vendredi 30 mai 2014

Les Poppers, cause cachée du SIDA


Les poppers, vous connaissez ? Sans doute que non, puisque ces petits flacons contenant un médicament vasodilatateur sont surtout connus de certains homosexuels qui les « sniffent » pour stimuler leur sexualité parfois débridée. Ce qui est plus étrange, c’est que cette drogue « récréative » continue d’être méconnue alors que sa consommation augmente et que les effets toxiques des nitrites inhalés sont largement démontrés. Même leur interdiction récente de vente libre en France est passée quasiment inaperçue, hormis dans les milieux gays qui en banalisent l’usage festif et se scandalisent des mesures restrictives. Avec ce dossier, Néosanté entend briser le tabou et rappeler que les poppers sont à tout le moins un facteur de risque associé au SIDA, voire LA cause la plus probable du syndrome d’immunodéficience acquise. Car si ce que vous allez lire peut avoir des allures de révélation, l’enquête de Renaud Russeil ne réinvente nullement l’eau chaude : dès le début des années 80, les petites bouteilles qui font « pop » étaient déjà identifiées parmi les suspects. Trente ans plus tard, leur culpabilité demeure bien plus crédible que celle du virus VIH !
Le lien entre la toxicomanie et la chute des défenses immunitaires est connu depuis longtemps. C’est ainsi que de nombreuses études ont spécifiquement démontré la relation de cause à effet entre la consommation de nitrites et les maladies que développèrent les premiers malades du sida, des homosexuels des régions de Los Angeles et de New York. Mais les poppers n’entraient pas dans la liste des drogues dures jusqu’à une époque récente ; ceux qu’ils ont rendu malades et probablement tués ne sont pas classés dans la catégorie des « morts par toxicomanie ». Les effets immunosuppresseurs connus des poppers et des autres drogues ont été par la suite attribués à un rétrovirus, le VIH. Pourtant, si l’on met bout à bout les informations scientifiques disponibles sur le sujet, les causes réelles qui déterminèrent l’apparition du sida aux Etats-Unis prennent un autre éclairage. En 1984, quand on annonce que le VIH est le seul responsable du syndrome d’immunodéficience acquise, plus personne ne parle des poppers à l’exception des dissidents(1) . Il est donc nécessaire de remonter aux débuts de l’épidémie pour comprendre le rôle joué par les nitrites inhalés dans l’apparition et la définition du sida.
Un médicament de dernier recours
Le nitrite d’amyle est synthétisé pour la première fois en 1844 par le pharmacien français Antoine Jérôme Balard. Il est mis en valeur quelques années plus tard pour ses effets dans le suivi des patients ayant souffert d’une angine de poitrine, maladie cardiovasculaire aussi appelée angor. Bien entendu, la prise de nitrite d’amyle à des fins médicales reste très occasionnelle. Elle intervient quand le patient souffre de spasmes coronariens, une insuffisance respiratoire causée par le rétrécissement des artères, provoquant le manque d’oxygène irrigué vers le coeur. A ce stade, la thérapie a peu d’effets secondaires indésirables.
Quand le sida apparaît, en 1979, le syndrome est d’abord appelé GRID, Gay Related Immune Deficiency (le déficit immunitaire lié à l’homosexualité). Michael Gottlieb, médecin spécialisé en maladies vénériennes contractées par de jeunes homosexuels mâles, est le premier à identifier le phénomène à Los Angeles. New York sera la deuxième ville touchée. Mais pourquoi la maladie frappe-t-elle uniquement des homosexuels, uniquement dans ces deux régions ? Comment expliquer cette anomalie s’il s’agit réellement d’une maladie infectieuse ?
L’emblème de la cause gay
A cette époque, il existait deux catégories d’homosexuels. La grande majorité menaient une vie normale, en couple, ou avec un partenaire occasionnel ; au lieu d’être hétéros, ils étaient homos, point final. Le deuxième groupe, de taille beaucoup plus petite, se concentrait dans les régions de Los Angeles et New York ; il s’adonnait à des « pratiques extrêmes » : sexualité totalement débridée, soutenue par la consommation de produits hautement toxiques et immunosuppresseurs, allant de la cocaïne ou de l’héroïne à l’alcool, en passant par les poppers. Pourquoi les poppers ? Les inhalants à base de nitrites et de solvants possèdent des propriétés répondant aux besoins de cette clientèle : 1) ils intensifient et prolongent la sensation d’orgasme lors de l’acte sexuel, 2) ils provoquent un relâchement des muscles du sphincter , ce qui facilite les pénétrations anales, 3) ils soulagent les douleurs provoquées par des pénétrations fréquentes et répétées, 4) ils ont des effets psychotropes puissants. Dans les Seventies, la vogue poppers atteint son apogée ; tous les magazines gays sont emplis de publicités vantant les effets miraculeux des nitrites. On voit régulièrement dans les clubs homosexuels, des gars les yeux hagards, qui se baladent un flacon de poppers sous le nez. Historiquement, cette drogue moderne est associée au mouvement de libération de la cause gay aux USA des années 70. Si les homosexuels sont les premières victimes historiques du sida, il est facile de comprendre que tous les homosexuels ne sont pas concernés au même titre. Michael Callen fut l’un des premiers malades à New York, atteint de nombreuses maladies opportunistes. A cette époque, le sida nous est présenté comme une maladie qui tue en quelques mois. Paradoxalement, pendant 11 ans, Michael Callen sera l’un des meilleurs avocats de la cause gay aux Etats-Unis, dénonçant le style de vie des malades dont il fait partie, comme l’une des causes premières du sida (voir encadré).
Un dérivé de la dynamite !
Le terme nitrite vient de nitroglycérol, ou encore trinitrine, autrement dit le TNT, ou encore la dynamite. En fait, cette dernière possède de nombreux dérivés utilisés en médecine pour leurs facultés vasodilatatrices (2) . C’est le cas du nitrite d’amyle, qui a des origines communes avec le Viagra. Ils furent tous deux conçus pour faciliter les besoins respiratoires des angineux. Et comme le Viagra, le nitrite d’amyle stimule les organes sexuels masculins.
A l’origine, le médicament se vend sous forme liquide, dans de petites ampoules de verre à l’intérieur d’un tissu (Le Vaporole); elles portent le nom de « perles ». Le consommateur écrase l’ampoule dans un mouchoir, qu’il porte aussitôt devant son nez pour en inhaler les émanations. Au moment où l’ampoule se brise, elle émet un petit bruit sec, un « pop », qui lui vaut son nom, popper. Le plus important producteur de ce médicament à base de nitrite d’amyle est le géant pharmaceutique Burroughs Welcome. Les inscriptions de la boîte de Vaporole indiquent clairement de chaque côté du couvercle, « POISON ». Curieusement, Burroughs Welcome est aussi le futur fabricant de l’AZT. L’AZT est ce médicament antiviral longtemps vanté comme la seule thérapie pour lutter contre le sida. Pourtant, l’AZT n’a jamais guéri personne ; il a surtout déclenché une vaste polémique à cause de ses effets secondaires excessivement toxiques(4) . Dans les années soixante, quand le Vaporole est remplacé par des dragées (à base de nitroglycérol), son fabricant lui cherche de nouveaux débouchés.
Une drogue de combat
L’Amérique est en pleine guerre du Vietnam et Burroughs Welcome(3) se tourne vers les soldats. Car en plus des effets vasodilatateurs répondant aux besoins des angineux, le nitrite d’amyle produit une pulsion vitale intense, immédiate (en une quinzaine de secondes), qu’accompagne une forte sensation d’euphorie. Les poppers deviennent le stimulant des GI en Asie du Sud-Est, leur drogue légale (la toxicomanie des GI pendant la guerre du Vinam est un fait historique établi). Quand ils rentrent au pays, ces GI réclament leur drogue favorite. Ils accomplissent les démarches nécessaires et grâce à l’aide des fabricants, la vente de poppers est légalisée par la Food & Drug Administration (FDA). Le grand public peut s’en procurer sans ordonnance. Un an plus tard, les résultats sont catastrophiques : nombreuses brûlures cutanées, évanouissements, problèmes respiratoires, anomalies sanguines… La vente de poppers est de nouveau soumise à ordonnance par la FDA.
Le boom commercial
C’est alors qu’un étudiant homosexuel californien, Clifford Hassing, utilise un autre dérivé, le nitrite de butyle, également mis au point à la fin du 19ème siècle, qui n’a jamais servi à des fins médicales (Brunton, 1897). Puis des laboratoires privés produisent le nitrite d’isobutyle et de propyle. Tous les nitrites d’alkyle aliphatiques ou cycliques possèdent des effets vasodilatateurs : ils relâchent les muscles des vaisseaux sanguins. Quand ces effets atteignent les vaisseaux cérébraux, ils augmentent la pression à l’intérieur de la boîte crânienne, produisant une sensation euphorique de « hauteur » ; ils accroissent aussi les performances sexuelles (Everett, 1975 – Hollister, 1975). Mélangés à des solvants, ils envahissent bientôt le marché, conditionnés dans des flacons opaques de 20 à 30 ml, de couleur marron, vendus dans les sex-shops, les lieux publics fréquentés par les homosexuels, par correspondance via les magazines gays, puis par internet. Le consommateur dévisse le bouchon du récipient près de son nez pour en inhaler les émanations toujours extrêmement volatiles, rappelant l’odeur froide et la sensation corrosive du kérosène. L’effet d’une inhalation est de courte durée, 5 à 10 minutes en moyenne. Il est donc nécessaire d’en inhaler fréquemment pour maintenir les effets toute une soirée, ou toute une nuit.
Des aphrodisiaques… désodorisants
Malgré l’obligation de présenter une ordonnance pour obtenir des nitrites pharmaceutiques, leur utilisation en tant que drogue gagne du terrain. Les premiers effets toxiques sont répertoriés. En 1976, le NIDA (National Institute on Drug Abuse) enregistre 13 admissions aux urgences dues à des effets secondaires de prise de nitrites, tandis que 84 autres cas d’effets indésirés sont enregistrés par les services de santé aux USA. Les nitrites sont devenus les aphrodisiaques de la communauté gay moderne et libérée des Seventies. Sous la pression des fabricants, la FDA accepte qu’ils soient remis en vente libre, à condition d’être étiquetés et vendus comme des désodorisants d’intérieur. Le journaliste gay du New York Native, John Lauritsen, dénonce alors un scandaleux tour de passe-passe : « Si une drogue comme le nitrite de butyle peut être commercialisée en tant que «désodorisant d’intérieur», cela veut dire que l’on peut vendre ce que l’on veut comme on veut. On vendra bientôt de l’héroïne en prétendant qu’elle soigne les piqûres de moustiques (en usage externe uniquement), et des grenades serviront de presse-papier. » Si l’utilisation des poppers comme drogue récréative a donc commencé au début des années 60, la « folie poppers » a pris toute son envergure entre 1974 et 1979. On évalue qu’en 1978, il s’est vendu plus de 100.000 flacons de nitrites pour un chiffre d’affaires de 50 millions de dollars. En 1980, les ventes atteignent les 100 millions de dollars ; le NIDA estime alors que 5 millions de personnes respirent des nitrites plus d’une fois par semaine. La quasi-totalité sont des gays. En 1979, 19 cas de sarcome de Kaposi et de pneumocistis sont identifiés, 56 cas en 1980. En 1981, la consommation de poppers est officiellement, médicalement associée à ces maladies. Pourtant, par un second tour de passe-passe, ces cas sont bientôt renommés « sida », la nouvelle maladie infectieuse qui cherche désespérément son virus jusqu’en 1984.
Les premiers cas de sida
En 1980, Thomas Haley, toxicologue américain renommé, publie un résumé de deux pages contenant 115 références associées aux effets toxiques des nitrites. En 1981, quand apparaît le sida (alors appelé GRID), toutes les personnes qui étudient les effets de la consommation toxicomane de nitrites savent qu’ils sont l’une des causes du Sarcome de Kaposi (KS) et de la Pneumocystis Carinii Pneumonia (PCP), les deux maladies du sida des homosexuels aux USA et en Europe (Goedert et al., 1982). Le fait est établi d’un point de vue épidémiologique et biologique. Mais seule une catégorie d’homosexuels est concernée : ce sont les toxicomanes intenses dont la drogue favorite est le popper. Harry Haverkos, cadre du CDC, puis responsable du sida pour le NIDA, a conduit une étude sur 87 patients homosexuels souffrant de KS et de PCP . Cette étude confirmait le style de vie toxicomane de tous les patients, dont l’organisme est massivement imbibé par des drogues en tous genres : poppers (97% des patients), amphétamines (93%), cocaïne (66%), LSD (65%), mandrax (59%), chloroethane (48%), barbituriques (32%), héroïne (12%), drogues intraveineuses (17%). De plus, 58% des patients utilisaient au moins 5 drogues différentes et de manière très intense. Ajoutons à cela la sexualité exacerbée de ces patients, les échanges de pathogènes (MST) et la prise régulière importante d’antibiotiques à titre prophylactique. Ces personnes pouvaient-elles être en bonne santé ?
Le tour de passe-passe
Le profil des premières victimes homosexuelles du sida est donc établi. Le Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire des années 80-90 confirme cette tendance en France : qu’ils soient homosexuels et/ou des utilisateurs de drogues intraveineuses, la très grande majorité des malades du sida soumettent leur organisme à des produits reconnus hautement toxiques, immunosuppresseurs. Malgré cela, après l’annonce de la découverte du VIH (officialisée en avril 1984), médias et pouvoirs publics se désintéressent de l’incidence de la consommation de poppers (et autres drogues) sur la santé des homosexuels. Ils relaient uniquement l’information d’un virus transmis par des fluides corporels ou lors du partage d’aiguilles(6) . Les tentatives cherchant à démontrer que les principales pathologies qui affectent les patients homosexuels, le Sarcome de Kaposi (KS) et la pneumocystis (PCP), ont un lien direct avec leur mode de vie et principalement la consommation de nitrites, sont bannies de la recherche : elles ne trouvent pas de financement. Pourtant, de nombreuses études ont déjà démontré que l’inhalation de nitrites à doses concentrées pendant une longue période, a des effets cancérigènes, mutagènes et immuno-suppresseurs, des causes pouvant générer le KS et la PCP. De plus, les symptômes de ce cancer de la peau (le KS) apparaissent généralement sur le visage, autour du nez et sur la cage thoracique des patients, les deux parties de leur corps par où passent les nitrites inhalés avant d’atteindre le cerveau.
Des dangers avérés
Il faut attendre dix ans pour que l’orthodoxie médicale accepte de réviser sa copie. Le 24 mai 1994, Harry Haverkos organise une réunion intitulée, « Revue technique sur les inhalants nitrés ». Harry Haverkos a déjà publié plusieurs articles sur le lien entre les nitrites et le sarcome de Kaposi lié au sida. Robert Gallo, alors considéré comme le co-découvreur du VIH (avant d’être banni pour fraude scientifique) participe à la réunion. Lui aussi propose d’importantes révisions sur l’étiologie de la maladie. Le groupe de scientifiques présents établit plusieurs faits : 1) il est absolument nécessaire de prendre en compte les co-facteurs, dont les poppers; 2) le VIH ne cause pas le KS, il l’aggrave tout au plus; 3) le VIH n’est plus responsable de la mort des cellules T, son action est indirecte.
De fait, la littérature scientifique compte une quantité faramineuse d’études démontrant les effets toxiques des nitrites inhalés à fortes doses, comme dans le cas des toxicomanies pour lesquels ils ont été fabriqués et vendus. On sait que ces composés, comme toutes les drogues dures, répriment le système immunitaire. Goedert et al. (1982) soulignent que le ratio des lymphocytes dans le sang périphérique est moins élevé chez les utilisateurs que les non-utilisateurs. Hersch et al. démontrent en 1983 les effets immuno-suppresseurs des nitrites sur les leucocytes (globules blancs) du sang périphérique. Pendant leurs travaux, ils remarquent que les effets du nitrite d’isobutyle peuvent contribuer au développement de maladies infectieuses et de cancers ; pourtant, la durée d’exposition ne dépasse pas deux heures. Jacobs et al. (1983) démontrent la toxicité cellulaire des nitrites sur des souris. La diminution des cellules naturelles tueuses (défenses immunitaires) est démontrée par Lotzova et al. (1984). Ce n’est pas tout. Les nitrites provoquent aussi des déficiences pulmonaires, des lésions cérébrales, le rétrécissement artériel, l’atrophie du thymus, etc. Enfin, deux études révèlent que des homosexuels ne sont plus capables d’accomplir l’acte sexuel s’ils n’ont pas d’abord été stimulés par des poppers(8) .
Science sans scrupules
Seules deux études considèrent que les poppers ne sont pas des drogues dangereuses. La première fut réalisée sur des souris exposées à des vapeurs de nitrite d’isobutyle équivalentes à une désodorisation d’ambiance, conformément à la classification commerciale du produit (9) . Elle affirme en conclusion qu’aucun animal ne présentait avec certitude des réactions immunotoxiques. Les magazines et fabricants de poppers en firent leurs choux gras, heureux de posséder une référence provenant du CDC, qui ouvrait la porte à leur commerce très lucratif. Cette étude exonérant les poppers accompagna la nouvelle vague de publicités dans les magazines. Aujourd’hui, les scientifiques dénient cette étude, dont les protocoles ne correspondent à aucune réalité. Les homosexuels malades du sida, les consommateurs de poppers, respirent des nitrites à très fortes doses pendant 15 à 20 heures par jour, sur une durée allant de plusieurs semaines à plusieurs mois. Lors de la réunion du 24 mai 1994 convoquée par Harry Haverkos, Daniel Lewis, l’un des signataires de l’étude, expliqua lui-même les raisons pour lesquelles cette étude ne pouvait plus être prise en compte.
La seconde étude fut longtemps considérée comme la «bible des poppers». Commandée en 1978 par Pharmex (fabricant d’une marque de poppers les plus vendues) qui l’a finança (200 000 dollars), elle força la décision du gouvernement de Californie de libéraliser la vente des nitrites sous forme de désodorisant d’ambiance (10). Pour la seconde fois, les doses de nitrites utilisées pour étudier leurs effets ne correspondaient pas à la réalité de la toxicomanie dont ils font l’objet dans la réalité.
Les poppers 50 ans plus tard
Fin juin 2011, le Baromètre Santé de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes, France) constate dans son rapport public que la consommation de poppers a significativement augmenté. En 2000, 2,4% des jeunes affirmaient en avoir déjà utilisé ; ils étaient 13,7% en 2008. Les cas d’abus et de dépendance sont relévés chez une population de plus en plus jeune. Effets psychotropes, quête de sensations fortes, ce sont des drogues idéales pour les raves qui s’étalent sur plusieurs jours, les orgasmes à rallonge, le besoin de sensations fortes, le kick pour relancer la machine, etc. Bien entendu, la grande majorité des jeunes gens ne consomment pas des poppers dans les mêmes conditions que les homosexuels des Seventies. Ils doivent néanmoins savoir que les produits utilisés sont de plus en plus frelatés et clandestins. Ils présentent donc des risques inconnus importants, comparés à ceux provenant des laboratoires pour usage médical. Les premiers nitrites fabriqués hors laboratoires contenaient déjà du kérosène, de l’acide chlorhydrique ou de l’anhydride sulfureux parmi d’autres impuretés. Rappelons aussi le témoignage de Michael Callen (encadré). Il n’y a pas de secret aux maladies consécutives à la prise de poppers et autres drogues. Des vies humaines sont en jeu ! C’est pour cette raison que les pouvoirs publics de la plupart des pays ont désormais interdit cette drogue aux effets reconnus mortels.
Les poppers et la loi
En France, le premier texte interdisant les poppers remonte à 1990 (décret n°90-274). Il ne prend en compte que les produits à base de nitrites de butyle et de pentyle. En 2007, un second décret (n° 2007-1636, 20 novembre) complète le premier, mais il est annulé en Conseil d’Etat le 15 mai 2009, suite à la requête du fabricant (France Conditionnement Création) et du distributeur (Men’s Club), au motif que, «le Premier Ministre, en l’état des éléments versés au dossier, a adopté une mesure excessive et disproportionnée au regard que risque la commercialisation de ce produit pour la santé et la sécurité des consommateurs.»
Par contre, depuis le décret daté du 29 juin 2011, paru au Journal Officiel le 7 juillet 2011 (Arrêté du 29 juin portant application d’une partie de la réglementation des stupéfiants aux produits contenant des nitrites d’alkyle aliphatiques, cycliques ou hétérocycliques et leurs isomères – Ministère du travail, de l’emploi et de la santé), les poppers, substances inhalées, sont interdits en France par les autorités sanitaires, à l’exception d’un usage strictement médical. Cette nouvelle loi, si elle perdure, met un terme au flou global qui régnait sur le sujet, entre revirements juridiques et commercialisation sauvage (cette dernière est toujours d’actualité). En Belgique, la loi dit que les poppers ne peuvent être délivrés ou vendus au détail que par les pharmaciens d’officine (annexe IV de l’arrêté royal du 22 décembre 1997) ; ils sont aussi repris dans les substances vénéneuses et toxiques (MB du 20/02/1998). Néanmoins, les consommateurs français se vantent de pouvoir se fournir sans problème en Belgique. Aux USA, vendus un temps comme des désodorisants d’intérieur et des parfums d’ambiance, puis comme des produits de nettoyage pour les lecteurs video, des dépoussiérants, les poppers sont désormais interdits, sinon très réglementés dans la quasi-totalité des états. Au Royaume-Uni, le nitrite d’amyle a été reclassé comme médicament délivrable uniquement sur ordonnance depuis le 13 janvier 1997. On peut en posséder, mais il est interdit d’en vendre si les nitrites sont inhalés. Ils sont uniquement délivrés en pharmacie et autres points de vente accrédités.
Dégâts en vue
Bref, ll semble que les autorités commencent enfin à prendre la mesure du danger que représentent les poppers. A ce jour, les substances volatiles inscrites au tableau des toxicomanies (dont les nitrites) ne sont cependant listées ni dans la Convention unique sur les stupéfiants des Nations Unies, ni dans la Convention sur les substances psychotropes de cette même organisation. Et dans les pays occidentaux, on se procure encore facilement cette drogue « sous le manteau » ou sur internet. Comme elle peut toujours être prescrite sur ordonnance, elle jouit par ailleurs d’une aura pharmaceutique qui fait dire aux groupements homosexuels qu’elle est moins dangereuse que l’acool ou le tabac. Certains sites gays vont même jusqu’à plaider que la substance est, à l’instar du canabis, victime d’une « politique hypocrite». Un produit de synthèse hautement toxique mis sur le même pied qu’une plante millénaire ! Plus troublant : les avertissements officiels portent sur les risques d’intoxication et d’atteintes oculaires, mais jamais sur les effets dévastateurs des nitrites contre le système immunitaire. A fortiori, la corrélation n’est jamais évoquée entre les poppers et le SIDA. D’ici à ce que que le lien soit (r)établi, les sinistres petites bouteilles risquent donc de faire encore beaucoup de dégâts….
Par Renaud Russeil
EN SAVOIR PLUS
Publications :
1. Aids, the failure of contemporary science de Neville Hodgkinson
2. Health and hazard of nitrites inhalents, chap 1, Nitrite inhalants, historical perspective de Guy R. Newell, Margareth R. Spitz, Michael B. Wilson.
3. The Aids War de John Lauritsen, chap 10, Poppers, the end of an era
4. Death Rush, de John Lauritsen et Hank Wilson (1986) rassemble et résume les articles publiés dans la littérature scientifique démontrant le danger que représentent les poppers (p19 David Durack – p24-25 Haverkos – p28 Harold Jaffe – p29 – p30, l’étude qui aurait voulu faire croire que les poppers n’étaient pas dangereux, avec explications).
5. Poppers – Compound risk for HIV infection (recherche bibliographique) – rassemble les études démontrant les effets toxiques des nitrites.
6. The story of poppers, par Ian Young
7. Enquête sur le sida : les vérités muselées – Renaud Russeil, Editions Vivez Soleil, 1997.
(1) Parmi les pionniers qui dénoncèrent des erreurs dans l’orthodoxie scientifique, on trouve Peter Duesberg, de l’Université de Berkeley, leader dans la recherche sur les retrovirus, et un journaliste gay newyorkais, John Lauritsen. Ils seront rapidement soutenu par Kary Mullis, prix Nobel de Chimie, Serge Lang, le monsieur propre de la science, Joe Sonnabend, médecin specialisé dans le traitement des maladies homosexuelles, et de nombreux scientifiques reconnus..
(2) Nitrostat, Nitrolingual, Nitro-Dur, Nitro-Bid, Minitran, Deponit, Transderm-Nitro, etc.
(3) BurroughsWellcome est devenu Glaxo Wellcome en 1996. Glaxo Wellcome a fusionné avec SmithKline Beecham en 2000, pour devenir GlaxoSmithKline, n°2 mondial de la pharmacie.
(4) D’après John Lauritsen, cette chimiothérapie était tellement dangereuse qu’elle avait été écartée du marché (pas d’AMM).
(5) Disease manifestation among homosexual men with acquired immune deficiency syndrome (Aids) : a possible role of nitrites in Kaposi sarcoma, 1982
(6) Alors que le risque de transmission du VIH est aujourd’hui reconnu comme infime – voir Neo Santé n°2, juin 2011 – les travaux de Nancy Padian.
(7) En 2009, il fera des révélations étonnantes dans le film House of Numbers, sur la mise en place de la stratégie sida aux USA.
(8) Ronald W. Wood, The Acute Toxicity of Nitrite Inhalants, NIDA Research Monograph 83.
(9) CDC, «An evaluation of the immunotoxic potential of isobutyl nitrite», Morbidity and Mortality Weekly Report, pp. 457-58, 64, 9 septembre 1983.
(10) Isobutyl nitrite and related compounds, par Nickerson, Parker, Lowry et Swenson – 95 pages.
(11) L’existence du sida et ses effets mortels ne sont remis en question par personne. Ceux que l’on taxe de « négationnistes » en soulignent seulement les origines non virales tels que modes de vie et toxicomanie.
REMEMBER
MICHAEL CALLEN
En 1982, Michael Callen apprit qu’il était atteint par le nouveau syndrome. Dès lors, il consacra les 11 dernières années de sa vie à convaincre les scientifiques et les homosexuels qu’il est nécessaire de prendre en compte le mode de vie de la communauté gay la plus touchée, pour comprendre les raisons de ses maladies (KS et PCP). Interviewé dans les années 90 par le journaliste du Medical Time de Londres, Neville Hodgkinson, il lui répondit ceci : « Essayez de vous envoyer 3 000 hommes avant d’avoir atteint 26 ans, et sans tomber malade ! J’étais un gosse. J’ai vécu la première vague de ceux qui eurent le sida : c’était les fondateurs du club des 10 000, ils avaient eu au moins 10 000 partenaires sexuels différents. » Michael Callen précisa que seule une minorité de gars dans cette communauté était branchée sexe de manière aussi extrême; tout le monde savait que les malades du sida appartenaient à ce groupe. Michael Callen fut l’un des premiers à dénoncer la responsabilité des drogues qui les aidaient à avoir des échanges sexuels répétés pendant des nuits entières (les poppers). Avec le recul, il comprit avec évidence que ces hommes concentraient, par effet de promiscuité, la totalité des microbes transmissibles qui existaient sur la planète. Concrètement, ils étaient tous constamment malades et s’infectaient les uns les autres. Dans son livre Surviving Aids, Michael Callen se souvient ne s’être posé aucune question en apprenant qu’il était atteint par la nouvelle maladie. Pouvait-il en être autrement ? Pas besoin de virus, sa sexualité et les drogues qu’il prenait pour l’assumer faisaient de lui le parfait candidat.
Il se rendait aux bains une fois par semaine, parfois deux. Là, il avait au moins quatre partenaires, ou plus. Cela dura pendant neuf ans, multiplié par cinquante-deux semaines – soit plus de 1800 contacts sexuels. Aux bains s’ajoutaient d’autres lieux fréquentés par les gays de New York, où il avait au moins trois partenaires par semaine – 780 de plus. Et il y avait les orgies ! L’Institut National du Cancer (USA) a confirmé, sur la base des études réalisées par le CDC en mars 1982 (Centre for Control Disease, Centre de Contrôle des Maladies infectieuses, USA), que «le nombre moyen annuel de partenaires sexuels mâles chez les patients homosexuels (du sida) durant leur vie était de 1160…»
Entre 1973 et 75, Michael Callen développa toutes les pathologies possibles et imaginables consécutives à son mode de vie : une mononucléose infectieuse (généralement provoquée par le virus d’Epstein-Barr) et une urétrite (infection de l’urètre). En 1975, il eut sa première blennorragie (infection des organes génito-urinaires). L’effet boule de neige se précipita. Les maladies se répétèrent chaque année, une ou plusieurs fois, en plus d’une infection amibienne, une infection shigelle (dysenterie bacillaire), suivie d’une première syphilis. A partir de 1981, chaque relation sexuelle se traduisait par le réveil d’une maladie sexuellement transmissible (MST), auxquelles s’ajoutèrent bientôt un herpès, des verrues vénériennes, des salmonelles, le virus d’Epstein-Barr, etc., jusqu’au diagnostic final. En 1982, on annonça à Michael qu’il était atteint du GRID sous forme de cryptosporidiose (infection intestinale touchant habituellement les bovins, inconnue chez l’homme), accompagné de déshydratation irréversible. Le traitement n’existait pas.
Michael Callen signa alors avec Richard Berkowitz, un remarquable article dans le New York Native de novembre 1982, intitulé «Nous savons qui nous sommes» : «Nous sommes restés silencieux parce que nous avons été incapables, ou parce que nous avons refusé d’accepter la responsabilité qu’ont joué nos propres excès vis-à-vis de nos problèmes de santé. Mais nous savons profondément qui nous sommes, et nous savons pourquoi nous sommes malades. » Michael est décédé le 27 décembre 1993, officiellement de complications liées au sida. Mais son décès n’obère nullement sa lucidité : un tel mode de vie et une tel passé pathologique ont plus sûrement usé son organisme que le trop commode coupable viral .

DSK, Anne Sinclair, Israël,… Et si « Welcome to New York » disait vrai ?

Le film «Welcome to New York», inspiré de l’affaire DSK, n’en finit pas de faire parler de lui. Alors qu’il est distribué en Espagne, en Allemagne et en Italie, le long métrage d’Abel Ferrara n’est à l’affiche d’aucun cinéma français et c’est un choix délibéré des producteurs ! Depuis le 17 mai, «Welcome to New York» est disponible sur les services de vidéos à la demande pour un tarif unique de 7€. Choisir, pour la France, de s’en remettre uniquement à une diffusion par un circuit alternatif, c’était prendre un sérieux risque.

D’autant que malgré une affiche accrocheuse avec Gérard Depardieu dans le rôle de Dominique Strauss-Kahn et Jacqueline Bisset dans celui d’Anne Sinclair, «Welcome to New York» a fait l’objet d’une campagne de dénigrement de la part de tous les médias du système, de Libération au Figaro.
Le film serait vulgaire, presque pornographique, nous ont dit les mêmes journalistes qui habituellement s’enthousiasment pour le cinéma le plus sordide et les images les plus vicieuses. Mais surtout, les plumitifs aux ordres nous ont mis en garde : le film «Welcome to New York» aurait des relents “antisémites”… Et pour le démontrer, ces journalistes s’indignent qu’Anne Sinclair soit dépeinte comme une femme d’argent et de pouvoir très attachée à Israël.

Rappelons donc quelques faits.
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Le livre Juifs & Français , publié chez Grasset en 1979, rapporte des propos d’Anne Sinclair qui ne croit pas qu’elle aurait ”pu épouser un non-juif “ .
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Quant à Dominique Strauss-Kahn, il déclarait en 1991 au mensuel “Passages” :
Je considère que tout Juif de la diaspora, et donc c’est vrai en France, doit partout où il le peut apporter son aide à Israël. C’est pour ça d’ailleurs qu’il est important que les Juifs prennent des responsabilités politiques”
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Le même DSK déclarait à Tribune juive  en décembre 2003 :
Je me lève chaque matin en me demandant comment je pourrai être utile à Israël.

Dès son premier jour d’exploitation en ligne, le film «Welcome to New York» avait déjà généré 48 000 achats. «Après une semaine complète d’exploitation en France, Welcome to New York cumule 100 000 achats sur les services de vidéos à la demande», se réjouit dans un communiqué Wild Bunch, la société française chargée de distribuer le film.

jeudi 29 mai 2014

France : Que faire de la dette ?


Cette étude a été réalisée par un groupe de travail du Collectif pour un Audit citoyen de la dette publique. Elle se veut une contribution au nécessaire débat public sur des questions cruciales : d’où vient la dette ? A-t-elle été contractée dans l’intérêt général, ou bien au bénéfice de minorités déjà privilégiées ? Qui détient ses titres ? Peut-on alléger son fardeau autrement qu’en appauvrissant les populations ? Les réponses apportées à ces questions détermineront notre avenir.
Ont participé à son élaboration :
- Michel Husson (Conseil scientifique d’Attac, coordination),
- Pascal Franchet (CADTM),
- Robert Joumard (Attac),
- Evelyne Ngo (Solidaires Finances, Publiques),
- Henri Sterdyniak (Économistes Atterrés),
- Patrick Saurin (Sud BPCE).
Table des matières
  • I. La genèse de la dette publique
  • II. Les collectivités locales : entre transferts de charges, prêts toxiques et austérité
  • III. Le « trou » de la Sécurité sociale
  • IV. À qui la faute ? Éléments pour un audit de la dette de l’État
  • Conclusion  : Que faire de la dette ?
  • Annexe  : Arithmétique de la dette publique
Les Economistes atterrés. Paris, le 27 mai 2014.
Le texte complet :

mercredi 28 mai 2014

Le bicarbonate de soude : un veritable ennemi de l'industrie pharmaceutique


Personne ne va croire l’idée que quelque chose de pas cher et simple comme le bicarbonate de soude peut dépasser l’efficacité des médicaments les plus chers … Si vous ne me croyez pas … jetez un œil à ça.
A un moment, il était de notoriété publique que le bicarbonate de soude peut facilement guérir un rhume, ainsi que de soigner un certain nombre d’autres maladies. J’ai entendu des histoires de gens qui ont juré s’être débarrasser de leur cancer. Il y a 1000 raisons d’utiliser le bicarbonate de soude, mais une raison principale est que le bicarbonate de sodium est une substance naturelle qui ne fera pas de mal pour nous, nos enfants ou l’environnement, car ce n’est pas un composé chimique qui a des effets négatif sur la nature.Le bicarbonate de soude est un composé que l’on trouve dans la nature, dans l’océan, dans le sol, dans nos aliments et dans nos corps.

 

Contre les maux d’estomac et pour une meilleure digestion


La formule chimique du bicarbonate de soude fait d’elle un sel alcalin, qui a le pouvoir de neutraliser un milieu dont le pH est trop acide. On dit qu’il s’agit d’une solution tampon.
Vous souffrez de brûlures d’estomac ? C’est que l’acidité est mal équilibrée. Le bicarbonate de soude peut vous aider à la réguler : diluez-en une cuillère à café dans un grand verre d’eau, que vous boirez doucement et en entier, même si ce goût d’eau salée n’est pas très agréable. La sensation de soulagement est très rapide, les muqueuses sont vite apaisées.

Même remède si vous êtes victime de remontées acides : le pH à 8,4 du bicarbonate de soude va neutraliser celui de l’acide chlorhydrique, responsable de cette désagréable sensation. Vous risquez en revanche de roter un peu plus souvent car la réaction chimique libère du CO2.

Le bicarbonate est aussi efficace dans le cas de digestions difficiles. Vous pouvez d’ailleurs en ajouter à l’eau de cuisson des aliments qui vous posent particulièrement problème.

Même chose pour les lendemains de fête difficiles. Sans vous promettre de vous remettre sur pied et d’attaque en 5 minutes, un grand verre d’eau avec un peu de bicarbonate devrait vous aider à soulager cette sensation de nausée.

Attention, quelques recommandations de base s’imposent :
  • Il n’est pas recommandé de boire un verre d’eau au bicarbonate si vous suivez un régime sans sel. De même, demandez conseil à un médecin ou à un pharmacien si vous prenez des médicaments.
  • Les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans ne devraient pas utiliser ce remède.
  • Si les symptômes persistent plus de deux ou trois jours ou s’aggravent ou sont d’une violence anormale, consultez absolument un médecin.

 

Pour une haleine fraîche et des dents sans tartre


Le bicarbonate de soude est également très utilisé pour régler les problèmes bucco-dentaires, en complément de l’indispensable visite chez le dentiste. Il est d’ailleurs employé dans la composition de bon nombre de dentifrices.

Sa propriété alcaline lui permet, ici aussi, de neutraliser les acides qui sont produits par la dégradation des déchets qui restent coincés dans la bouche après manger. Or, ils provoquent la fameuse mauvaise haleine et abîment, à la longue, l’émail des dents. Le bicarbonate peut agir sur des substances très acides comme l’oignon ou l’ail, mais aussi sur des substances beaucoup plus alcalines que lui comme le poisson.

Comment faire : diluer une demi-cuillérée de bicarbonate dans un demi-verre d’eau froide ou tiède et faire un bain de bouche, avec gargarismes, pendant plusieurs minutes. Vous retrouverez votre haleine fraîche et préserverez l’émail de vos dents. Veillez toutefois à consulter un dentiste rapidement car dans 80% des cas la mauvaise haleine est due à des caries ou à une maladie parodontale.

Utilisé après un bon brossage de dents, ce bain de bouche vous aide à lutter contre les caries et la plaque dentaire (précurseur du tartre). N’oubliez pas de rincer après, ou vous risquez de garder un petit goût salé dans la bouche.

Autre utilisation très connue du bicarbonate : le blanchiment des dents. Nous vous invitons toutefois à être très prudents lorsque vous utilisez le bicarbonate comme dentifrice car il possède des propriétés abrasives très puissantes et peut donc, à la longue, endommager l’émail de vos dents et de vos gencives. C’est pourquoi il ne faut pas l’utiliser au quotidien : un brossage au bicarbonate deux fois par semaine semble raisonnable.

A proscrire si vous êtes sensible des gencives ou si votre émail est fin. N’hésitez pas à demander conseil à votre dentiste.
Vous êtes tenté ? Voici une recette issue de l’ouvrage de Béatrice Montévi, « Le bicarbonate de soude : ses fabuleuses vertus », pour un dentifrice maison.
- Une cuillère à café de bicarbonate
- Une cuillère à café de sel de mer fin
- Une cuillère à café de gingembre en poudre
- 3 cuillères à soupe d’argile blanche fine en poudre
- 2 cuillères à soupe de glycérine végétale
- 2 gouttes d’huile essentielle de menthe poivrée

Mélangez le tout dans un bol et servez frais ! N’hésitez pas à jeter la couche supérieure de la mixture lorsqu’après plusieurs jours elle présente un aspect douteux.

Pour un usage ponctuel visant à redonner de l’éclat à vos quenottes jaunies par le café ou le tabac, vous pouvez opter pour une solution plus radicale, mais à utiliser avec parcimonie: le brossage au bicarbonate de soude. Il suffit alors d’en mettre un peu sur sa brosse à dents, d’humecter et de brosser les dents comme s’il s’agissait de dentifrice. Opération à ne pas répéter plus d’une fois par semaine, toujours à cause du pouvoir fortement abrasif du bicarbonate.

 

Contre la transpiration et ses mauvaises odeurs


Vous avez tendance à vous liquéfier au sens propre dès que les premières chaleurs arrivent ? Vous n’osez pas vous déchausser en présence de vos amis de peur de les perdre pour cause d’asphyxie ? Le bicarbonate peut peut-être vous aider, vous aussi !

Pour l’utiliser comme déodorant naturel, rien de plus simple : il vous suffit d’appliquer un peu de bicarbonate aux endroits qui transpirent le plus, sous les aisselles par exemple. Mettez-en autant que nécessaire.  En plus d’être naturel, ce produit présente l’avantage d’éliminer carrément les odeurs produites par les bactéries, plutôt que de les masquer.

Les pieds sont particulièrement susceptibles de sentir mauvais, parce qu’ils « macèrent » toute la journée. Une solution plus poussée (proposée par Alessandra Moro-Buronzo dans son ouvrage « Les incroyables vertus du bicarbonate de soude ») peut donc être nécessaire et devrait en plus se révéler agréable. Diluez un verre de bicarbonate dans un bon litre d’eau tiède. Plongez les pieds dedans pendant 5 à 10 minutes. Ca sent meilleur, non ?

Une alternative : vous pouvez saupoudrer vos chaussures de bicarbonate, laissez agir plusieurs heures puis enlevez le surplus : les odeurs auront été neutralisées.

Toujours côté pieds, le bicarbonate de soude peut aussi soulager les douleurs et la fatigue liés à une longue journée de travail et/ou de marche. Il suffit de procéder au même bain de pieds, avec une eau chaude ou tiède, pendant 10 à 15 minutes, puis de masser vos pieds avec de l’huile d’amande douce et de l’huile essentielle de lavande.

 

Urticaire, piqûre : vive le bicarbonate !


Ca vous gratouille, ça vous chatouille, ça vous piquouille ? Non, ne grattez pas et laissez plutôt agir le bicarbonate ! Il possède des propriétés apaisantes qui peuvent vous soulager de bien des symptômes désagréables.

Ainsi, il peut vous éviter de vous gratter jusqu’au sang en cas de piqûre d’insecte. Pour se faire, prenez un peu de bicarbonate et ajoutez-y quelques gouttes d’eau, jusqu’à obtenir une pâte. Appliquez-là sur les piqûres provoquées par ces satanés moustiques et laissez agir pendant une vingtaine de minutes. Soulagement quasi-immédiat.

Même technique pour diminuer les démangeaisons des boutons de varicelle ou l’urticaire.

Une variante évoquée par Béatrice Montévi permet également de soulager les petits coups de soleil : appliquez la pâte précédemment citée sur de la gaze ou du coton et appliquez sur la zone qui a pris un coup de chaud. Si vous en avez la possibilité, vous pouvez remplacer la compresse toutes les dix minutes. La désagréable sensation de tiraillement devrait s’estomper un peu. Cela ne vaut bien sûr que pour les coups de soleil léger chez les adultes. Pour les enfants ou les coups de soleil étendus ou profonds, consultez un professionnel.

Contre l’eczéma, prenez régulièrement un bain où vous aurez préalablement dilué 4 à 5 cuillérées de bicarbonate. Fonctionne aussi pour les coups de soleil et pour les fesses irritées des bébés (adaptez la quantité de bicarbonate à la taille de son bain).

Les aphtes vous empêchent de profiter pleinement de votre repas ? Préparez une pâte à base de bicarbonate dans des proportions : un quart de bicarbonate pour trois-quarts d’eau. Laissez poser sur l’aphte en question, qui devrait bientôt vous donner beaucoup moins de fil à retordre. La même mixture peut venir à bout de vos boutons de fièvre. Renouvelez régulièrement l’application.

Ces remèdes maison s’appliquent bien sûr dans le cas de symptômes modérés et ponctuels. S’ils persistent ou qu’ils vous semblent graves (ou qu’ils s’aggravent au fil des heures), consultez un médecin sans délai.

 

Et aussi contre les infections en tous genres


Et non, ce n’est pas fini ! Les propriétés alcalines du bicarbonate de soude permettent également de soulager certaines infections ou irritations. En voici quelques-unes, dans le désordre.
Le mal de gorge peut vous gâcher la journée et les repas. Faites quelques gargarismes à base de bicarbonate pour assainir votre gorge.

Si vous êtes plutôt encombré au niveau des voies respiratoires, vous pouvez opter pour des inhalations qui viendront décongestionner les muqueuses. La recette d’Alessandra Moro-Buronzo : faites bouillir un litre d’eau. Ajoutez-y deux cuillères à soupe de bicarbonate et mélangez le tout. Approchez votre nez de l’eau (mais ne touchez pas, c’est chaud !), posez une serviette sur votre crâne de manière à ce que votre visage et la bassine d’eau se trouvent en dessous. Respirez les vapeurs pendant 10 minutes environ.

Vous pouvez ajouter une goutte d’huile essentielle d’eucalyptus.

Ses vertus sont également bien connues dans le cas d’infections urinaires, qui peuvent être provoquées par une urine trop acide. Le bicarbonate permet de diluer cette acidité et joue à la fois un rôle préventif en rendant les urines plus alcalines. Pour se faire, boire régulièrement un verre d’eau au bicarbonate de soude, particulièrement lorsque vous avez fait un repas « acide » (alcool, café, sucreries, excès de viande…). En cas d’infection urinaire, la première chose à faire est de consulter un médecin.

Les mycoses vaginales peuvent notamment se développer en milieu trop acide. En pratiquant des lavements vaginaux au bicarbonate de soude, vous pouvez donc réduire le risque d’en développer. Diluez une à deux cuillères à soupe de poudre dans un litre d’eau tiède et utilisez une poire à lavement pour faire pénétrer le liquide dans le vagin. A ne pas faire au quotidien, sinon vous risqueriez de déséquilibrer votre flore vaginale.

Grâce à ses propriétés fongistatiques, le bicarbonate de soude aide aussi à venir à bout des mycoses des pieds, qui démangent plus que de raison. Laissez tremper vos petons dans un bain d’eau bicarbonatée (un verre pour un litre), un petit quart d’heure chaque jour, et vous devriez y trouver un soulagement.

 

Les règles d’or de l’utilisation du bicarbonate


Comme n’importe quelle automédication, l’utilisation du bicarbonate exige de prendre quelques précautions.
D’abord, dans le choix du produit : évitez de l’acheter dans un boui-boui quelconque ou même sur internet. Préférez les rayons des supermarchés, avec un emballage bien étiqueté, ou celui des pharmacies et parapharmacies.
Combien ça coûte ? Un paquet de 500 g devrait vous revenir entre 2 et 5 euros.

Vous pouvez l’acheter en petit paquet de 500 g, 1 kg… Mais pour les gros consommateurs, qui en font également un usage ménager, il existe également en sacs de 25 kg ! Vous pouvez utiliser le même bicarbonate pour cuisiner, récurer votre évier ou panser vos plaies.

Pour le stocker, optez pour les placards de la cuisine ou ceux de la salle de bains, s’ils ne sont pas trop humides, placez-le dans un contenant hermétique. Même si le bicarbonate est inoffensif, ne le laissez pas à la portée des enfants.

 Pour tous les bobos santé, souvenez-vous des règles de base de l’automédication :
- Elle ne doit pas durer plus de deux ou trois jours.
- Si les symptômes persistent ou s’aggravent, consultez immédiatement votre médecin.
- L’automédication est réservée aux problèmes bénins : au moindre signe laissant penser que ce peut être plus grave (coup de soleil très profond ou très étendu, gonflement suite à une piqûre d’insecte, brûlures d’estomac fortes ou accompagnées d’autres symptômes, etc.), consultez immédiatement votre médecin.
- En cas d’hésitation quant aux bienfaits potentiels du bicarbonate sur un symptôme précis, demandez conseil à votre pharmacien. Même chose si vous suivez un traitement autre : assurez-vous que le bicarbonate n’est pas, alors, contre-indiqué.
- Les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans ne devraient pas utiliser le bicarbonate pour des usages internes (c’est-à-dire avec ingestion du produit), de même que les personnes suivant un régime sans sel ou souffrant d’hypertension.

Vers un générateur universel fonctionnant à l'électricité statique ?

Des chercheurs chinois travaillent à mettre au point un micro générateur capable de produire de l'électricité à partir des frottements.



SOUFFLE DE VENT. Produire de l'électricité bon marché à partir d'un simple mouvement du corps, d'un souffle de vent ou d'un robinet ? Cela pourrait devenir une réalité grâce à un prototype de générateur qui exploite l'électricité statique, présenté mardi 4 mars 2014 par des chercheurs chinois.
Le fonctionnement de ce générateur repose sur la "triboélectricité", l'électricité produite par le frottement de deux matériaux, qui permet par exemple à un ballon de se charger électriquement pour adhérer à un mur après avoir été frotté contre un pull en laine.

ROUE DE VÉLO. L'équipe de Zhong Lin Wang (Institut pour la nano-énergie et les nanosystèmes de Pékin) a conçu un système capable de créer une telle charge électro-statique et de la collecter. Un assemblage de plusieurs petits disques composés de matériaux différents dont l'un, doté de rayons à la manière d'une roue de vélo, entre en rotation par rapport aux autres pour créer un courant électrique recueilli ensuite par des électrodes.

(a) Illustration schématique du générateur triboelectrique avec sa partie statique (le stator composé de trois disques dont un en or (image e) dans lequel rayonnent des électrodes), et la partie en mouvement (le rotor (d) en cuivre).
PROTOTYPE. Dans leur laboratoire, les ingénieurs ont réussi à produire ainsi du courant à partir de l'eau coulant d'un robinet, du souffle d'un ventilateur ou du mouvement de va-et-vient de la main, pour alimenter au choix des ampoules électriques, un réveil digital ou recharger un téléphone portable...
 
Différentes lampes alimentées par le générateur triboélectrique tournant à 1000 tours/min.
"ACTION MÉCANIQUE". "Il fonctionne pour les mouvements, réguliers ou pas, comme les mouvements du corps humain. À partir du moment où il y a une action mécanique, il peut générer de l'énergie", explique à l'AFP M. Wang, qui fait aussi partie de l'Institut de technologie de Georgie à Atlanta (Etats-Unis).
Ce système "a une large gamme d'applications: détecteurs embarqués sur des véhicules, téléphones mobiles, petits équipements électroniques, même la production d'énergie à l'échelle industrielle. Cela ouvre une nouvelle voie", lance le chercheur.
Un système simple particulièrement adapté pour produire de l'énergie à partir de mouvements naturels simples eux aussi, assurent ses concepteurs. Quasiment plats et ultralégers, les disques qui composent le générateur ont un encombrement et un coût très modestes par rapport à une dynamo classique, soulignent-ils.
Principe de fonctionnement du générateur. Ce schéma décrit ce qui se produit lorsque l'une des pales du stator en cuivre est en rotation contre le disque en Ethylène Propylène perfluoré (FEP en anglais). Lorsque la pale avance en frottant, elle génère des mouvements d'électrons. Ces derniers sont collectés par les électrodes lorsque le circuit électrique est fermé (short circuit dans la dernière ligne)
RENDEMENT. Selon l'étude publiée mardi dans la revue Nature Communications, ce prototype de générateur triboélectrique affiche en outre un rendement qui rivalise avec les alternateurs (électro-aimant tournant à l'intérieur d'une bobine) utilisés dans les centrales électriques.
Le prototype est encore de taille modeste, employant des disques d'une dizaine de cm de diamètre seulement, mais les chercheurs pensent pouvoir en augmenter considérablement les dimensions.
"Nous sommes en train de travailler pour voir comment générer de l'énergie à partir du mouvement des vagues de l'océan. Notre technologie peut être utilisée à grande échelle, de telle manière que l'énergie qui a été gaspillée durant des siècles soit désormais mise à profit", déclare M. Wang.

sciencesetavenir

LES FRANÇAIS MASSIVEMENT OPPOSÉS AU FINANCEMENT PUBLIC DES PARTIS POLITIQUES

Les Français se prononcent massivement contre le financement public des partis politiques : découvrez les résultats du sondage exclusif Ifop/Les Enquêtes du contribuable. Il n'est pas normal d'obliger les contribuables à soutenir des partis politiques dont ils ne partagent pas les idées !


Financement des partis politiques : l’opinion des Français
Ce sondage est paru dans Les Enquêtes du contribuable n°5:L’argent des partis politiques Magazine bimestriel vendu en kiosque et en ligne, 68 p., 3.5euros.
Les aides publiques constituent la principale ressource des partis politiques français…
Pourtant, 83% des Français pensent que les partis doivent se financer uniquement par les dons et cotisations de leurs adhérents.

Seuls les partis politiques qui présentent un nombre significatif de candidats peuvent prétendre à un financement public

Le financement des partis politiques est calculé en fonction des résultats obtenus aux élections législatives. Seuls les partis politiques qui présentent un nombre significatif de candidats peuvent prétendre à un financement public.
56% des Français estiment que ce système de financement est plutôt une mauvaise chose car favorise les partis déjà existants et empêche le renouvellement de la classe politique.

Les contribuables doivent financer des partis politiques dont ils ne partagent pas les idées
69% des Français jugent cette situation plutôt pas acceptable : il n’est pas normal d’obliger des contribuables à soutenir des partis politiques dont ils ne partagent pas les idées
Les contribuables veulent mettre un terme au financement public des partis politiques : stop au racket !
Ces organisations lourdement subventionnées entretiennent des élus peu soucieux de la bonne gestion de l’argent public : découvrez les dessous financiers des partis politiques dans notre numéro spécial des Enquêtes du contribuable.
Lu ICI

lundi 26 mai 2014

Pulvérisation de nanoparticules : un technicien allemand témoigne

Le sous-titrage en français vient du sous-titrage en anglais offert par Wuwei traduction.

* Jens tient à préciser qu'il n'a jamais trouvé de telles installations sur des avions civils, de passagers ou de fret.

* C'est en 2008 qu'il a travaillé sur cet aéroport. L'avion était équipé de réservoirs à l'intérieur et d'un pulvérisateur à l'arrière. Les militaires qui remplissaient les cuves travaillaient avec des respirateurs mécaniques, des gants spéciaux et des vêtements de protection. Car les substances versées dans les réservoirs contenaient des nanoparticules qui peuvent pénétrer dans le corps par la peau ou les voies respiratoires.

* En 2008, il n'avait jamais entendu parler des chemtrails. Mais quand il a commencé à se poser des questions et à enquêter il s'est rendu compte que les autorités ne divulguaient pas les informations.

* Il s'est donc adressé au bureau des « Verts » de son lieu de résidence. Il leur a laissé son nom et son numéro de téléphone, et n'a reçu aucun appel. Mais trois jours plus tard, son patron lui annoncé qu'il était licencié, et qu' « on » lui avait dit qu'il parlait trop.



dimanche 25 mai 2014

La recette du poulet américain au chlore



Le poulet américain au chlore  joue les  premiers rôles dans les négociations en cours sur le traité de libre-échange entre l’Europe et les Etats-Unis. Retour en cuisine.

La recette du poulet au chlore américain est assez simple : prenez un poulet plumé prédécoupé, plongez-le pendant quinze secondes dans un bain de solution chlorée et autres substances désinfectantes (chlorure de sodium acidifié, phosphate trisodique, acides peroxycarboxyliques….). Le poulet est désinfecté et débarassé de ses salmonelles. Il est prêt à cuire.




Recours irresponsable aux désinfectants

Cette recette peu alléchante est pointée du doigt par les parlementaires européens et les aviculteurs. L’argument des partisans de l’embargo européen (en place depuis 1997) est le suivant : les éleveurs européens, contraints par la réglementation, ont mis en place une chaîne complète d’hygiène et de contrôle des risques sanitaires. Les Américains auraient fait l’économie de cette politique de qualité et compenseraient leurs lacunes par un recours irresponsable aux traitements désinfectants. Ce tableau est un peu caricatural.

Les risques pour le consommateur

Pour renforcer leurs positions protectionnistes, les défenseurs du poulet européen mettent en avant deux arguments santé : les effets nocifs des produits de traitement, la résistance anti-microbienne. Problème : ces points ne sont pas étayés sur le plan scientifique. Les substances antimicrobiennes utilisées et les quantités résiduelles sur les aliments ne sont pas sources de risques pour le consommateur, affirment les grandes autorités sanitaires (Agence de santé publique du Canada, OMS-FAO, EFSA).

Résistances antimicrobiennes

Second argument des anti-chlore, ces produits renforceraient les fameuses résistances anti-microbiennes, problème de santé inquiétant pour la communauté internationale (Lire à ce sujet : La résistance aux antibiotiques : un défi majeur). Les Salmonelles, Campylobacter et autres bactéries qui se développent dans les milieux confinés de l’élevage seraient de moins en moins bien combattues par les produits désinfectants. Or, cela n’est pas prouvé. Consultée sur ce sujet en 2008, l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) avait conclu que l’on ne disposait pas d’assez d’éléments pour infirmer ou confirmer cette thèse.

Baisse de la qualité pour le consommateur

La position protectionniste des aviculteurs européens n’est pas fondée d’un point de vue scientifique, mais elle est compréhensible sur le plan économique et social. L’industrie de la volaille aux Etats-Unis (plus de 20 millions de tonnes), celle de la Chine, ou du  Brésil pèsent bien plus lourd que celle de la France et même de toute l’Europe. L’ouverture des frontières pourrait être catastrophique pour un secteur déjà très éprouvé (cf. la faillite du Groupe Ledoux en 2013). En tirant les prix vers le bas, elle serait sans doute une mauvaise nouvelle pour la qualité et le consommateur.

Bernard Duran

Sources :
www.processalimentaire.com
www.ccnmi.ca

Brésil 2014 : Nos vies valent plus que le fooball

we sign it - Brésil 2014 : Nos vies valent plus que le Football !

Brésil 2014 : Nos vies valent plus que le Football !


Avec une ordonnance du Tribunal, la police a expulsé 2000 familles de leurs foyers dans la zone proche du Stade Maracana, pour "des mesures de sécurité" et des "travaux de modernisation", en vue de la Coupe du monde 2014. La plupart des personnes expulsées sont des familles avec de jeunes enfants. Nous signons cette pétition pour montrer notre soutien aux familles expulsées.
Nous demandons au maire de Rio Eduardo Paes, le gouverneur de l’Etat de Rio Luiz Fernando de Souza (Pezão) et au président de la FIFA Joseph Sepp. Blatter d’arrêter cette honte
S'il vous plaît signer et  partager


Cette vidéo, par Paula Kossatz et Katja Schilirò, document traduit est le témoignage d'une femme sans abri, qui occupe l'hôtel de ville de Rio, en signe de protestation après être expulsés sous la menace de son domicile.
"Expulsés de Rio de Janeiro :
Il s'agit d'une honte ! Ils le font partout à nouveau ! En silence, du jour au lendemain ! Les politiciens comme Eduardo Paes (maire de Rio) et Pazao (gouverneur de Rio) l’ont commandé et a ordonné !
Ils demandent d’expulser et frapper nos enfants ! Au lieu de fournir des maisons ? Au lieu de virer cette merde UPP( unité de police de pacification) hors de nos communautés ?

Ils nous oppriment  juste avec cette connerie ! (de foot)
Nous n'avons pas tous des  bâtons ! Nous n'avons rien pour vous confronté (la police)  Vous êtes une bande de lâches ! Vous êtes pires que tranchée! (caniveaux)  »
Au nom de la Coupe du monde de la FIFA, le gouvernement a créé le projet UPP –( unité de police de pacification –) dans certains bidonvilles (favelas), de Rio.
L'UPP a simplement définie certains policiers militaires à l'intérieur des favelas de faire semblant de que Rio n'est pas une ville violente.
Après tout, la FIFA et les sponsors de la Coupe du monde besoin de ce genre de maquillage.

Avec la « pacification » des favelas, frais de loyer ont augmenté tellement que les pauvres ont été contraints de quitter leurs maisons et occupent des bâtiments abandonnés sur la ville.

Cette femme est l'un des sans-abri de la nouvelle coupe du monde.

Partout, les gens vont, le gouvernement envoie sa police militaire pour les expulser avec l'utilisation de la force et la violence. Ces personnes occupaient le trottoir à côté de l'hôtel de ville, se battent  pour leurs droits après être expulsés à la base dans d’un bâtiment abandonné d’une compagnie de téléphone (nommé Oi)
C'est le Brésil sous une dictature au nom du méga-événements... » (la coupe du monde de foot)



En Italie, des opposants au Lyon-Turin deviennent l’ennemi public n°1

La criminalisation des mouvements sociaux s’intensifie en Europe. Les militants du mouvement No Tav en Italie, fer de lance de l’opposition au projet de ligne grande vitesse entre Lyon et Turin, en font les frais. Quatre d’entre eux, accusés d’avoir détruit du matériel pour freiner les travaux, viennent de passer cinq mois en détention provisoire, dans des conditions très dures. Ils étaient jusqu’à présent poursuivis pour « acte de terrorisme ». En se constituant « partie lésée » au procès, la Commission européenne a cautionné les dérives de l’application tout azimuts des lois antiterroristes. Ce procès sous haute tension s’ouvre le 22 mai.
Plus de cinq mois maintenant que quatre militants italiens, opposés au projet de ligne à grande vitesse entre Lyon et Turin, font l’objet de mesures préventives d’enfermement. Depuis le 9 décembre 2013, et malgré des casiers judiciaires vierges, Chiara Zenobi, Claudio Alberto, Niccolò Blasi et Mattia Zanotti bénéficient d’un seul parloir de deux heures par mois - uniquement avec leurs parents - et se heurtent à la censure des correspondances. Ils sont accusés de terrorisme suite à la destruction de matériel. Ou plutôt « étaient » accusés. La Cour de Cassation de Rome vient en effet d’annuler le 15 mai 2014 le jugement du tribunal de la liberté de Turin quant aux accusations de terrorisme.
Les faits reprochés remontent à la nuit du 13 au 14 mai 2013. Une trentaine de militants s’introduisent sur le chantier du tunnel exploratoire de Chiomonte, en Val de Suse (Italie). Le but, saboter les machines présentes sur le site afin de ralentir les travaux. Après avoir cisaillé les barbelés et les grilles pour pénétrer sur le chantier, une partie des militants tient à distance les forces de l’ordre, présentes en permanence dans la zone, pendant qu’une autre partie du groupe incendie un compresseur et un générateur électrique. Lors de cette action, des cocktails molotov sont utilisés par les militants. Aucun blessé n’est à déplorer. Le lendemain, le mouvement No Tav revendique publiquement cette action.
Maintien des accusations
C’est finalement sept mois plus tard, le 9 décembre 2013, que les quatre opposants sont arrêtés, dans le cadre d’une enquête antiterroriste. Les chefs d’inculpation sont très lourds : « attentat à visée terroriste et acte de terrorisme avec utilisation d’engins de destruction ou explosifs » [1]. Les accusés sont également poursuivis pour « dégradation par incendie, violence contre des agents de la force publique, possession et transport d’armes de guerre ». Ces chefs d’accusation les placent sous un régime de détention particulier. Les quatre détenus se voient appliqués sans ménagement la mécanique de l’antiterrorisme.
« L’annulation du jugement par la Cour de Cassation implique que le tribunal de la liberté de Turin devra réviser les mesures préventives ordonnées, mais n’a pas de conséquences directes sur les accusations que les juges continueront à utiliser pendant le procès du 22 mai » analyse le site No-Tav.info. Lors de cette audience à huis-clos à la prison des Vallette (Turin), il est prévu que les inculpés soient entendus depuis leur cellule par captation vidéo, et les jurés placés sous escorte policière. Ces conditions, similaires à celles d’un procès anti-mafia, sont notamment dénoncées par Nicholas Bell du Forum civique européen. « L’utilisation totalement démesurée et inadaptée d’un arsenal de lois antiterroristes autour de ce procès forme un précédent inacceptable ».
La Commission européenne se porte « partie lésée »
132 parties civiles sont citées dans ce procès, des compagnies exécutant le chantier aux ouvriers et forces de l’ordre présents le soir du sabotage. La présidence de la Commission européenne s’est également portée « partie lésée » au titre de ses intérêts dans un projet qu’elle soutient depuis le début. « Non seulement la Présidence de la Commission européenne apporte son soutien à une procédure en tout point scandaleuse, mais elle légitime l’ouverture du champ des potentiels accusés d’acte terroriste, en Italie comme dans l’ensemble de l’Union Européenne », dénonce le mouvement No Tav. En clair, si les inculpés devaient être condamnés, ce jugement bénéficierait de surcroit d’une légitimité européenne.
Un appel a été lancé en France et en Europe par le Forum civique européen pour que des juristes et des observateurs des organisations de droits de l’Homme se rendent à l’ouverture du procès. « Il faut absolument empêcher que cette affaire ne soit traitée par la justice italienne que dans le huis-clos de la prison des Valette et lui donner un large retentissement », explique Nicholas Bell. Pour le Collectif international Pro No-Tav, il est essentiel de « marquer par toutes les interventions, prises de position et contributions possibles, que tout le monde est visé dans de telles procédures, que les inculpés ne sont pas seuls face à la mécanique délirante de l’antiterrorisme et qu’il est possible d’enrayer le travail d’isolement et d’effroi ». Une délégation internationale d’observateurs est en cours de constitution.
Sophie Chapelle
@Sophie_Chapelle sur twitter
Photo : CC / Ivan Crivellaro
Contact : Collectif international Pro No Tav (e-mail)
Nos précédents articles sur le projet de ligne à grande vitesse Lyon-Turin ici.

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La lutte européenne contre les grands projets inutiles s’élargit au gaz de schiste et aux projets miniers



Le quatrième forum européen contre les grands projets inutiles et imposés s’est achevé dimanche soir en Roumanie. Venus de tous les pays, les activistes ont élargi leur engagement, des infrastructures au gaz de schiste et à l’extraction minière.

- Rosia Montana (Roumanie), reportage Près de cent cinquante militants ont participé de jeudi à dimanche au quatrième Forum européen contre les grands projets inutiles et imposés, le FAUIMP 4, en Roumanie, dans un site menacé par un projet de mine d’or. Pendant quatre jours, ils ont échangé récits des luttes sur le terrain, réflexions sur la situation et les choix stratégiques, analyses de sujets techniques comme le partenariat public-privé, la compensation pour perte de biodiversité ou l’accaparement des terres.
Le Forum est né de la rencontre de grands mouvements d’opposition à des projets d’infrastructures, tels que la LGV Lyon-Turin, l’aéroport Notre Dame des Landes ou la gare de Stuttgart. Et ces trois mouvements formaient à eux trois une part substantielle du contingent présent. Ils ont indiqué où ils en étaient.
En Italie, la lutte ne faiblit pas : une manifestation samedi dernier à Turin a ainsi précédé de nouvelles révélations sur la réduction du financement européen – un des enjeux principaux du dossier – attendues en milieu de semaine. A Nantes, le contexte a changé dans le bon sens avec le départ de Jean-Marc Ayrault de son poste de Premier ministre et la procédure d’infraction engagée il y a trois semaines par la Commission européenne contre la France au sujet des études d’impact environnemental. Mais l’opposition maintient un niveau d’alerte important et prépare activement son prochain rassemblement des 5 et 6 juillet. En revanche, à Stuttgart, l’ambiance semble la moins optimiste : Elsbeth, membre de l’alliance Stuttgart 21, reconnaît une certaine « lassitude » : malgré des manifestations qui réunissent chaque lundi près de 2000 personnes, les travaux ont bel et bien commencé.
Autour de ces étendards de la lutte contre les grands projets d’infrastructures, le Forum en a mis d’autres en lumière. C’est le cas du projet de liaison LGV entre Tanger et Casablanca, au Maroc, ou bien du troisième pont sur le Bosphore, en Turquie : à Istanbul, un nouveau pont relié à un projet autoroutier est censé désengorger la ville, pour un coût dépassant deux milliards d’euros. Bulent Muftuoglu insiste, avec la Northern Forest Resistance of Istanbul, sur le déboisement et la destruction d’une forêt protégée. Muftuoglu représentait aussi la Gezi Park Association, qui lutte contre le projet de rénovation urbaine de la place Taksim qui détruirait le jardin de cette place, lutte à l’origine du mouvement de protestation y a un an en Turquie
Des infrastructures à l’extractivisme
Les projets miniers, au premier rang desquels celui de Rosia Montana, ont aussi pris une place importante dans les débats. S’il aura été beaucoup question du projet local de mine d’or appelé à détruire les montagnes environnantes en utilisant du cyanure, la plénière consacrée à la question aura mis en évidence un autre projet, en France, avec le permis de recherches de Villeranges (Creuse) octroyé à la société Cominor.
Le gaz de schiste et la fracturation hydraulique ont aussi fait une entrée remarquée dans le Forum. L’enjeu est crucial en Roumanie, où le premier puits d’exploration est imminent dans le village de Pungesti auquel s’intéresse Chevron depuis la fin de l’année 2012. Malgré d’importantes manifestations animées notamment par l’association Vira, les explorations se développent dans l’ensemble du pays. Une autre association, R9TM, s’est ainsi inquiétée des intérêts supposés de Gazprom dans la région de Timisoara. La lutte contre le gaz de schiste se poursuit aussi en Grande-Bretagne, comme l’a raconté l’association Platform.
C’est un enseignement important de ce Forum : la lutte contre les GPII ne concerne plus que les infrastructures, mais s’élargit à l’extractivisme.
Car les activistes européens poursuivent un travail de définition des GPII. Pour Paolo Prieri, une réussite du mouvement est d’avoir nommé son objet à travers le concept de Grand projet inutile et imposé. Tout en réaffirmant les principes de la Charte de Tunis, le Forum a avancé en élargissant le cadre de définition :
- Le souci des alternatives : La lutte contre les GPII ne se réduit pas à une opposition de principe. A l’image des opposants au projet de grande ligne HS2, en Angleterre, qui promeuvent en remplacement un système régionalisé, il s’agit de montrer que l’on peut faire autrement – bien souvent, en renouvelant l’existant.
- Le GPII est un avatar du néolibéralisme : en démontrant que les grands projets incarnent une vision capitaliste des solutions économiques à la sortie de crise, avec la foi dans un retour à la croissance adossé à l’argument de la création d’emploi, le Forum s’inscrit dans la lutte contre les plans d’austérité.
- La solidarité dans un contexte de criminalisation : répression policière et poursuites juridiques deviennent des préoccupations de plus en plus importantes pour les mouvements sociaux. Le Forum a déclaré son soutien aux quatre activistes italiens emprisonnés depuis plusieurs mois pour avoir détruit un compresseur d’air – ce qui leur vaut d’être accusés de terrorisme.
- L’échelon européen comme levier d’action/réaction : à deux semaines des élections européennes, il aura été beaucoup question d’Europe, tant il apparaît que l’Union européenne devient un acteur des politiques de grands projets – un atelier présentait notamment les « project bonds », ces nouveaux mécanismes de financement européen – tout autant qu’il peut être un facteur d’opposition, notamment sur les bases du droit communautaire.
Plusieurs idées ont aussi émergé à Rosia Montana. Le mouvement Utopia a notamment proposé de lancer une Initiative citoyenne européenne (ICE) autour des grands projets inutiles et imposés. L’idée soulève néanmoins des questions difficiles : faut-il se reconnaître comme une entité à part entière, condition pour porter ce type d’initiatives ? Doit-il se structurer officiellement, afin de se donner une existence en tant que telle et s’exprimer d’une seule voix, reconnue par tous ? L’assemblée n’a pas formulé de réponse à ces questions, qui se cristallisent en fait sur un point d’achoppement : quel rapport du mouvement au politique ?
En tout cas, le Forum a confirmé la dynamique en mobilisant une nouvelle fois les grands mouvements d’opposition nationaux. Convoquer une telle assemblée pour la quatrième année consécutive, en y intégrant de nouveaux acteurs, atteste de la force de convergence de ce réseau à l’échelle européenne. « Continuité et élargissement », résume Geneviève Coiffard-Grosdoy, qui avait fait le déplacement au nom de la coordination des opposants à Notre Dame des Landes. Le Forum pourrait s’ouvrir aux pays méditerranéens, comme il a été proposé. Et des coopérations sont engagées, par exemple entre le collectif des naturalistes en lutte de Notre Dame des Landes et le mouvement Salvati Rosia Montana, pour apporter de l’expertise sur les inventaires de biodiversité.
A court-terme, l’avenir du mouvement passe par la création d’un site web commun, prenant pour base celui créé pour l’occasion, décliné en six langues malgré des moyens très restreints.
Rendez-vous est pris pour l’année prochaine. Le lieu reste incertain : Istanbul, en raison de la vigueur des mobilisations populaires, ou le pays Basque, où la focale sur les lignes à grande vitesse permettrait peut-être d’ouvrir à la question plus globale du transport. D’ici là, le paysan roumain qui accueillait le forum a défini le programme : « La lutte, la lutte, la lutte ! »

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