartphones.»
S’adressant aux membres, il déclare que les « brillantes capacités informatiques » dont font preuve les élèves étaient « atténuées par leurs compétences détériorées lors d’examens utilisant crayons et papier parce qu’ils ont l’habitude d’être aidé par l’ordinateur et sont souvent incapables d’appliquer ce qu’ils apprennent dans leurs manuels. »
L’ATL a soutenu des plans pour élaborer de nouvelles directives pour les enseignants et les parents proposant la «meilleure voie à suivre» concernant les enfants «accros» aux iPads et aux iPhones.
Selon Mark Montgomery, lui aussi professeur en Irlande du Nord, une surexposition aux nouvelles technologies entraîne une prise de poids, un comportement agressif, une fatigue et des microtraumatismes répétés.
Il a appelé les parents à désactiver le wifi pendant la nuit afin d’empêcher les enfants de jouer à des jeux en ligne sur leur iPad.
Il ajoute : «Il est de notre devoir de faire en sorte que la technologie soit utilisée à bon escient et de façon productive pour éviter que les élèves ne deviennent obsédés et ne présentent des comportements anti-sociaux et agressifs».
«Une brique peut servir à casser une vitre ou à construire une maison, de la même manière la technologie numérique peut être utilisée de manière positive ou négative. Les enseignants doivent aider leurs élèves à faire de bons choix.»
The Telegraph

Traduction par 

Le graphène superstar (épisode 1)

Premier volet de notre série sur ce matériau révolutionnaire : le graphène va-t-il devenir le roi de l’électronique ? Des écrans souples pour smartphones à l’ordinateur quantique, tour d’horizon des applications espérées.
Il est flexible, léger, ultrarésistant, transparent et, surtout, excellent conducteur. La liste des qualités du graphène, feuillet d’une seule épaisseur d’atomes de carbone organisés en nids d’abeilles, est impressionnante. Ce matériau, isolé en 2004, pourrait révolutionner la technologie électronique de demain. Écrans souples, électronique haute fréquence, nanoélectronique, « les multiples voies de recherche offertes par le graphène fascinent », se réjouit Bernard Plaçais, du laboratoire Pierre-Aigrain de l’École normale supérieure1. Et les espoirs ne s'arrêtent pas à l'électronique, puisque le graphène pourrait connaître une belle carrière dans les domaines de l'environnement, des matériaux ou même de la santé.

L’Europe investit un milliard d’euros

« Après des années de recherche académique pure, nous sommes aujourd’hui dans une période charnière où chercheurs et industriels doivent joindre leurs efforts pour travailler main dans la main », commente Bernard Plaçais, du laboratoire Pierre-Aigrain de l’École normale supérieure. C’est la raison d’être du Flagship Graphène, officialisé en 2013, programme phare européen de recherche et développement sur cette thématique, prévu sur dix ans pour un investissement total d’un milliard d’euros. En tout, 75 équipes de recherche académiques et industrielles de 17 pays différents participent à l’initiative. La France est le premier partenaire avec 15 équipes venant du CNRS, des universités, de l’Onera, du CEA ou d’entreprises comme Thalès, entre autres. « Si, au niveau mondial, l’Union européenne est deuxième en termes de citations de publications sur le graphène, elle a un gros retard en termes de brevets par rapport à la Chine ou aux États-Unis et à la Corée du Sud notamment », note Giancarlo Faini, directeur adjoint scientifique de l’Institut de physique du CNRS. Le Flagship veut donc encourager les applications et cela passe par la réalisation de la chaîne de fabrication complète, depuis l’élaboration du matériau jusqu’au produit fini.

Déjà des prototypes d’écrans souples

Côté applications, l'électronique fait partie des domaines les plus prometteurs. Le graphène va sans doute commencer par changer la face de nos smartphones grâce à ses surprenantes propriétés. « Ce n’est ni un métal ni un semi-conducteur. Nous avons la liberté de lui donner les propriétés que l’on veut », observe Laetitia Marty, chargée de recherche CNRS à l’Institut Néel2. En particulier, la possibilité d’obtenir une surface transparente, flexible et conductrice ouvre la voie à l’électronique souple. Nous toucherons donc sans doute bientôt le graphène du doigt quand il recouvrira les écrans des téléphones portables et des tablettes. Il possède toutes les qualités pour remplacer l’oxyde d’indium-étain utilisé aujourd’hui, qui est rare, cher, cassant et toxique. De plus, il résiste au traitement chimique et se connecte électriquement plus facilement que les matériaux concurrents. La firme Nokia développe déjà des prototypes d’écrans souples. Quant au géant Samsung, il maîtrise la fabrication de feuillets de graphène de plus de 1 m2. Cette technologie servira aussi aux LED organiques, ces diodes électroluminescentes dont l’avenir est prometteur, et peut-être même au secteur textile. Des encres conductrices à base de graphène existent en effet déjà et pourraient être utilisées pour imprimer des circuits électriques sur les tissus.
Un téléphone flexible avec un écran couvert de graphène ? Ce sera peut-être le Kinetic de Nokia, même si ce n’est encore qu’un projet de recherche.

Plus rapide que le silicium

Bien que les électrons parcourent la même distance cent fois plus rapidement dans le graphène que dans le silicium, l’actuel roi des microprocesseurs n’est pas encore prêt d’être détrôné dans les transistors de nos ordinateurs. Ceux-ci fonctionnent en effet comme des robinets ouverts ou fermés pour le courant. Or il est difficile de « fermer le robinet » avec le graphène, car il ne possède pas de gap, cette bande interdite des semi-conducteurs où les électrons ne peuvent circuler. C’est plutôt le domaine de l’électronique rapide que le graphène pourrait révolutionner. « Il correspond aux hautes fréquences, au-delà du gigahertz (GHz), et concerne les applications sans fil, les télécommunications, le numérique haut débit, les communications satellites, les radars courte et longue portées et, enfin, le domaine térahertz avec, par exemple, la photodétection pour l’astrophysique », énumère Bernard Plaçais. En pratique, les chercheurs de l’université de Californie ont réalisé un transistor à 427 GHz, ce qui correspond aux ondes radars. Il pourrait être utilisé pour les systèmes de détection, notamment ceux des pare-chocs de voiture dédiés au respect automatique des distances de sécurité. L’avantage principal du graphène, c’est la mobilité des électrons : ils s’y propagent en subissant très peu de collisions. Des composants aussi rapides que ceux dont on se sert actuellement mais plus grands, donc plus faciles et moins chers à fabriquer, sont alors envisageables. Mais la miniaturisation est aussi à la portée de cette molécule. Une collaboration internationale comprenant notamment Georgia Tech, aux États-Unis, l’Institut Néel, en France, et l’université de Leibniz, en Allemagne, vient d’élaborer des rubans de graphène de moins de 40 nanomètres de large dans lesquels les électrons fusent comme des balles3. « Ces rubans permettent d’imaginer une électronique haute fréquence performante et réalisable sur le plan industriel », indique Claire Berger, chercheuse à l’Institut Néel qui travaille sur ce sujet depuis les débuts de la révolution graphène.

Un pas vers la spintronique

Avec ces feuillets de carbone, les scientifiques n’envisagent pas seulement de revisiter ou d’améliorer la technologie existante. Pour Laetitia Marty, « l’intérêt est également de changer la façon de voir les choses afin de tirer parti des particularités du graphène ». L’une d’elles est la possibilité de créer des dispositifs hybrides. En intégrant par exemple des particules d’étain sur du graphène, les chercheurs de l’Institut Néel fabriquent des transistors qui deviennent supraconducteurs en appliquant une simple tension électrique (le courant se déplace alors sans perte). À long terme, ils pourraient servir le domaine de l’information quantique. Ce champ de recherche bénéficiera sans doute aussi des apports de la spintronique. Contrairement à l’électronique traditionnelle qui utilise la charge électrique, la spintronique met à profit l’aimantation quantique des électrons qu’on nomme « spin ». Ce spin est le meilleur moyen de stocker l’information, il est par exemple utilisé dans tous les disques durs d’ordinateur. Mais le transférer efficacement d’un endroit à un autre reste difficile. « C’est le paradoxe de la spintronique, admet Pierre Seneor, de l’unité mixte de physique CNRS/Thalès4, mais le graphène pourrait changer la donne. D’abord, parce que les électrons y circulent vite, ensuite, parce que les pertes de spin y sont limitées. »

Une production encore limitée

Si ces utilisations promettent beaucoup, des obstacles restent à franchir avant d’envisager leur mise en pratique. À commencer par la fabrication de la molécule de graphène elle-même. « Il existe plusieurs méthodes, chacune donne des matériaux de qualité différente », explique Annick Loiseau, du Laboratoire d’étude des microstructures5, et membre du bureau exécutif du Flagship Graphène. Certains débouchés comme les écrans souples ne sont pas très exigeants sur la qualité du graphène, mais d’autres comme la nanoélectronique réclament une très grande pureté qui n’est pour l’instant obtenue que sur quelques millimètres carrés au maximum. « Il faut optimiser ces procédés pour les rendre rentables », insiste Annick Loiseau. Enfin, si sur le plan théorique les chercheurs connaissent déjà bien les propriétés de ce nouveau matériau, la compréhension des multiples interactions avec les environnements où il est intégré (nanoparticules, molécules organiques, etc.) reste un défi. Un défi qu’il faudra relever avant que le graphène ne bouleverse le royaume de l’électronique.

Sur le même sujet : « Le graphène superstar (épisode 2) ici » et « Le graphène superstar (épisode 3) ici »

Plus que 706 candidats en lice pour coloniser Mars

La fondation Mars One vient de notifier les candidats à la mission de colonisation d’un nouvel écrémage. Après avoir présélectionné 1058 personnes sur les 200 000 candidatures reçues l’été 2013, l’organisation a réduit à 706 le nombre de candidats en lice pour devenir, potentiellement, les premiers humains à fouler le sol martien en 2025.
Ces 706 candidats issus de plus d’une centaine de pays ont donc passé avec succès un examen médical complet. Celui-ci devait confirmer qu’ils étaient exempts de toute maladie, libre de toute dépendance à la drogue, l’alcool ou le tabac ou de tous troubles psychologiques (voir toutes les exigences demandées).
Désormais, ces candidats vont pouvoir se préparer à un entretien avec le comité de sélection Mars One qui devra déterminer si les personnes sont aptes à aller sur Mars. Il s’appuiera sur les critères de la connaissance, l’intelligence, l’adaptabilité et la personnalité. Les dates et les lieux de ces entretiens seront communiqués dans les prochains mois.
Ceux qui passeront avec succès cette nouvelle étape participeront en 2014 et 2015 à des simulations rigoureuses qui mettront au défi leurs capacités physiques et émotionnelles. « Nous allons commencer à comprendre ce qui motive nos candidats à devenir les acteurs de ce bond de géant pour l’humanité. C’est là que ça devient vraiment excitant pour Mars One, nos candidats et leurs communautés » se réjouissait il y a quelques mois Norbert Kraft, médecin en chef de Mars One.
Fin mars, la fondation annonçait le lancement du projet de construction d’une réplique de la future base martienne qui accueillera les colons sur la planète rouge. Celle-ci permettra aux candidats de s’entraîner lors de simulations de plus ou moins longue durée.
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mardi 29 avril 2014

Sortir des clous, une maladie ?

Le DSM-5 est un ouvrage qui se propose de définir et de lister les pathologies mentales... Pourtant, aujourd’hui, si Mozart était examiné avec les critères de ce manuel, il serait sans doute médicamenté. Depuis quand exprimer sa créativité est-ce devenu une maladie ?

Le DSM, en français le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, est la bible des psychiatres. Edité par l’Association américaine de psychiatrie, cet ouvrage classifie les symptômes des maladies mentales pour homogénéiser les diagnostics. Il permet de s’assurer que les professionnels aient tous des critères communs. L’intention serait plutôt intéressante si elle n’avait pas donné lieu à une véritable prolifération de pathologies mentales. La première version, éditée en 1952, recensait 60 pathologies différentes. La dernière publication, en date du mois de mai 2013, passe désormais la barre des 500… Faisons-nous réellement face à une augmentation des maladies psychiatriques ?

Il semblerait que les auteurs se soient surtout pris au jeu d’essayer de repérer toutes les déviances imaginables. L’objectif : prévoir autant de cases que possible afin de donner un maximum d’outils aux praticiens pour faire face aux « malades ». Seulement voilà, à force de chercher la petite bête dans tous les recoins, nous finissons par voir des pathologies partout. Et cela est loin d’être sans conséquence sur notre société.

Nous sommes déjà en droit de nous demander à qui profite ce foisonnement de « nouvelles pathologies ». Le psychiatre Boris Cyrulnik est de ceux qui reprochent au DSM une tendance à non seulement recycler les maladies en les renommant, mais à créer de nouveaux troubles douteux afin de sensibiliser le public et créer des parts de marché pour les industries pharmaceutiques. La revue Prescrire souligne que « cela risque de mettre inutilement des personnes sous des traitements peu efficaces et aux effets indésirables importants ». De plus, avec l’abaissement des seuils de diagnostique, vous pouviez, avec les mêmes symptômes, être sain en 2012 et devenir un malade médicalisé en 2013. Le journal Le Monde titrera alors « DSM-5, le manuel qui rend fou » à l’occasion de sa dernière édition.

Surtout, et c’est encore plus alarmant, tout ce qui semble sortir de la « norme » tend à devenir pathologique. Dans le DSM-5, une créativité et un cynisme au-dessus de la moyenne deviennent des désordres oppositionnels défiants (ODD). « Défini comme "un comportement soutenu d’hostilité et de désobéissance", les symptômes incluent la remise en question de l’autorité, la négativité, la défiance, l’argumentaire et le fait d’être aisément irrité », rapporte la revue Actuwiki en ce 8 avril 2014. Vous n’êtes pas d’accord avec ce que vous propose « l’autorité » et vous avez envie de le dire haut et fort ? Vous avez envie d’exprimer une créativité qui sort du déjà vu et entendu ? Attention, vous pourriez souffrir d’un ODD. Un article du Washington Post rapporte par exemple que si Mozart était examiné avec les critères du DSM, il serait médicamenté pour cause de déficit de l’attention. La question fondamentale que soulève alors cette classification de notre paysage mental est celle d’une définition de la normalité : ce qui est validé comme étant admissible ou pas. Devrions-nous sentir des tendances à l’embrigadement ?

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Le coût horaire de la main-d'oeuvre varie de 1 à 10 en Europe

Le coût horaire de la main-d'oeuvre dans l'Union européenne a varié de un à plus de dix en 2013, allant de 3,7 euros en Bulgarie à 40,1 en Suède. Neuf pays membres de l'UE, tous issus de l'ex-bloc de l'est, étaient sous la barre des 10 euros.

Au sein de l\'UE, le coût horaire de la main-d\'oeuvre a varié de un à dix l\'an passé (photo : un ouvrier de Siemens AG) - REUTERS/Tobias Schwarz
Au sein de l'UE, le coût horaire de la main-d'oeuvre a varié de un à dix l'an passé (photo : un ouvrier de Siemens AG) - REUTERS/Tobias Schwarz
Dans une l'Europe qui peine à lutter contre le dumping social, Eurostat vient de jeter un pavé dans la mare. En effet, l'office statistique de l'Union européenne (UE) a publié jeudi un document qui montre que le coût horaire de la main-d'oeuvre a varié de un à dix l'an passé en Europe , allant de 3,7 euros en Bulgarie à 40,1 en Suède.
En moyenne, cet indicateur s'est établi à 23,7 euros pour l'UE et à 28,4 pour la zone euro (*), en progression dans les deux cas de quelque 10% par rapport à 2008, l'année de référence. Mais neuf pays, tous issus de l'ex-bloc de l'est, étaient en dessous de la barre des 10 euros (voir le tableau ci-dessous). Les mains-d'oeuvre bulgare et roumaine ont été les plus mal loties respectivement à 3,7 et 4,6 euros, en dépit d'augmentation de 44% et 32,8% depuis 2008.
Sans surprise au vu de la cure d'austérité qu'elle subit, la Grèce s'est rapprochée de ce bloc. Avec un coût horaire tombé à 13,6 euros, la Grèce enregistre au passage un record négatif avec une chute de 18,9% par rapport à 2008.
A l'opposé, le coût horaire de la main-d'oeuvre caracolait à 40,1 euros en Suède, devant le Danemark (38,4 euros), la Belgique (38 euros), le Luxembourg (35,7 euros) et la France (34,3 euros).
Le coût horaire de la main-d\'oeuvre varie de 1 à 10 en Europe

Encadrer le détachement de travailleurs européens

Les coûts de la main-d'oeuvre comprennent les salaires auxquels s'ajoutent les coûts non salariaux, tels que les cotisations sociales. La part de ces coûts non salariaux s'est établie à 23,7% dans l'UE et à 25,9% dans la zone euro, variant de 8% à Malte à 33,3 en Suède. En France, ils ont compté l'an dernier pour un tiers du total, contre un cinquième en Allemagne et 15% au Royaume-Uni.
Pour lutter contre les abus qui découlent de ces écarts salariaux, les institutions européennes ont conclu début mars un accord de principe visant à encadrer le détachement de travailleurs européens (voir sur ce sujet l'article du site Euractiv) . Longuement négocié, ce compromis a toutefois été jugé "très décevant" par la Confédération européenne des syndicats (CES) pour laquelle le texte est "loin d'arrêter le dumping social actuel".
Jean-Michel Gradt, Les Echos
(*) Ces estimations préliminaires pour 2013, publiées par Eurostat, ,couvrent les entreprises de 10 salariés et plus et sont basées sur l’enquête 2008 sur le coût de la main d’œuvre ainsi que sur l’indice du coût de la main d’ œuvre

Documentaire - "Quand l'Europe sauve ses Banques, qui paye ?"


http://www.article-50.eu : UNE DOCUMENTATION COMPLÈTE SUR LA RÉALITÉ DE L'UNION EUROPÉENNE

50 milliards d'euros en Grèce, 70 milliards en Irlande, 40 milliards en Espagne : au sein de la zone euro, les États se sont vus contraint les uns après les autres - moyennant des sommes astronomiques - de venir en aide aux banques pour compenser les pertes subies suite à des prêts pourris. Mais qui sont les bénéficiaires de telles opérations ?

C'est en posant cette question très simple qu'Harald Schumann, essayiste en économie et brillant journaliste, sillonne l'Europe. Et obtient des réponses pour le moins sidérantes. Car ceux qui ont été "sauvés" ne se trouvent pas - comme on tend à vouloir nous le faire croire - dans les pays en détresse, mais surtout en Allemagne et en France. En effet, une part importante des sommes débloquées finit dans les caisses des créanciers de ces banques sauvées. Quant aux financiers qui ont fait de mauvais investissements, ils se retrouvent protégés contre toute perte aux frais de la collectivité. Et ce contrairement aux règles de l'économie de marché.

lundi 28 avril 2014

Anonymous travaille à un projet de chat pour lequel ni Internet, ni le téléphone ne sont nécessaires


Le collectif d'hacktivistes en ligne Anonymous a annoncé l'élaboration de Airchat, une technologie gratuite qui permet aux consommateurs de communiquer sans devoir faire usage d'un téléphone ou d'une infrastructure internet, mais en faisant appel à des ondes radio.

Le but est de permettre au monde entier de communiquer gratuitement sans disposer d'un téléphone ni de réseaux mobiles ou en ligne, surtout dans les régions rurales et dans les pays en voie de développement. Selon Anonymous, Airchat a prouvé sa faisabilité et que l’on cherche maintenant une assistance pour le développement de cette technologie ainsi qu’un soutien financier.
Anonymous affirme avoir déjà pu organiser avec succès des compétitions d'échecs entre des participants éloignés les uns des autres d'environ 200 kilomètres  grâce à une forme expérimentale d’Airchat. Selon le collectif, des photos ont déjà pu être échangées et des conversations ont déjà pu avoir lieu. Pour pouvoir utiliser Airchat, l’utilisateur doit disposer d'un récepteur radio portable, d'un laptop et doit avoir accès à des logiciels spécifiques.

Anonymous fait remarquer que le récepteur coûterait environ 40 dollars ce qui devrait être abordable pour la plupart des utilisateurs ou communautés.
« Presque chaque maison dans le monde dispose d'un système radio AM/FM commun », ajoute Anonymous. « Celui qui ne peut pas acheter un récepteur bon marché, aura la possibilité de décoder des données envoyées par une station pirate ».

« Airchat ne veillera pas seulement à ce que le citoyen se mette à l'abri d'un espionnage de la part des autorités, mais il offrirait une alternative dans les pays où internet est interdit ou censuré. En outre, le système peut être utilisé par des expéditions, des organisations d'assistance ou des équipes médicales qui doivent communiquer à partir d'endroits très isolés ».

Anonymous a déjà auparavant tenté de mettre au point des canaux de communication gratuits. Par exemple, après le Printemps Arabe, le collectif a dans cette région remplacé des réseaux sociaux bloqués par les autorités. Anonymous a aussi collaboré avec le groupe dissident Telecomix pour donner accès à des activistes à des réseaux bloqués, notamment dans l'émirat de Bahreïn, en Egypte, en Lybie, en Jordanie et au Zimbabwe.

La grande braderie transatlantique

Le 13 février 2013, le président américain, Barak Obama, et les responsables de la Commission européenne annoncent officiellement que des négociations vont être entamées entre les deux parties à partir de juillet de la même année pour aboutir à un vaste marché transatlantique prévu pour 2015. L’accord à obtenir se veut d’emblée ambitieux, englobant aussi bien les matières commerciales que celles de la propriété intellectuelle, c’est-à-dire les brevets et licences, ou la question des investissements à l’étranger. Les promoteurs du projet veulent créer un précédent qui moulera les futurs traités commerciaux dans un cadre clairement libéral.

Ce n’est pas la première fois qu’est lancée une telle initiative des deux côtés de l’Atlantique. Dès 1990, un an après la chute du mur de Berlin, une résolution est signée par les deux parties, soulignant les communautés de vues et la nécessité de coopérer dans ce monde nouveau.
À ce moment, le commissaire à la Concurrence était le Britannique thatchérien Sir Leon Brittan. Il va tenter de créer avec son homologue américain plusieurs associations réunissant des membres originaires des deux continents. Ce sera le nouveau partenariat transatlantique inauguré officiellement en décembre 1995. La seule organisation qui verra le jour est le TABD, le Trans-Atlantic Business Dialogue[63] (devenu par la suite un programme du TABC, le Trans-Atlantic Business Council[64]). Cet organe, rassemblant quelques dizaines des plus grandes multinationales européennes et américaines[65], va se vanter de voir 60 % de ses propositions reprises par les administrations respectives et transformées sous forme de lois ou de directives.
En 1997, l’OCDE[66] va tenter d’obtenir de ses États membres un accord multilatéral sur l’investissement (AMI), incorporant ce que les firmes désirent dans ce domaine : la protection de la propriété des entreprises, le traitement favorable et non discriminatoire entre national et étranger, un tribunal indépendant où les entreprises peuvent déposer plainte contre les États qui ne respecteraient pas ces règles.
Plus récemment, en 2006, plusieurs États, dont les États-Unis, le Japon et l’Union européenne, vont tenter d’instaurer un pacte dans la lutte contre le piratage des produits brevetés, intitulé accord commercial anti-contrefaçon (ACTA[67] selon le sigle anglais). Il s’agissait d’appliquer des règles très strictes en matière de marques, de labels, de défense d’appellations régionales, impliquant notamment que des médicaments génériques ne pourraient circuler entre les pays de ces trois zones. Face à une opinion publique manifestement hostile, le parlement européen rejettera ce traité. Mais 22 des 27 États membres de l’Union à l’époque le signeront.
Chaque fois, le projet est mené dans la plus grande discrétion, si ce n’est le secret le plus absolu. Il suscite une opposition populaire justifiée, qui émeut l’un ou l’autre organe institutionnel. Les contradictions entre les États parties prenantes provoquent le refus de l’accord négocié.
Mais la Commission est persévérante et a de la suite dans les idées.
L’influence patronale décisive, lire la suite ICI

USA-Russie : une deuxième « guerre froide » a commencé

USA-Russie : une deuxième « guerre froide » a commencé (expert)

MOSCOU, 28 avril - RIA Novosti/La Voix de la Russie Une deuxième « guerre froide » a éclaté entre la Russie et les Etats-Unis, mais elle ne sera pas menée « à deux », car le monde n'est plus divisé en deux blocs opposés, estime le président du Conseil pour la politique extérieure et de défense Fedor Loukianov.

« Il est désormais inutile de parler d'une dégradation des relations entre la Russie et les Etats-Unis: nous sommes entrés dans une nouvelle réalité qui s'appelle « deuxième guerre froide ». Il s'agit d'une réalité caractérisée par un nouveau type de relations fondées sur des sanctions, des contre-sanctions et des tentatives de nuire à l'adversaire », a déclaré lundi M. Loukianov à RIA Novosti.
Il n'en reste pas moins que la deuxième guerre froide sera sensiblement différente de celle qui a eu lieu avant la chute de l'URSS: le monde étant devenu plus ouvert et plus diversifié, une confrontation « à deux », c'est-à-dire entre deux superpuissances, est désormais impossible.
« Il est peu probable qu'il se trouve des pays désireux de rejoindre la position russe, la question est de savoir si les alliés des Etats-Unis accepteront de se plier docilement à leurs exigences et combien il y aura de pays qui resteront neutres ou refuseront de soutenir les mesures dirigées contre Moscou », a précisé l'expert.
Selon lui, une guerre froide consiste en premier lieu à contenir l'adversaire, à l'empêcher d'élargir sa sphère d'influence.
Les Etats-Unis ont imposé de nouvelles sanctions contre la Russie en élargissant leur « liste noire » à sept responsables officiels et à 17 sociétés russes. L'Union européenne a pour sa part déclaré qu'elle infligerait des sanctions à 15 autres citoyens russes. Leurs noms seront publiés mardi.

dimanche 27 avril 2014

Tourner le dos à la croissance, utopie idéaliste ou affront salutaire ?


 Il s’agit d’une notion tellement commune, qu’on l’utilise souvent sans savoir de quoi on parle. La « croissance ». Oui, mais la croissance de quoi ?
La croissance désigne en fait la variation positive de la quantité de biens et services produits et échangés au sein d’une économie. Elle se mesure grâce au Produit Intérieur Brut (PIB), représentant la somme totale de ces biens et services échangés sur une période donnée.

Difficile à mesurer, notamment dans une économie où les services prennent de plus en plus de place[1], la croissance et son corollaire le PIB ne s’en sont pas moins imposés comme le couple le plus en vue de l’actualité économique de ces dernières décennies.

Tout cela a commencé au XVIIème siècle. L’idée dominante chez les économistes est alors que plus une société produit des biens et des services, plus elle augmente le confort de ses membres. Pour Adam Smith par exemple, la recherche de l’abondance par la production et le travail constitue le moyen de renforcer la cohésion sociale en accroissant les liens interindividuels. Emile Durkheim ne dira pas le contraire un siècle plus tard en reconnaissant à la division du travail un rôle de création de solidarité fonctionnelle : chacun a besoin de l’autre pour produire.

Le XIXème siècle voit augmenter d’un cran cette glorification de la production. Pour Hegel ou Marx, produire et consommer sont bien plus que des moyens d’augmenter la richesse d’une société. Travailler, inventer, produire, cela permet de s’accomplir, de transformer le monde et l’humanité.

Au XXème siècle, avec l’invention de la comptabilité nationale, on va chercher à mesurer tout cela, à estimer le revenu national. C’est dans ce contexte que l’économiste Simon Kuznets réalise en 1934 une première ébauche du PIB. Déjà, pour son inventeur, le PIB est imparfait en ce qu’il ne tient compte que d’une partie des activités et ne dit rien du bien-être. Cela ne va pas empêcher les économistes en charge de réfléchir à la mise en place des comptabilités nationales de travailler sur cette base et d’élaborer des instruments aptes à calculer ce fameux PIB. La suite vous la connaissez. Si l’économie était une religion, croissance et PIB en seraient les dieux.
Décroissance
Cet appétit pour la croissance rappelle pourtant de plus en plus l’attirance de Blanche-Neige pour cette belle pomme qui avait pourtant l’air si sucrée.
A y regarder de plus près, nombreux sont les indices faisant apparaître qu’il s’agit d’une construction, bancale, qu’on nous impose malgré nous comme étant l’unique solution, le remède à tous nos maux. Loin d’être un remède, nous verrons que la croissance possède un côté obscur, dévastateur, tant au niveau social qu’écologique. Pourtant, si l’on enlève les œillères dont nous équipe insidieusement la pensée dominante, de multiples chemins apparaissent à côté de cette autoroute grise qu’on nous présente pourtant comme le seul chemin praticable. Et loin de nous ramener à notre point de départ, ces chemins alternatifs semblent bien contourner l’abîme qui commence à se dessiner, là-bas, à l’horizon, dans lequel va se jeter tout droit ce triste ruban de béton sur lequel nous sommes actuellement.
Tourner le dos à la croissance ? Utopie idéaliste ou affront salutaire ?

La « croissance » : une notion survalorisée aux effets pourtant potentiellement néfastes

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Les dangers des sondages

Voici ce qu’on a pu voir dans les médias de masse récemment.
Nous avons voulu examiner de plus près cette histoire car nous avions un gros doute. Nous ne pensons pas que ce sondage représente la totalité de la population et avons donc entrepris quelques recherches… 

Premièrement, dans un sondage, le choix de l’échantillon de la population est basé sur certains critères. Sur l’image, nous pouvons lire « sources: M6 et MSN actualités ». Nous avons donc trouvé cette source ici : M6 & MSN Actualités et nous avons constaté qu’il n’y a absolument aucun critère de sélection… rien du tout ! Pire encore, voici le genre d’infos qui étaient à la une de MSN actualités (lien), au moment où la question a été posée au public : « Une douzième personne est en garde à vue, après le démantèlement d’un réseau islamiste, ce week- end, entre Torcy, Strasbourg et Cannes. Cette cellule clandestine, qui préparait une vague d’attentats antisémites, était composée de djihadistes dont la plupart, Français de souche, étaient des convertis de la dernière heure. ». 
Voici le genre d’infos qui circulaient à travers les autres médias au même moment : «Il y a une menace terroriste en France» a déclaré samedi soir Manuel Valls, alors qu’il était l’invité du journal télévisé de TF1. Revenant sur l’opération antiterroriste lancée dans la journée dans plusieurs villes françaises, le ministre de l’Intérieur s’est inquiété d’un «islamisme radical (qui) se nourrit de fantasme et de haine en particulier à l’égard des juifs de France», dans «un contexte géopolitique tendu», précisant qu’il «ne s’agit pas de réseaux terroristes qui viennent de l’extérieur : il s’agit de réseaux qui sont dans nos quartiers». »

Nous nous sommes donc dit, si M6 l’a fait, pourquoi pas nous ? Nous avons donc lancé un sondage sur notre page Facebook, sur le même sujet. Assez rapidement, un de nos lecteurs nous a (très justement) fait remarquer ceci : « Votre sondage ne sera pas représentatif de la population française mais plus représentative de l’idéologie de votre site. Il faudrait au moins 1 000 votes de toutes les catégories sociales dans un encadrement neutre … ». M6 n’a pas pris la peine de faire ce travail, nous non plus et le résultat ne nous a pas surpris.  Résultat : 542 NON (89%) contre 58 OUI (11%).

Nous vous proposons de lire cet article Wikipédia sur les « échantillons biaisés » que vous trouverez ici : Échantillon biaisé
Notre ami Benoît (l’abonné en question) a parfaitement raison. Il faudrait au moins 1 000 votes de toutes les catégories sociales dans un encadrement neutre.
Quant aux raisons de cette ‘ ‘ maladresse ‘ ‘ de M6 (reprise par les autres médias le jour même), nous nous posons toujours la question et les réponses peuvent être nombreuses. Quelques-unes se trouvent probablement dans la vidéo ci-dessous, dans le documentaire Le jeu de la mort, disponible sur notre site ou encore, dans cet article Wikipédia: Expérience de Milgram


Source

"Un taux de leucémie infantile anormalement élevé autour de 10 centrales nucléaires françaises"


Suite à la publication d'un rapport de l'INSERM mettant en évidence un taux de leucémie infantile anormalement élevé autour des centrales nucléaires françaises, le Journal de la Science a rencontré Jacqueline Clavel, qui a dirigé cette étude.
Comment avez-vous procédé pour obtenir ce résultat ?
Jacqueline Clavel (1) : Nous avons pris les 2 753 cas de leucémies survenus entre 2002 et 2007 chez des enfants de moins de 15 ans. Puis nous les avons géolocalisés, afin de repérer ceux qui résidaient à moins de 5 km d'une centrale. Résultat ? Nous avons découvert que sur les 2 753 cas répertoriés en France de 2002 à 2007, 14 concernaient des enfants habitant à moins de 5 km d'une centrale.
Or, si l'on se fie au risque attendu, c'est-à-dire la valeur calculée sur la base de l'incidence nationale de cette maladie, nous aurions du trouver seulement 7,4 cas. Sur la période 2002-2007, il y a donc un doublement significatif de l'incidence des leucémies chez les enfants habitant à proximité des centrales nucléaires par rapport à l'incidence nationale.

Ce doublement de l'incidence des leucémies est-il présent à proximité de toutes les centrales nucléaires françaises ?
Jacqueline Clavel : Non. Les 14 cas de leucémie survenus à proximité d'une centrale concernent 10 centrales, sur les 19 que nous avons étudiées. Ceci est d'ailleurs intéressant. Car cela montre que les cas de leucémies ne se concentrent pas sur une ou deux centrales, ce qui aurait alors posé la question d'un dysfonctionnement chez ces centrales. Ici, nous voyons bien que ces cas se répartissent sur un grand nombre de centrales - plus de la moitié du total étudié. Ce qui exclut la possibilité d'un dysfonctionnement affectant une ou deux centrales nucléaires en particulier

Les centrales nucléaires sont-elles les responsables de l'augmentation de ces leucémies ?
Jacqueline Clavel : A l'heure actuelle, rien ne permet de l'affirmer, et cela pour plusieurs raisons.
Tout d'abord, il se trouve que de 2002 à 2007, soit la période que nous avons étudiée, l'exposition des personnes habitant à proximité des centrales nucléaires aux rejets de gaz radioactifs issus ces centrales a baissé par rapport à la période 1990-2001. Pourquoi cela est-il intéressant ? Car les études menées sur la période 1990-2001 montrent qu'il n'y a pas eu d'augmentation de l'incidence des leucémies chez les enfants habitant à proximité des centrales, alors que les rejets radioactifs étaient pourtant plus importants. Ceci réduit donc fortement la possibilité que les rejets gazeux des centrales nucléaires soit à l'origine de la forte incidence de leucémies mise en lumière par notre dernière étude.
Ensuite, il faut bien voir qu'il existe en France des lieux où la radioactivité naturelle est jusqu'à 1000 fois plus forte que celle présente autour des centrales nucléaires. Pourtant, cela ne se traduit pas forcément par une incidence plus élevée des cas de leucémie.
Enfin, il faut noter que le nombre de cas dont nous parlons ici est très faible : il s'agit de 14 cas. Il est donc difficile de tirer des conclusions définitives sur base aussi réduite.

Pourtant, des études menées en Allemagne et en Grande-Bretagne ont, elles aussi, noté une augmentation de l'incidence des leucémies infantiles à proximité des centrales nucléaires...
Jacqueline Clavel : C'est vrai. Mais concernant l'Allemagne, l'augmentation de l'incidence des leucémies infantiles concerne essentiellement la centrale de nucléaire de Krümmel. Les autres centrales ne sont pas concernée. Autour de la centrale de Krümmel, les cas de leucémie infantile ont effectivement fortement augmenté à partir du début des années 90, générant une grande inquiétude dans la population [NDR : Lire par exemple "D'inexplicables leucémies près d'une centrale nucléaire allemande"
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]. Mais les études menées pour essayer de comprendre l'origine de ce phénomène n'ont pas permis d'élucider le mystère [NDLR : Lire l'étude "Childhood Leukemia in the Vicinity of the Geesthacht Nuclear Establishments near Hamburg, Germany"
Icône de liens externes
]. Quant à la Grande-Bretagne, il est vrai que dans les années 1980 et 90, quelques centrales comme celle de Sellafield ont elles aussi concentré un phénomène analogue à celui de Krümmel en Allemagne, en générant un taux de leucémie infantile anormalement élevé dans leur entourage. Mais là encore, les problèmes se concernaient une ou deux centrales, et non sur l'ensemble du parc britannique. Qui plus est, en mai 2011, une étude très détaillée publiée par le COMARE (Committee on Medical Aspects of Radiation in the Environment) a conclu qu'en Grande-Bretagne, le risque de leucémie infantile n’est pas renforcé par la proximité de centrales nucléaires [NDLR : lire sur le site de Nature "Nuclear power plants cleared of leukaemia link"
Icône de liens externes
].
Mais alors, quelle serait la cause de ce taux de leucémie infantile anormalement élevé à proximité des centrales ?
Jacqueline Clavel : Nous pensons que cela provient d'autres facteurs indépendants de la présence des centrales, même si cela doit bien entendu être exploré plus en détail. Ces leucémies pourraient être ainsi causées par la présence de lignes à haute tension, par l'usage de pesticides, par l'existence de foyers infectieux causés par des brassages de population, ou encore par la proximité de sites industriels classés SEVESO.
Toutes ces hypothèses sont d'ailleurs explorées depuis plusieurs années par le projet Geocap [NDLR : lire un descriptif du projet Geocap sur le site de l'INSERM
Icône de liens externes
] dont l'objectif est d'analyser le rôle de l'environnement dans les cancers de l'enfant. Les résultats que nous venons de publier sur le taux de leucémie infantile anormalement élevé autour des centrales nucléaires françaises sont d'ailleurs issus du projet Geocap.
Lire sur le même sujet "Les leucémies infantiles deux fois plus élevées autour des centrales nucléaires"
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(1) Jacqueline Clavel est directrice de recherche INSERM. Elle dirige l'Unité INSERM U754

Dans le Sichuan, des « hommes-abeilles » pollinisent à la main les vergers

Par ailleurs, dans les champs, les cultivateurs utilisent largement les produits phytosanitaires pour éliminer les insectes qui menacent leurs fruits.

La saison de la pollinisation bat son plein dans les vergers du Sichuan, dans le sud-ouest de la Chine. Perchés aux branches des pommiers, les agriculteurs du village de Nanxin se contorsionnent pour atteindre les fleurs les plus éloignées. Faire le travail réservé ailleurs sur la planète aux abeilles requiert une certaine agilité.

A en croire Zhen Xiuqiong, 56 ans, tout est question d'habitude. Voilà plus de vingt ans qu'elle grimpe sur ses arbres et ceux de ses voisins dès l'apparition du printemps. S'il peut arriver qu'une branche casse, elle dit ne jamais avoir peur.
Tous les habitants du village en âge de travailler sont mobilisés pour la pollinisation à la main. Cette année, elle a commencé mi-avril et devra être achevée avant le 27 ou 28 du même mois. Ce calendrier strict, fixé par la météo et le cycle de floraison, impose de faire vite. Les plus anciens de ces paysans acrobates sont adroits et arrivent à déposer le pollen sur toutes les fleurs d'un arbre en à peine une demi-heure ! Une performance nécessaire puisque chaque propriétaire possède de 100 à 200 pommiers.
Zeng Zigao, 38 ans, explique que le système repose beaucoup sur l'entraide : les proches sont réquisitionnés le temps de l'opération. Mais les délais sont si resserrés qu'il doit aussi employer des saisonniers : cinq ou six personnes cette année, qu'il payera 80 yuans (9,2 euros) par jour, auxquels s'ajoutent leurs déjeuners et leurs dîners. « C'est un investissement mais, si je loupe la saison, je n'aurai pas assez de fruits, donc c'est une garantie de rendement », précise M. Zeng. Le paysan s'estime chanceux, car, dans d'autres vergers, les travailleurs exigent déjà 100 yuans par journée.
BOÎTE À CHEWING-GUM EMPLIE DE POLLEN

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samedi 26 avril 2014

L’impossible révolte des peuples d’occident.



Malgré les crises, malgré les inégalités, malgré le règne de la finance, les peuples d'occident restent passifs, comme anesthésiés par le système médiatique, politique et consumériste. Cette vidéo est un extrait du film (http://youtu.be/syAkdb_TDyo


Source

Reportage Paranormal et Fantômes Quand Les Morts Entrent En Contact !!

Quand les morts entrent en contact, est un documentaire (1h33) de la série Paranormal Files, qui tente, avec l'aide de spécialistes, d'apporter des explications sur ce que devient un défunt après le passage dans l'au-delà, sur l'existence des fantômes, accompagné de témoignages de phénomènes mystérieux vécus par des personnes affirmant avoir été en contact avec des esprits et des âmes égarées qui leur auraient raconté la vie après la mort.


Ce que nous devenons après la mort est un très grand mystère. Le mot même après, qui suggère l'idée d'une continuité temporelle, est mal adapté pour parler de l'éternité, même si l'éternité n'est évidemment pas moins que le temps, perçu par un être vivant incarné.
Dans ce documentaire, des témoins de phénomènes étranges affirment avoir été en contact avec des esprits et des âmes égarées, qui leur auraient raconté la vie après la mort. Que devenons-nous après le passage dans l'au-delà ? Les fantômes existent-ils vraiment ? Ces thèmes, toujours au coeur des interrogations dans le monde entier, demeurent pourtant sans réponse. Selon certaines croyances à travers de nombreuses civilisations, les morts ne peuvent trouver le repos que si des rites appropriés ont été respectés. Des spécialistes essaient d'apporter quelques pistes.


Les esprits des défunts se manifestent en prenant divers chemins ou portes pour se faire entendre, remarquer et comprendre. Ces esprits peuvent revenir lorsqu'ils sont personnellement appelées, lors d'une séance de spiritisme, de ouija, de lévitation de tables, à la demande d'un médium ou plus simplement à l'appel d'un membre de l'entourage du défunt. Ce type d'esprit est presque toujours calme, détendu, serein et, aux questions posées, il répond avec tranquillité. Ce sont donc des esprits en paix, pacifiques et heureux.
Ils peuvent aussi se manifester sans avoir reçu d'appel. Il peut s'agir d'esprits paisibles et doux qui viennent pour nous livrer un message d'espoir, des conseils quand à notre avenir, des avertissements sur un danger qui nous guette ou encore pour nous livrer leur témoignage sur ce qui se passe après la mort et sur leur nouvelle vie dans l'au-delà. Ces entités ne font pas le mal, ils entrent en communication avec la personne désirée de façon respectueuse et ne demeurent pas longtemps à la même place. Dès que leur message est passé et entendu, ils repartent.


A l'inverse, il peut s'agir d'esprits désagréables, tristes, sinistres, fâchés. Dans la majorité des cas, ces esprits appartiennent à des personnes qui sont décédées de mort violente, souvent dans de terribles souffrances, alors que le responsable de leur mort n'a jamais été ni découvert ni puni. Leurs âmes ne trouvant pas la paix, ils errent et se font alors vengeurs, reviennent pour châtier, damner, frapper, et ainsi prendre leur revanche en se faisant justice eux-mêmes. Malheureusement, ils ne se contentent pas toujours d'intimider, parfois ils choisissent un intermédiaire pour se faire comprendre et, en quelque sorte, raconter leur histoire dans l'espoir d'obtenir une condamnation pour le coupable. Comme se sont des esprits irrités, accablés et impatients de trouver enfin le repos, les moyens qu'ils emploient sont souvent source de terreur pour leur interprète qui, apeuré, voire même horrifié, aura beaucoup de difficultés à saisir le message et sera donc dans l'impossibilité d'apporter son aide. Par contre, lorsqu'ils réussissent à établir un contact et qu'ils arrivent à leur fin en obtenant la punition souhaitée pour leur tortionnaire, ils quittent les limbes, retrouvent la paix, la sérénité, et cessent leurs visites sur Terre à tout jamais.


Les fantômes, eux, sont des entités au même titre que les esprits, mais qui ont la faculté de se rendre visibles. Leur pouvoir, comme celui des esprits, est d'une puissance inouïe. Leurs manifestations sont presque identiques à celles des esprits, dans leurs buts comme dans les procédés. Ils nous apparaissent sous diverses formes, émanation gazeuse, forme floue et/ou transparente, masse lumineuse, un corps clair et net, un visage sans trait ou, à l'inverse, très reconnaissable. Certaines photos de spectres ont été prises et, bien que plusieurs d'entre elles furent jugées truquées, plusieurs ont été authentifiées.
Il y a des fantômes silencieux, discrets, dans leurs attitudes comme dans leurs modes opérationnels et apparitions. Ceux-ci ne cherchent pas à effrayer, affoler ou apeurer ceux qui habitent les maisons qu'ils hantent. Ils errent dans des lieux, où, souvent, ils ont vécu une vie sans drame. Ils sont généralement peu ou pas dérangeant, tant que les habitants de cette demeure ne cherchent pas à les chasser, sinon, ils se révoltent et rendent la vie infernale. À l'instar des esprits, les fantômes peuvent aussi se révéler désagréables, invivables, et la cohabitation est insupportable. Ce sont souvent des entités qui refusent de céder leur place aux vivants dans un endroit qui leur a appartenu, ou parce qu'ils ont subi des traumatismes graves, de la même façon que les esprits.


Une âme errante est une âme perdue, angoissée, d'un défunt resté bloqué dans le monde des vivants. Il y a plusieurs raisons à cela, soit parce qu’il n’a pas encore réglé un problème dans notre monde, soit parce qu’il est trop attaché à la matière, ne croit pas en l’au-delà, et par conséquent, ne sait ni où il est, ni comment sortir de cet entre-deux, soit parce qu’il ne comprend pas qu’il est mort ni ce qui s’est passé. C’est le cas des personnes décédées avec beaucoup de violence et de brutalité, dans un attentat, une catastrophe naturelle, un accident, etc.
Ces âmes ont besoin d’être guidées par ceux qu’on appelle des médiums, des intermédiaires ou des passeurs d’âmes, qui vont les aider à comprendre ce qui leur est arrivé, et à passer de l’autre côté. Certains esprits peuvent attendre de l’aide et continuer d’errer durant des siècles, mais dès qu’on leur indique le chemin à suivre, leur soulagement est immédiat.



- Voir aussi :

Russie : Le parlement adopte un nouveau système national de paiement, MasterCard commence à trembler !


C'est officiel, le parlement russe vient d'adopter après 3ème lecture la mise en place d'un système national de cartes de paiement. Cet événement n'est pas anodin, et les conséquences qui vont en découler rendent très nerveux le monde économique, à commencer par les systèmes de paiement américains qui vont voir s'envoler 40% du marché mondial.

Ria novosti nous dévoile ci-dessous les craintes soulevées par les dirigeants des systèmes bancaires en place, informations qui n'ont été que timidement reprises par certains médias officiels comme Les Échos, Le figaro et Le parisien...

MasterCard préoccupé

Le groupe de cartes bancaires MasterCard, vivement critiqué par Moscou pour avoir bloqué à titre de sanctions les opérations des banques Rossia et SMP, a exprimé vendredi sa préoccupation face à la décision de la Russie de créer son propre système national de paiement.

« La Russie constitue un marché d'importance stratégique pour MasterCard. En Russie, comme dans le reste du monde, nous travaillons en stricte conformité avec la législation locale. Voici pourquoi nous sommes profondément préoccupés par l'adoption d'amendements à la Loi fédérale sur le système national de paiement et étudions actuellement les conséquences possibles de ces aménagements pour nos propres activités d'affaires et celles de nos partenaires »


lit-on dans le communiqué de MasterCard. La Douma (chambre basse du parlement russe) a adopté vendredi en deuxième et troisième lectures un projet de loi prévoyant la mise en place en Russie d'un système national de cartes de paiement (NSPK).
Suite au rattachement de la Crimée à la Russie, les États-Unis et l'Union européenne ont décrété une série de sanctions contre des responsables politiques et des hommes d'affaires russes, ainsi que contre la banque Rossia et sa filiale SMP. Les groupes de cartes bancaires Visa et MasterCard ont cessé sans préavis de fournir leurs services de paiement aux clients de ces institutions financières.

Le président Vladimir Poutine a estimé que les groupes Visa et MasterCard risquaient de perdre le marché russe pour avoir « cédé à des pressions politiques extérieures ». Selon certains économistes, Visa et MasterCard assurent actuellement jusqu'à 90% des paiements effectués par cartes bancaires à l'intérieur de la Russie. Source Ria novosti

D'autres informations confirment une mise en place relativement rapide, comme l'explique Andrey Nesterov, directeur des communications d'entreprise à la carte électronique universel :
« Le système de paiement PRO 100 est technologiquement prêt pour fournir le traitement national dans un proche avenir. Nous estimons que cela prendra quelques mois, comme les principales banques russes, qui représentent plus de 40 pour cent du marché, sont déjà reliées au système de paiement PRO 100... » Source Russia today

Ajoutez à cela les sanctions énergétiques que peuvent infliger la Russie à l'Union Européenne [1], qui n'ont pas encore eu lieu mais qui pourraient rapidement se concrétiser en cas de conflit, ou si personne ne paie l'ardoise ukrainienne. De plus, aux nouvelles alliances économiques énergétiques récemment tissées entre Moscou et la Chine [2], qui elle-même tourne le dos au dollar [3][4], Moscou et Pékin viennent d'affirmer leur coopération pour construire un port en eau profonde en Crimée [5], indiquant une nouvelles fois qu'elle n'a pas l'intention de céder à la pression politique de l'Occident ni de sacrifier ses intérêts commerciaux à cause de la crise ukrainienne.

Comme si cela ne suffisait pas, La Russie et l'Iran ont annoncé des négociations sur les fournitures de produits russes en échange de pétrole iranien [6][7], accord qui inquiète également les États-Unis car il contourne le régime de sanctions frappant Téhéran. C'est l'occasion pour Vladimir Poutine de rappeler qu'il dispose d'un atout supplémentaire dans le rapport de force actuel.

Au vu de ce qui lui pend au nez, il apparaît que ce ne soit maintenant plus qu'une question de mois avant que l'aigle étoilé se ratatine sur son perchoir, entraînant avec lui l'économie des pays adossés au dollar américain ne possédant pas d'autre alternative. Cette chute de l'empire américain maintes fois annoncée pourrait donc provenir de son propre fait, et qu'Obama a eu comme on dit les « yeux plus gros que le ventre », retournant contre lui les sanctions brandies contre la Russie.

Le mois dernier, le sujet avait déjà été évoqué par un spécialiste américain qui exprimait ses craintes vis à vis de ce qui est en train de se réaliser, et qui annonce le crash économique tant redouté et maintes fois repoussé par les États unis.

Une Bombe pour le pétrodollar --> la suite ICI

Corse : Limitation de l’accès à la propriété aux non-résidents


Face à la spéculation immobilière, l’Assemblée de Corse a voté une disposition afin de limiter l’accès à la propriété pour les non-résidents de l’île, vendredi 25 avril. Cette décision rencontre un certain écho dans la population.

Certes, les prix de l’immobilier sont au niveau de ceux pratiqués sur la côté d’Azur ou dans les grandes villes françaises. Mais limiter les transactions pourrait décourager les investisseurs et freiner le développement économique de l’île. En attendant, ce statut de résident est inapplicable en l’état car il n’est pas compatible avec la Constitution française.
Il y a des gens qui arrivent, qui ont plein d’argent, qui prennent et nous on ne peut plus acheter, explique un homme.Ils viennent habiter quinze jours par an et tout l’hiver, c’est fermé.
Les habitations de l’île de Beauté sont devenues un véritable enjeu politique. Investir en Corse et y acheter une maison ne sera plus une simple formalité. Avec le vote du statut de résident permanent adopté par l’assemble de Corse, il faudra désormais cinq ans de présence dans l’île pour devenir propriétaire. Une décision destinée à endiguer la flambée des prix et la spéculation foncière et immobilière. Par ailleurs, 40% des logements en Corse sont des résidences secondaires.
Cependant, ce nouveau statut se heurte au principe d’égalité de la République mais également à celui d’égalité d’accès à la propriété foncière. Il est aussi en contradiction avec les dispositions européennes relatives à la propriété. Autre écueil : cet arrêté ne permettrait pas aux Corses résidant hors de l’île de devenir propriétaires, sous peine d’introduire une nouvelle discrimination.
Les élus ont frappé un grand coup pour dénoncer la situation actuelle, mais leur décision risque d’être retoquée pour inconstitutionnalité.

vendredi 25 avril 2014

La vérité sur l'affaire Stan Maillaud

Il est vivant et a monté un plan avec Janett pour faire croire à sa disparition...

   

Publiée le 22 avr. 2014 par Dje le Peuple



Après plus d'un an d'attente et de mensonge sur l'affaire Maillaud, ne voyant pas la vérité surgir de la bouche du concerné, je me dois de publier la vérité sur cette affaire de disparition de Stan. De nombreuses personnes me demandent régulièrement de ses nouvelles, les gens le croient mort ou retenu captif quelque part, ce qui n'est pas le cas. Voici donc LA vérité sur cette histoire, pas MA vérité.

Je suis sincèrement désolé pour tous les torts occasionnés par cette sombre histoire.