vendredi 30 janvier 2015

La loi Rothschild, cause de l’endettement de la France



La prétendue "dette" de la France est une gigantesque arnaque,
et il n’est pas question de la "rembourser" !
Extraits d’une biographie de Georges Pompidou :
Georges Pompidou fit parti du cercle restreint des proches du général de Gaulle, et cette proximité lui valut d’être nommé chef de son cabinet d’avril 1948 à 1953.
En 1953, il entra à la banque Rothschild, où il occupa rapidement les fonctions de directeur général et d’administrateur de nombreuses sociétés. Ce fut pour lui l’occasion de participer à la vie économique du pays, d’accroître le champs de ses compétences et d’établir un éventail plus large de relations.
Il rédigea néanmoins, durant cette période d’intense activité, trois présentations de classiques illustrés sur Racine, Taine et Malraux.
Le général de Gaulle élu à la présidence, Georges Pompidou retourna pendant quelques temps vers le monde de l’entreprise en réintégrant la banque Rothschild.
Membre du conseil constitutionnel en 1959, il profita également de cette période pour rédiger une anthologie de la poésie française.
Georges Pompidou s’installa à l’Élysée le 15 juin 1969. Son mandat fut écourté par son décès le 2 avril 1974 à Paris.

3 janvier 1973, réforme de la Banque de France
Dans la loi portant sur la réforme des statuts de la banque de France, nous trouvons en particulier cet article 25 très court, qui bloque toute possibilité d’avance au trésor :
« Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la banque de France. »
Ce qui signifie que l’article 25 de la loi 73-7 du 3 janvier 1973 interdit à la Banque de France de faire crédit à l’État, condamnant la France à se tourner vers des banques privées et à payer des intérêts ; alors qu’avant cette loi, quand l’État empruntait de l’argent, il le faisait auprès de la banque de France qui, lui appartenant, lui prêtait sans intérêt.
Autrement dit : auparavant, l’État français avait le droit de battre monnaie, et avec cette nouvelle loi, il perd ce droit qui est du même coup légué aux banques privées, qui en profitent pour s’enrichir aux dépends de l’État en lui prêtant avec intérêt l’argent dont il a besoin.
Cette décision correspond à une privatisation de l’argent et ramène la nation au même rang que n’importe lequel de ses citoyens.
L’accroissement sans fond de la dette publique trouve son origine précisément là. Voici en effet un graphique représentant l’évolution de la dette, avec et sans intérêt. La courbe rouge représente bien sûr la dette constatée, calculée avec les intérêts.

Cliquer sur l’image pour l’agrandir.
La dette à fin 1979 était de 239 milliards d’euros (*), déjà injustifiables ; la dette à fin 2008 s’établit à 1327 milliards d’euros ! Ainsi, entre 1980 et 2008, la dette a augmenté de 1088 milliards d’euros et nous avons payé 1306 milliards d’euros d’intérêts.
1327 - 1306 = 21 Milliards d’Euros ! : Si nous avions pu créer notre monnaie — faire exactement ce qu’ont le droit de faire les banques privées —, la dette publique serait quasiment inexistante aujourd’hui.
Georges Pompidou a été le directeur général de la banque Rothschild ; il en était le valet, il n’est par conséquent pas étonnant qu’il ait fait cette loi du 3 janvier 1973 qui interdit à l’État français de battre monnaie et qui a endetté la France d’une façon structurelle et incommensurable auprès de banques privées comme la banque Rothschild.
C’est pourquoi, cette loi, je propose de l’appeler désormais la loi Rothschild.
NOTE (*) : La dette à la fin 1979 était en réalité de 82,8 milliards d’Euros, soit 21% du PIB ; mais en tenant compte de l’inflation, cela fait aujourd’hui 239 milliards d’Euros.
 
Voici comment supprimer la dette de la publique :

mercredi 28 janvier 2015

Psychanalyse du réflexe de crédulité



moutons-credulite
L’erreur à répétition de la grande majorité grégaire des humains sensibles de cette planète est ce réflexe inconscient, pavlovien, de recours systématique aux émotions face à n’importe quel événement porté à leur connaissance.

Collin Powell, le 5 février 2003, devant le Conseil de Sécurité de l’ONU.
Collin Powell, devant le Conseil de Sécurité de l’ONU.
La technique est simple et fait appel aux fondamentaux de l’ingénierie sociale et aux mécanismes de fabrication du consentement désormais célèbres grâce à Noam Chomsky et Edward Herman (La fabrication du consentement, Agone, 2008), mais aussi à Guy Debord et au mouvement situationniste avant eux. Citons les travaux de Walter Lippmann (Public opinion, 1922) et du neveu de Freud, Edward Bernays (Propaganda, 1928, traduction: Zones, 2007) dans les années 1920, sur l’ingénierie du consentement et la manipulation de l’opinion publique institutionnalisée, théories qui influenceront plus tard Joseph Goebbels et le régime nazi…
Maintenant que nous avons notre point Godwin, nous allons pouvoir entrer dans le vif du sujet.
L’ingénierie du consentement est l’essence même de la démocratie, la liberté de persuader et de suggérer.
–  Edward L. Bernays dans The Engineering of Consent
Les méthodes modernes d’information (ou de désinformation) nous suggèrent le seul recours systématique à notre cerveau limbique, siège de nos émotions, nos réactions grégaires et nos comportements primitifs, par l’intermédiaire de stimuli liés à la mise en situation de l’information.

cerveauCela nous rappelle effectivement le mécanisme de défense théorisé par Freud appelé projection.
Ce mécanisme terriblement efficace aujourd’hui permet à l’individu « menacé » de se sortir d’une situation émotionnelle vécue comme intolérable par lui, de s’acquitter d’un traitement complexe générateur de stress, puis de passer à un autre sujet. Dans ce processus, les informations mises en scène ou en situation, de façon plus ou moins médiocres, sont perçues comme des stimuli prenant la forme de signaux de danger pour la survie de l’individu.
Pourquoi ?
L’individu en société a-t-il perdu toute capacité de raisonnement personnel ?
L’analyse comportementale d’une masse d’individus soumis à des informations imagées et sonorisées nous ramènent systématiquement aux comportements instinctifs les plus primitifs de l’homme, les moins gratifiants, avouons-le.
Les fondations de l’affect de l’individu ponctuellement désarçonné sont ébranlées par un recours quasi religieux à la croyance. En qui avoir foi ? Qui croire ? Dans les mains de qui faut-il remettre son sort ?
En bref, la porte ouverte à une crédulité potentiellement sans limite.
Les processus sont particulièrement bien rodés.
Les individus sont mis dans une situation de stress où il leur est demandé de faire un choix (totalement fabriqué, binaire et manichéen) parmi le peu qui leur sont offerts. Ce choix est même orchestré de moins en moins savamment de manière à ce qu’une seule et unique issue s’impose d’elle-même au nom de notions universelles nobles et indiscutables : sauver l’humanité d’un danger, apporter la démocratie, libérer un peuple de son tyran… Nous l’avons tous entendu ce principe de « guerre juste » ou encore de « droit d’ingérence », spécialement remis au goût du jour pour le premier et inventé pour le second afin de justifier des actions militaires particulièrement douteuses au regard du droit international.
Vietnam, Golfe, Irak – Des impostures états-uniennes au service de la « guerre juste ».
Pas besoin de remonter bien loin : je vous renvoie aux médiocres entretiens de la télévision américaine mis en scène autour de la famille de James Foley (le journaliste « décapité »), ou encore auparavant à la mise en scène dite des «couveuses du Koweit » en 1990.

Vietnam, Golfe, Irak – Des impostures états-uniennes au service de la « guerre juste ».
Quoi qu’il en soit, l’individu « déconditionné » voit ce genre de spectacle, où l’humain est rabaissé au rang de bête stupide, d’un œil perplexe.
« Non ! L’homme n’est pas si bête ? »
Evidemment, la masse portera son choix du sauveur sur le menteur le plus convaincant, qui aura apporté des informations minutieusement choisies, souvent ignorées d’elle. Celle-ci face à une situation complexe à analyser et à traiter donnera son quitus grégaire au plus éloquent des faussaires, à celui qui lui évitera d’avoir à réfléchir, dans ce qui représentera un lumineux ersatz de spectacle, avec son décorum, ses codes et ses grossières mises en situation, spectacle souvent scénarisé et sponsorisé pour des questions de rentabilité de la société du spectacle. Même la plus grande des escroqueries doit entrer dans une grille.
Cela va sans dire, mais ça sonne tout de même mieux quand c’est dit : pour prospérer, le système a besoin de faire passer des idéologies à la masse laborieuse.
Le terrorisme, internationalisé à coup de milliards et relayé en dolby surround 5.1 et 1080p par les médias dominants, est aujourd’hui l’exemple le plus parlant de fabrication du consentement.
Tous ces mécanismes n’auraient pourtant aucune emprise sur des cerveaux totalement affranchis de leur conditionnement social.
Le prolifique Jiddu Krishnamurti, à travers son incroyable catalogue d’ouvrages, conférences et causeries, reste sans nul doute un auteur de référence sur ce thème.
Citons par exemple Se libérer du connu, L’Esprit et la pensée ou encore L’éveil de l’intelligence.
Hermann Hesse, lui aussi, nous décrit les écueils du samsara dans son roman Siddhartha.
Siddharha est un Bouddha qui prendra conscience à travers son voyage initiatique que la roue du samsara représente 3 poisons majeurs de la vie : l’ignorance, la haine et l’orgueil, s’enchaînant cycliquement dans la vie, telle une expérimentation inconsciente de notre nature animale.
Ce schéma que je vous propose ne représente que les fondations élémentaires de l’ingénierie du consentement. Je ne suis ni écrivain, ni intellectuel. Il se déduit simplement de l’analyse des comportements d’individus qui nous entourent.
Ce mode de fonctionnement est tellement classique qu’il semble être devenu avec les décennies le mode de fonctionnement normal des cerveaux humains.
Là encore, pourquoi ce retour aux réflexes primitifs et archaïques de notre système cognitif ?
Le recours au réflexe de survie avant toute analyse critique.
Sommes-nous devenus des animaux « pré-historiques » ?
.
Par Jérôme & Galil

Désintox: de quoi Syriza est-il la victoire?



Jean-Michel Vernochet donne son analyse du résultat des élections qui ont vu le triomphe du parti Syriza à Athènes dimanche dernier. Il ne faut pas croire ceux qui prédisent l’écroulement de l’Europe et la disparition de l’euro. En revanche, il faut craindre la contagion sur la France de Mélenchon et de Valls.
 Médias-Presse-Infos

7 vérités choquantes sur l’Arabie Saoudite 'moderne' de feu le roi Abdallah

Plusieurs dirigeants mondiaux ont présenté leurs hommages au roi saoudien Abdallah, décédé la semaine dernière. Le Premier ministre britannique David Cameron a déclaré qu’il avait renforcé le dialogue entre les religions; Christine Lagarde, directrice générale du FMI, a souligné le féminisme « discret » du roi, tandis que Tony Blair voit dans le personnage, un « modernisateur habile qui a dirigé son pays vers l’avenir ».
Cependant, RT a dressé une liste de 7 points critiques sur le régime du roi Abdallah.

1. Pas d’élections, pas de partis, aucun parlement et aucune dissidence
L’Arabie Saoudite est apparue en 2014 dans le bas du classement annuel établi par Freedom House en ce qui concerne les libertés civiles et politiques à l'instar de pays tels que la Corée du nord, le Turkménistan ou encore certaines des plus violentes dictatures africaines. En Arabie Saoudite, il n’existe aucune élection nationale, les partis politiques sont absents, et il n’y a pas non plus de parlement. Seule fonctionne une chambre consultative symbolique, connue sou le nom de Majlis al-Shura. Toute critique du régime est strictement interdite. L’année dernière, le militant d’opposition Abd al-Karim al-Khoder est devenu prisonnier politique après avoir réclamé le passage à un gouvernement constitutionnel. Peu de temps avant la mort du monarque saoudien, le blogueur Raif Badawi a reçu 50 des 1000 coups de fouets auxquels il a été condamné pour prôner la liberté d’expression sur son site.

2. L’égalité saoudienne : des emplois pour les 7.000 princes de la Maison des Saoud
Plus de 7.000 princes portant le nom de famille al-Saoud résident en Arabie Saoudite, mais selon plusieurs experts, le nombre réel serait plus proche de 30.000. Chacun a le droit à un emploi qui correspond à sa lignée, ce qui crée des centaines de sinécures tandis que tous les talents d’Arabie Saoudite sont exclus des fonctions importantes s’ils n’ont pas la chance de porter ce nom.

3. Archaïsme de la succession du pouvoir
Outre l'existence d'une kyrielle de descendants susceptibles de prétendre accéder au pouvoir, la Maison des Saoud est paralysée par des lois de succession obsolètes. Ce n'est pas la primogéniture (selon laquelle le titre est hérité par le fils ainé du monarque) qui prévaut en Arabie saoudite, mais l’ancienneté patrilinéaire, qui privilégie la fratrie d’un individu. Cela signifie que Salmane ben Abdelaziz al-Saoud, âgé de 79 ans est devenu roi d'Arabie Saoudite à la suite du décès de son demi-frère Abdallah mort à 90 ans d’une pneumonie.

4. La loi en Arabie Saoudite : cimeterre et coups de fouets
Le parallélisme entre les systèmes juridiques de l’Arabie Saoudite et de l’Etat islamique est évident. Tous deux se basent sur le hanbalisme, l’école la plus conservatrice de l’islam sunnite. Beaucoup de juges de l’EI sont saoudiens car ils sont familiarisés avec ce type de jurisprudence. Parmi les sentences de ces tribunaux, on trouve entre autres des châtiments corporels tels que l’amputation des pieds et des mains pour vol, les coups de fouets pour l’adultère, la décapitation pour les accusations de sédition, de car-jacking, de sorcellerie ou de trafic de drogue. L’année dernière, 87 personnes ont été décapitées, ce qui correspond à la moyenne annuelle des 5 dernières années.

5. Absence des droits de l’homme
Il n’existe pas de code juridique en Arabie Saoudite. Les juges sont libres de dicter la sentence comme bon leur semble conformément à leur interprétation des écritures islamiques. Leur pouvoir est illimité, ce qui a pour conséquence de créer probablement l’un des systèmes juridiques les plus contradictoires au monde au sein duquel les condamnés n’ont aucun moyen de faire appel. Par ailleurs, une grande partie de la procédure judiciaire repose sur les aveux de l’accusé, ce qui encourage la torture. En pratique, la véracité des informations obtenues de cette manière est plus faible qu'à Guantanamo. Le roi Abdallah a tenté de rationnaliser ce système en créant davantage de cours d’appel et en sélectionnant de manière plus stricte les juges. Il n’a cependant pas remis en question l’ensemble du système et il a approuvé toutes les nominations des juges au cours des deux dernières décennies.

6. Absence de droits pour les femmes
Au cours de la dernière décennie, la lutte pour l’émancipation des femmes en Arabie Saoudite s’est principalement focalisée autour de leur revendication du droit à conduire un véhicule dans ce pays. Cette monarchie est le dernier pays du monde où les femmes n’y ont pas droit. Toutefois, la privation de ce droit est certainement le dernier des soucis des femmes saoudiennes. En effet, beaucoup d’entre-elles aimeraient pouvoir sortir de leur domicile, faire des courses, signer des documents juridiques, bref toute une série d’actes officiels sans pour autant avoir recours à l’autorisation d’un tuteur, mari ou père. En outre, devant un tribunal, leur témoignage n’équivaut qu’à la moitié de celui d’un homme. Le roi Abdallah a encouragé l’éducation des femmes et leur a attribué un cinquième des sièges au conseil de la Choura tout en leur permettant de voter et de se présenter aux élections 2015. Mais il s’agit de gestes purement symboliques qui n’ont pas eu de véritables conséquences sur l’existence de la plupart des femmes saoudiennes qui restent parmi les plus défavorisées du monde.

7. Ambiguïté de la lutte contre le terrorisme
L’année dernière, l’Arabie Saoudite a fait un don de 100 millions de dollars à l’ONU dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Toutefois, selon des câbles diplomatiques publiés par WikiLeaks en 2010, les Etats-Unis considèrent l’Arabie saoudite comme la plus grande source de financement du terrorisme dans le monde. Le pays est en quelque sorte la « tirelire » d’Al-Qaïda et d’autres groupes radicaux. Même si une majorité de ces financements est issue de particuliers, il est fort peu probable que cela ait été un secret pour le roi Abdallah.
Source:http://www.express.be/joker/fr/world/7-verites-choquantes-sur-larabie-saoudite-moderne-de-feu-le-roi-abdallah/210870.htm

Accords TAFTA / TTIP : Quand la Commission européenne ignore la volonté populaire.

La Commission européenne s’est finalement prononcée sur l’un des dossiers les plus épineux des négociations sur le TTIP, l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les États-Unis, si fortement soutenu par le gouvernement italien : il s’agit du projet de création de tribunaux privés spéciaux pour les arbitrages sur les investissements, par lesquels les multinationales américaines pourraient faire condamner les pays européens si ces derniers s’aventuraient à modifier leurs lois sociales, sur la sécurité ou sur l’environnement, et que cela impactait négativement les profits attendus par les capitalistes à la bannière étoilée. Le même mécanisme pourrait être utilisé par les investisseurs européens outre-Atlantique. En anglais, un tel mécanisme s’appelle Investor-to-State Dispute Settlement (ou  ISDS)…

Face aux craintes émises par différentes parties, la Commission européenne a organisé l’été dernier une vaste consultation publique. Mais la question posée lors de ce sondage en ligne ne demandait pas si les citoyens européens voulaient oui ou non de ces tribunaux privés, mais comment et en quoi les procédures de ces mêmes tribunaux devaient être changées. Malgré tout, ce sont plus de 150 000 réponses qui sont parvenues à Bruxelles. L’immense majorité, 97 % précisément, s’est déclarée très préoccupée par ces nouveaux mécanismes judiciaires qui ne pourront être utilisés que par les grands investisseurs internationaux. En effet, les simples citoyens et les gouvernements ne pourront se tourner que vers les tribunaux nationaux s’ils veulent citer ces grandes entreprises à comparaître.

Mardi dernier, la Commission européenne a rendu publique son interprétation des résultats de cette consultation. Snobant l’opposition populaire à ces mesures, elle a déclaré vouloir promouvoir un agenda de réformes pour l’ISDS afin de le rendre plus efficace dans les accords sur les investissements. Une violation de plus de la démocratie de la part des bureaucrates de Bruxelles, qui va certainement jeter encore plus d’huile sur le feu à propos de ces accords TAFTA / TTIP.

Pour faire passer la pilule, la Commission a fait savoir qu’elle allait organiser d’autres consultations, mais dans le même temps, elle n’a absolument rien changé au texte qui prévoit le même type de dispositif dans l’accord de libre-échange entre l’UE et le Canada, qui devrait être ratifié par le Parlement européen en 2015. La société civile a exigé à cor et à cri que ces accords soient également relus avant d’être signés, mais la Commission semble une fois de plus vouloir faire la sourde oreille. L’approche suivie par Bruxelles dans les négociations avec le Canada est déjà présentée comme celle qui sera appliquée pour réformer l’ISDS. Pourtant, le texte fait clairement apparaitre les risques de voir le pouvoir rester dans les seules mains des investisseurs, au détriment des entreprises nationales et des citoyens.

Plusieurs secteurs de la société civile, mais aussi une partie du secteur privé se sont déclarés inquiets face au projet d’ISDS dans les accords TTIP, se disant préoccupés par l’autodémission de la part des gouvernements qui s’interdiraient alors de pouvoir lancer des politiques industrielles avantageuses pour leur économie nationale. Il suffit de penser à l’exemple récent des interventions gouvernementales sur l’ILVA (*), par exemple.

Par ailleurs, les procès intentés aux gouvernements européens par des multinationales étrangères commencent à apparaitre ici et là, sur la base des accords bilatéraux déjà en place sur les investissements. Et personne n’est à l’abri. En février 2014, plusieurs investisseurs étrangers en Belgique, France et Allemagne ont porté plainte devant le tribunal privé de la Banque mondiale contre le gouvernement italien concernant la revue à la baisse des subventions au secteur du photovoltaïque. C’est la première fois que le gouvernement italien est placé ainsi sur le banc des accusés (privés). Il est symptomatique que les investisseurs aient choisi cette voie plutôt que de se tourner vers la Justice ordinaire italienne, ou par la suite vers celle européenne (voire la Cour européenne de Justice).

En tout cas, la bataille de l’ISDS et du TTIP continue. Prochain arrêt à Bruxelles le 4 février, pour une manifestation devant la Commission européenne au moment où les négociations avec les USA reprendront.
Antonio Tricarico

Source : Tribunale privato per affari multinazionaliRe:Common, le 19 janv. 2015
Traduction : Christophe pour ilFattoQuotidiano.fr

Fraude alimentaire. L’huile d’olive mieux que la cocaïne

L’huile d’olive ne serait pas aussi pure que l’image qu’on en a.  Le marché qu’elle  représente est si juteux qu’il attire aigrefins et mafias. Une enquête italienne est très inquiétante : 4 bouteilles d’huile d’olive extra-vierge « italienne » sur 5  sont en réalité coupées avec de l’huile étrangère (1)? C’est notre carton rouge de la semaine.
Huile d’olives – Gare à la la fraude !
La fraude porterait donc sur des quantités énormes car le marché pèse 5 milliards d’euros par an. La question est : faut-il vérifier l’huile d’olive que nous achetons dans nos magasins ? De quoi s’agit-il ?
Huile d’olive : vers une production australienne ?
De l’huile bas de gamme en provenance du Maroc, de Grèce, d’Espagne, du Maroc et de Tunisie se trouvait mélangée à de l’huile « de qualité » italienne. L’huile d’olive italienne étant plus chère, le bénéfice des fraudeurs est très important. En Italie les douanes et la police fiscale ont ouvert une enquête européenne.
L’huile d’olive est « vierge extra » lorsqu’elle est issue d’une 1ère pression à froid par procédés physiques sans traitement chimique. Elle offre une couleur et un arôme parfaits. Elle ne contient pas d’huile raffinée ou d’huiles issues d’autres graines ou noix oléagineuses.
L’Italie réussit grâce aux filières de fraude « bien huilée » à faire un tour de passe-passe monumental : elle exporte plus d’huile d’olive qu’elle n’en produit ! Bien entendu, l’agri-mafia qui magouille dans l’huile d’olive joue sur la non-traçabilité des olives et des huiles pour embrouiller le consommateur.(1)
L’agri-mafia de l’huile d’olive contrôle le marché
« Il y a un groupe puissant dans l’agroalimentaire qui s’enrichit illégalement grâce à l’importation et l’absence de traçabilité des huiles mélangées » décrypte Stefano Masini, dans La Repubblica.  La Grèce, le Maroc, l’Espagne et la Tunisie sont des pays producteurs d’huile d’olive qui vendent à  des importateurs qui mélangent des huiles de toute provenance pour faire une huile passe-partout, pourtant présentée dans des emballages flatteurs aux couleurs de la Méditerranée.
  • Repères : L’Italie produit environ 700 000 tonnes d’huiles d’olive et en exporte 1,5 million de tonnes ! (production mondiale = 2,1 Mt.)
  • Depuis le 1er juillet 2009, les producteurs d’huile d’olive vierge et extra vierge d’Europe doivent indiquer l’origine géographique du moulin et des olives.
Celle-ci est ensuite ré-exportée aux États-Unis, au Canada, au Japon ou en Europe. Le gain est énorme :  selon La Repubblica, l’huile d’olive étrangère est importée pour seulement 0,2 €/kg, puis est revendue plus de 4 €/kg. Ces importateurs « contrôlent les prix, ils contrôlent le marché. Il fut un temps où ces entreprises réputées pressaient les olives. Maintenant, ils ont des silos », a-t-il poursuivi.
Vous avez trouvé une bouteille d’huile Carapelli de 750 ml à 3,50 € ?  Vu les coûts de production, de transport et de commercialisation des huiles de qualité, il n’est tout simplement pas possible d’avoir une authentique huile d’olive vierge extra à ce prix.

Un problème qui ne date pas d’hier


La fraude à l’huile d’olive ne serait pas nouvelle : déjà dans la Rome antique on avait été obligé de recourir à des étiquetage anti-fraudes sur les amphores stockant l’huile d’olive.  Au Moyen Age, l’huile d’olive dont on se sert pour les Saintes huiles pouvait être « coupée » avec des huiles d’une autre provenance.

« On peut désormais parler de mafia agricole dans le secteur de l’huile d’olive » (2)

Tom Mueller, un écrivain américain a publié un livre sur la fraude dans l’industrie de l’huile d’olive italienne à partir d’une enquête publiée sur le sujet dès 2007 pour le New Yorker. Un grand marchand d’huile d’olive italien, Domenico Ribatti, a été condamné à 13 mois de prison au cours des années 1990 pour avoir faire passer de l’huile de noisette turque, raffinée dans sa propre usine, pour de l’huile d’olive italienne. Un autre grand importateur, Leonardo Marseglia, a été accusé de vendre des huiles non-européennes.
La fraude à l’huile d’olive, une vraie spécialité italienne
Selon l’Union Européenne en 2007, 95% de toutes les fraudes connues sur les subventions agricoles européennes sont recensées en Italie. (2) Pas étonnant donc que l’huile d’olive, chère à produire, soit concernée. Concrètement, la fraude commence par les étiquettes : elles doivent préciser le contenu des bouteilles et les mélanges. Celles provenant d’Italie ou exportées sont souvent trompeuses voire carrément illisibles. Ainsi les mentions «extra vierge» sont souvent très bien contrefaites.
En 2009, les mouliniers de PACA  avaient protesté publiquement contre les revendeurs qui usurpent le qualificatif géographique  « AOC Provence » pour vendre de l’ huile provenant surtout d’Espagne. Cette huile d’olive faussement provençale était vendue à des prix bien moins élevés que les AOC régionales : « L’ huile d’olive AOC Vallée des Baux est vendue en moyenne entre 16 et 23 € le litre. En Espagne, en vrac, elle est vendue 1,80 € et revendue l’ été sur les marchés 14 € ! »
Cette huile frelatée fait souvent son chemin jusqu’à nos rayons ; ainsi en Grande-Bretagne un haut fonctionnaire a déclaré  que «les filières criminelles s’éloignent de la drogue car la contrefaçon [aux denrées alimentaires] encourent des peines de prison bien moindres. 10 ans et plus pour la contrefaçon de médicaments, contre moins de la moitié pour la fraude alimentaire ».  Il confirmait ce que dit Tom Mueller: «Les bénéfices [de la fraude d’huile d’olive] sont comparables à ceux du trafic de cocaïne, sans les risques. »
C’est très logiquement que l’huile d’olive frelatée se retrouve dans bien des produits : en fait des centaines de produits contiennent de l’huile d’olive, qui est un produit très polyvalent. Au Québec, il a été estimé qu’environ 20% de ces produits contiennent autre chose que l’huile d’olive annoncée.  Dans certains cas, le contenu en huile d’olive ne dépasse pas 40% : à la place, on a trouvé des résidus de branches, de noisettes (3) ou de feuilles, différentes huiles végétales (tournesol, colza, soja) bien moins  chères. On y a même trouvé divers produits chimiques allant du savon au solvant.
De quoi faire peur car cela peut poser des problèmes d’allergie ou de santé non négligeables ! (4)
En France, où la consommation d’huile d’olive dépasse très largement la production nationale (100 000 tonnes contre 4 500 tonnes (6)), l’une des fraudes les plus fréquentes consiste en l’incorporation d’huile de grignons d’olive à l’huile vierge. Les huiles importées concurrencent souvent les huiles françaises, de qualité et plus chères, et parfois en les contrefaisant, notamment sur les marchés de Provence. Heureusement, on dispose maintenant de moyens réglementaires et techniques pour déceler les huiles de pauvre qualité mélangées aux bonnes.

Les vendeurs d’huile d’olive, tous pourris ?

Non, bien sûr. Il faut juste savoir que le marché de l’huile d’olive « manufacturée » obéit à des règles dont le consommateur doit être conscient pour savoir ce qu’il achète :
Les huiles d’olive les plus courantes en grande distribution sont des huiles dont l’origine et l’année de récolte ne sont pas indiquées. Pourquoi ?
1. Les industriels mélangent différentes huiles provenant de différents pays pour en faire un  “mélange” destiné à l’exportation. Un peu comme si on embouteillait un vin qui soit un mélange de 3 ou 4 vins d’origine différentes. Ce n’est pas illégal : la fraude vient du fait qu’on ne dit pas au consommateur qu’on a utilisé des huiles de qualité inférieure et qu’on fasse passer le mélange pour « un grand cru ».
2. L’huile d’olive est un produit qui vit et qui, contrairement au vin, se détériore avec le temps. Dans une huile d’olive très récente, fraîche, l’amertume est plus prononcée, ce qui lui donne souvent son ardence, c’est-à-dire un côté poivré et piquant synonyme de qualité. Une huile plus vieille a des arômes moins prononcés. Les industriels s’en tirent donc en mélangeant 2 années de production afin de niveler le goût de l’huile… pas toujours en le déclarant.
Conclusion : pas de panique, on peut trouver des huiles d’olive de qualité en France. Il suffit de suivre quelques conseils pratiques pour la choisir en fonction des sigles et labels (IGP, AOC, AOP, DOC, Origine UE) et ensuite pour la conserver dans de bonnes conditions.
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Notes :
(1) Enquête publiée en janvier 2012 dans le quotidien La Repubblica.
(2) Stefano Masini, membre de Coldiretti, la principale organisation agricole italienne.
(3) Dans un rapport de 2001, l’Union écrivait déjà : « Les imprécisions subsistant quant à la spécificité des différents types d’huile d’olive risquent d’éroder la confiance des consommateurs ».Euphémisme.
(4) L’huile de noisette est souvent utilisée pour fraude  car sa composition chimique, très proche de celle de l’huile d’olive, la rend la fraude difficile à détecter. Cependant plusieurs méthodes d’analyse ont été développées ces dernières années.
(5) L’adultération de l’huile d’olive (par de l’huile de noisette ou autre) peut entraîner un risque potentiel pour les personnes allergiques (ARLORIO, M., COISSON, J.D., BORDIGA, M., et al.Olive oil adulterated with hazelnut oils : simulation to identify possible risks to allergic consumers. Food additives and contaminants : Part A, 2010, vol.27)
(6) Le grignon est le produit résiduel de la pâte d’olives après extraction de l’huile, en quelque sorte du « tourteau ». L’huile de grignons d’olive est une huile raffinée, mélange d’huile obtenue à partir de ce résidu et d’huiles venant directement des olives.
(7) La production d’huile d’olive en France a représenté 4500 tonnes en 2005.


consoGlobe

mardi 27 janvier 2015

‘La mort est une illusion’ elle n’existe pas telle que nous la concevons.


Le scientifique nord-américain de la Wake Forest School of Medicine de Caroline du Nord, Roberto Lanza, affirme détenir des preuves définitives qui démontrent que la vie après la mort existe bel et bien. Lanza estime, en outre, que la mort, d’une certaine manière, n’existe pas telle que nous la concevons.
Après la mort de son vieil ami Michel Besso, Albert Einstein dit : « Voilà qu’il m’a précédé de peu, en quittant ce monde étrange. Cela ne signifie rien. Pour nous, physiciens dans l’âme, cette séparation entre passé, présent et avenir, ne garde que la valeur d’une illusion, si tenace soit-elle ». De nouvelles preuves suggèrent qu’Einstein avait raison, déclare Roberto Lanza dans un billet publié sur son site et cité par le quotidien britannique The Independent.
Pour Roberto Lanza, il existe bien une vie après la mort et les preuves se trouvent dans la physique quantique, principalement dans le biocentrisme. Selon le scientifique, le concept de mort n’est que le simple fruit de notre conscience. « La mort n’est qu’une illusion ». « Nous croyons à la mort parce que l’on nous a appris que nous mourions ».
Pour le biocentrisme, l’univers existe seulement parce que l’individu a conscience de celui-ci – la vie et la biologie sont au cœur de cette réalité – et crée à son tour cet univers. L’univers en lui-même ne crée pas la vie. Cette théorie s’applique également aux concepts de temps et d’espace qui sont, selon Lanza, « tout simplement des instruments de notre imagination ».
Le concept de mort tel que nous le connaissons ne peut exister dans un sens réel et il n’y a pas de véritables frontières pour définir celui-ci. « L’idée de mort n’existe que dans nos esprits et nous y croyons parce que nous l’associons a notre corps physique et que nous savons que celui-ci est amené à disparaître  », estime Lanza. Le biocentrisme, pour Lanza, se rapproche de la théorie, développée par la physique théorique, selon laquelle il existe plusieurs univers parallèles. Ainsi, tout ce qui pourrait avoir lieu maintenant est supposé se produire en même temps au sein de multiples univers, explique Lanza. Une fois que nous commençons à remettre en question nos concepts du temps et de la conscience, les alternatives sont énormes et celles-ci pourraient altérer la vision du monde que nous avons depuis le 15e siècle.
La mort est une illusion 
Pour illustrer sa théorie, Lanza a recours à l’expérience physique des fentes de Young. Cette expérience fut réalisée pour la première fois par Thomas Young en 1801. Elle illustre la dualité onde-particule et prouve que le comportement d’une particule peut être modifié par la perception qu’une personne a de lui. Les interférences montrent que la matière présente un comportement ondulatoire, mais la façon dont elles sont détectées montre son comportement particulaire. En d’autres mots, lorsque les scientifiques observent la manière dont une particule passe à travers deux fentes, celle-ci agit comme une balle qui traverse une fente unique, dans l’une ou dans l’autre. Lorsqu’il n’y a pas d’observation, la particule peut passer à travers deux fentes en même temps.
Les scientifiques estiment que l’expérience des fentes de Young prouve que les particules peuvent agir comme deux entités distinctes dans le même temps, ce qui permet de contester les idées acceptées de longue date relative au temps et à la perception. « Comment une particule peut-elle changer son comportement selon qu’on la regarde ou pas ? », s’interroge Lanza. « La réponse est simple : la réalité est un processus qui implique votre conscience ».
« Le ciel que nous observons est bleu mais les cellules de notre cerveau pourraient être modifiées de façon à ce que le ciel soit perçu comme vert ou rouge. Avec un peu de génie génétique, nous pourrions probablement faire en sorte que tout ce qui est rouge vibre ou fasse du bruit. Vous pensez que le ciel est clair mais si les circuits de votre cerveau sont modifiés, il pourrait apparaître sombre. Bref, ce que vous voyez maintenant ne pourrait être présent sans votre conscience », explique encore le scientifique.
Comment cette théorie peut-elle affecter la vie après la mort ? Robert Lanza précise : « Lorsque nous mourrons, notre vie devient une fleur vivace qui recommence à fleurir dans le multivers (ensemble de tous les univers possibles). La vie est une aventure qui transcende notre façon de penser linéaire. Lorsque nous mourrons, cela ne se produit pas dans une matrice aléatoire telle une boule de billard mais au sein de la matrice incontournable de la vie ».
« Il existe un nombre infini d’univers et tout ce qui pourrait arriver se produit dans un univers. La mort n’existe pas au sens réel dans ces scénarios. Tous les univers possibles existent simultanément, indépendamment de ce qui se passe dans l’un d’eux ». « La mort n’existe pas dans un espace spatio-temporel. L’immortalité ne signifie pas une existence perpétuelle dans le temps mais réside  entièrement hors du temps », expliquait en 2011 Roberto Lanza dans la revue Psychology Today.

samedi 24 janvier 2015

EN 2016, LES 1% LES PLUS RICHES … posséderont plus que les 99% restants !

Oxfam tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme. « Les richesses dans le monde se concentrent de plus en plus aux mains d’une petite élite fortunée », s’alarme l’ONG qui évoque des inégalités « vertigineuses » dans un rapport publié  à l’approche du forum économique mondial de Davos (Suisse). Ces richissimes individus ont bâti et fait fructifier leur fortune grâce aux activités et aux intérêts perçus dans quelques secteurs économiques importants, notamment la finance, l’industrie pharmaceutique et les soins de santé. Les entreprises opérant dans ces secteurs dépensent chaque année des millions de dollars en lobbying afin d’établir un environnement réglementaire qui protège et renforce leurs intérêts. Aux États-Unis, les activités de lobbying les plus prolifiques se concentrent sur les questions fiscales et budgétaires, autrement dit sur les ressources publiques qui devraient bénéficier au plus grand nombre, et non servir les intérêts de puissants groupes de pression.
 
Une petite élite fortunée se partage les richesses dans le monde. Selon les données du Crédit Suisse, depuis 2010, le pourcent (1%) le plus riche de la population détient une part toujours plus grande des richesses dans le monde. En 2014, les 1% les plus riches détenaient 48% des richesses mondiales, laissant 52% aux 99% restants. La quasi-totalité de ces 52% sont aux mains des 20 % les plus riches. Au final, 80 % de la population mondiale doit se contenter de seulement 5,5 % des richesses. Si cette tendance de concentration des richesses pour les plus riches se poursuit, ces 1 % les plus riches détiendront plus de richesses que les 99% restants d’ici seulement deux ans, la part des richesses détenues par les 1% les plus riches dépassera 50 % d’ici 2016.

Au cours de cette période, les 1% les plus riches, les milliardaires de la liste Forbes, ont vu leurs richesses s’accumuler encore plus rapidement. En 2010, la fortune nette des 80 personnes les plus riches au monde s’élevait à 1300 milliards de dollars. En 2014, leur fortune cumulée était de 1900 milliards de dollars, soit une augmentation de 600 milliards de dollars en seulement 4ans  (ou de 50 % en valeur nominale). Dans le même temps, entre 2002 et 2010, les richesses totales de la moitié la plus pauvre de la population ont augmenté plus ou moins au même rythme que celles des milliardaires (en dollars courants). Mais elles déclinent depuis 2010.

Les richesses de ces 80 individus sont désormais équivalentes à celles détenues par les 50 % les moins bien lotis de la population mondiale. Autrement dit, 3,5 milliards de personnes se partagent les mêmes richesses que ces 80 personnes extrêmement fortunées. La fortune de ces 80 personnes a augmenté plus rapidement que ce que possède le reste du monde. Par conséquent, la part des richesses détenues par ce groupe a augmenté, tout comme l’écart entre les plus riches et le reste de la population. Cela explique qu’un nombre de milliardaires toujours plus restreint au cours des cinq dernières années possèdent le même niveau de richesses que la moitié la plus pauvre de la population. En 2010, il s’élevait à 388 milliardaires; en 2014, il était de seulement 80 milliardaires.

Cette étude nous fait comprendre pourquoi notre société est de plus en plus dangereuse à vivre, et explique en partie  les dérives terroristes ou plus simplement le  taux de criminalité, de délinquance et d’insécurité qui règne dans nos grandes villes. Un monde qui accepte que les 1% les plus riches détiennent de telles fortunes au détriment de la majorité des populations de la planète court à sa perte, c’est-à-dire à cette violence sans fin…vouloir nier cela est de la mauvaise foi politique. Ce n’est pas de lois plus répressives que nous avons besoin mais d’un partage équitable des richesses produites. En France, les divers gouvernements cajolent les riches et assomment les pauvres, et la loi Macron amplifiera le problème. Depuis des décennies les différentes réformes successives ont déversé sans compter des sommes phénoménales aux plus riches, sacrifiant nos services publics, sous le prétexte que cet argent servirait à créer de l’emploi et à combattre le chômage. Ces mensonges  ne convainquent que ceux qui sont assez endormis pour y croire. On en arrive a un résultat aberrant, dans notre pays par exemple, le secteur privé coûte plus cher que le secteur public.

Oxfam  appelle les dirigeants internationaux à s’attaquer « aux intérêts particuliers des poids lourds qui font obstacle à un monde plus juste et plus prospère« , mais cela ne suffira pas, nos dirigeants travaillent pour les plus riches, pas pour les peuples. Il devient indispensable que chacun agisse sinon il sera trop tard. Mobilisez vous, emparez vous de la politique, débattez, et méfiez vous de ceux qui prêchent la haine…et surtout, réalisez que les caisses ne sont pas vides pour tout le monde !

« Un pour cent de la population  détient un tiers de la richesse nationale. Le reste est réparti de telle manière que les 99% de la population restante  lutte les uns contre les autres avec une telle violence qu’ils en oublie qu’ils en sont réduits à se partager les maigres restes de la richesse nationale« 
 Howard ZINN né le 24 août 1922 et mort le 27 janvier 2010 à Santa Monica, Californie
.
 
 
Heureusement les politiciens prennent le problème très au sérieux...

mercredi 21 janvier 2015

AVOIR ET ÊTRE





Loin des vieux livres de grammaire,
Écoutez comment un beau soir,
Ma mère m'enseigna les mystères
Du verbe être et du verbe avoir.

Parmi mes meilleurs auxiliaires,
Il est deux verbes originaux.
"Avoir" et "Être" étaient deux frères
Que j'ai connus dès le berceau.

Bien qu'opposés de caractère,
On pouvait les croire jumeaux,
Tant leur histoire est singulière.
Mais ces deux frères étaient rivaux.

Ce qu'"Avoir" aurait voulu être
"Être" voulait toujours l'avoir.
À ne vouloir ni dieu ni maître,
Le verbe "Être" s'est fait avoir.

Son frère "Avoir" était en banque
Et faisait un grand numéro,
Alors qu"'Être", toujours en manque
Souffrait beaucoup dans son ego.

Pendant qu"'Être" apprenait à lire
Et faisait ses humanités,
De son côté sans rien lui dire
"Avoir" apprenait à compter.

Et il amassait des fortunes
En avoirs, en liquidités,
Pendant qu'"Être, un peu dans la lune
S'était laissé déposséder.

"Avoir" était ostentatoire
Lorsqu'il se montrait généreux,
"Être" en revanche, et c'est notoire,
Est bien souvent présomptueux.

"Avoir" voyage en classe Affaires.
Il met tous ses titres à l'abri.
Alors qu'"Être" est plus débonnaire,
Il ne gardera rien pour lui.

Sa richesse est tout intérieure,
Ce sont les choses de l'esprit.
Le verbe "Être" est tout en pudeur
Et sa noblesse est à ce prix.

Un jour à force de chimères
Pour parvenir à un accord,
Entre verbes ça peut se faire,
Ils conjuguèrent leurs efforts.

Et pour ne pas perdre la face
Au milieu des mots rassemblés,
Ils se sont répartis les tâches
Pour enfin se réconcilier.

Le verbe Avoir a besoin d'Être
Parce qu'être, c'est exister.
Le verbe Être a besoin d'avoirs
Pour enrichir ses bons côtés.

Et de palabres interminables
En arguties alambiquées,
Nos deux frères inséparables
Ont pu être et avoir été. 

Auteur: Yves Duteil  

Pourquoi une pomme des années 1950 équivaut à 100 pommes d’aujourd’hui


 Avec l'augmentation des rendements agricoles, nos aliments sont devenus des coquilles vides… de nutriments. Combien de pêches, d'oranges, de brocolis faut-il ingurgiter pour retrouver les bienfaits d'il y a un demi-siècle ?

Mordre à pleines dents dans une pêche et avaler… de l’eau sucrée. Manger toujours plus, pour se nourrir de moins en moins. Tandis que, dans les pays développés, nos apports en calories augmentent, la plupart des aliments non transformés que nous consommons – fruits, légumes et céréales – deviennent des coquilles vides sur le plan nutritionnel. Une dizaine d’études d’universités canadiennes, américaines et britanniques, publiées entre 1997 et aujourd’hui, font état d’une dégringolade de la concentration en nutriments dans nos aliments. Ces travaux résumés dans l’étude « Still no free lunch » de Brian Halweil, chercheur au Worldwatch Institute confirment l’essor de la « calorie vide » : grasse, sucrée, mais inutile pour la santé. Même dans les aliments réputés sains, vitamines A et C, protéines, phosphore, calcium, fer et autres minéraux ou oligo-éléments ont été divisés par deux, par vingt-cinq, voire par cent, en un demi-siècle. Pour retrouver les qualités nutritionnelles d’un fruit ou d’un légume des années 1950, il faudrait aujourd’hui en manger une demi-cagette !

Vitamine C : une pomme hier = 100 pommes aujourd’hui

Hier, quand nos grand-parents croquaient dans une transparente de Croncel, ils avalaient 400 mg de vitamine C, indispensable à la fabrication et à la réparation de la peau et des os. Aujourd’hui, les supermarchés nous proposent des bacs de Golden standardisées, qui ne nous apportent que 4 mg de vitamine C chacune. Soit cent fois moins. « Après des décennies de croisements, l’industrie agroalimentaire a sélectionné les légumes les plus beaux et les plus résistants, mais rarement les plus riches sur le plan nutritif », déplore Philippe Desbrosses, docteur en sciences de l’environnement à l’université Paris-VII et militant pour la préservation des semences anciennes.

Vitamine A : une orange hier = 21 oranges aujourd’hui

Précieuse pour notre vue et nos défenses immunitaires, la vitamine A est en chute libre dans 17 des 25 fruits et légumes scrutés par des chercheurs canadiens dans une étude synthétisée pour CTV News. Le déclin est total pour la pomme de terre et l’oignon qui, aujourd’hui, n’en contiennent plus le moindre gramme. Il y a un demi-siècle, une seule orange couvrait la quasi-totalité de nos besoins quotidiens – les fameux AJR (apports journaliers recommandés) – en vitamine A. Aujourd’hui, il faudrait en manger 21 pour ingurgiter la même quantité de la précieuse vitamine. De même, une pêche des années 1950 équivaut à 26 pêches aujourd’hui.

Fer : la viande en contient deux fois moins

Au début de la chaîne, il y a la céréale. Blé, maïs et soja sont aujourd’hui plus pauvres en zinc, en cuivre et en fer qu’il y a cinquante ans. Appauvries par des décennies d’agriculture intensive et de sélections variétales, ces céréales réapparaissent dans l’auge de nos bêtes, qui, par répercussion, se trouvent moins bien nourries que leurs ancêtres. En bout de chaîne, l’animal devenu steak apportera moins de micronutriments dans nos assiettes. Tel est l’effet domino identifié par le chercheur américain David Thomas. Dans son étude [1] publiée dans la revue Nutrition et Health, il constate qu’à poids égal un même morceau de viande apporte deux fois moins de fer qu’un demi-siècle auparavant. Or, celui-ci sert à l’élaboration. Autre dommage collatéral : le lait « a perdu ces acides gras essentiels », déplore Philippe Desbrosses. Des acides essentiels à nos membranes cellulaires, notre système nerveux et notre cerveau. Naturellement présents dans l’organisme en très petite quantité, ils doivent nous être apportés par l’alimentation.

Calcium : quatre fois moins dans le brocoli

Mauvaise nouvelle. Si le brocoli figure sur la liste de ces légumes que vous ne consentez à avaler qu’en pensant à votre santé, vous n’avez pas fini de grimacer. Alors que ce chou venu du sud de l’Italie contenait 12,9 mg de calcium – allié de la construction osseuse et de la coagulation du sang – par gramme en 1950, ils n’en renfermait plus que 4,4 en 2003, selon une étude de l’université du Texas, soit quatre fois moins. Si vous comptiez sur lui pour compenser la carence en fer de votre steak, c’est également loupé. Il vous faudrait en mettre six fois plus dans la soupe pour obtenir les mêmes bienfaits que par le passé. Sur les 25 légumes étudiés par l’équipe de recherche canadienne, 80% ont vu leur teneur en calcium et en fer décliner.

Le bio est-il une solution ?

Les facteurs de ce déclin sont multiples. Des sols plus pauvres, des végétaux cueillis trop tôt, des traitements de conservation plus fréquents, des croissances plus rapides dopées par les engrais et une réduction du nombre de variétés, sélectionnées pour leur résistance aux parasites et leur rapidité de croissance… Autant d’éléments imputables à une quête de meilleurs rendements. Résultat, « pour le maïs, le blé et le soja, plus le rendement est important, plus le contenu en protéines est faible », note Brian Halweil, dans son étude. Même schéma pour les concentrations de vitamine C, d’antioxydants et de bêtacarotène dans la tomate : plus les rendements augmentent, plus la concentration de nutriments diminue.

A contrario, « l’agriculture biologique peut contribuer à inverser la tendance », indique Brian Halweil dans son étude. De fait, à conditions climatiques équivalentes « les aliments bios contiennent significativement plus de vitamine C, de fer, de magnésium et de phosphore que les autres ». Le chercheur met pourtant en garde : « Si les agriculteurs bios développent un système riche en intrants avec des rendements comparables aux exploitations conventionnelles, le bio verra son avantage nutritionnel s’éroder. » De même, si les produits bios sont cueillis avant maturité, ils sont finalement moins riches en nutriments que des produits mûrs de l’agriculture traditionnelle. Seule stratégie pour remettre de la vie dans son assiette : choisir des aliments mûrs, produits de manière non intensive et partir à la chasse aux variétés oubliées. Une épopée.

Terraeco.net

mardi 20 janvier 2015

Pourquoi et comment éliminer le chlore de votre eau


L'eau du robinet est pleine de chlore et de chloramine, un gaz toxique utilisé comme désinfectant.L'eau que nous buvons ne doit pas contenir plus de 4 mg de chlore par litre, mais celle de nos robinets dépassent souvent cette limite.Avec un testeur de chlore, vous pouvez facilement tester la qualité de votre eau et la quantité de chlore qu’elle contient. Il est souhaitable de filtrer l'eau que vous 
buvez, car sur le long terme,  le chlore peut être très nocif pour le corps humain.
 
 La consommation d'eau à haute teneur en chlore augmente les risques de cancer de la vessie, d’augmentation du taux de cholestérol, elle provoque l'asthme et des allergies. Elle est également nocive pour la peau, les yeux et les voies respiratoires.

Comment éliminer le chlore?

Le plus simple est d’ajouter quelques gouttes de jus de citron dans le verre d’eau que vous prenez car la vitamine C purifie l’eau. Vous pouvez également utiliser des comprimés de vitamine C, il est habituellement conseillé d’utiliser 1 mg pour 1 litre.

L'eau peut également être purifiée par des filtres à eau montés sur les robinets. De même, le chlore peut être éliminé si vous laissez l’eau stagner dans un récipient ouvert, de telle sorte à ce que le chlore soit transformé en gaz et s’évapore. Cependant, cela peut prendre jusqu’à 3 jours.
Enfin, bouillir votre eau permet aussi de faire évaporer le chlore. L’eau devra bouillir pendant 15 minutes.


Vu sur eddenya.com

samedi 17 janvier 2015

Le sens de la paix ! (conte)


Il était une fois un roi qui voulait offrir un prix à l'artiste qui ferait la plus belle peinture de la paix... 
 
Plusieurs artistes ont essayé. Le roi a regardé les peintures, mais il en aimait seulement deux et il avait à choisir entre ces deux peintures. 
 
La première image était celle d'un lac calme. Le lac était un miroir parfait pour les montagnes majestueuses autour. Au-dessus il y avait un ciel bleu avec quelques nuages blancs. Tous ceux qui ont vu cette peinture ont pensé que c'était l'image parfaite de la paix. 
 
L'autre peinture avait aussi des montagnes. Mais elles étaient abruptes, rocheuses et le sommet sans arbre. Au-dessus, il y avait un ciel orageux avec de la pluie et des éclairs. À côté de la montagne,il y avait une grosse chûte d'eau. Cela ne ressemblait en rien à la paix. 
 
Mais après que le roi l'eut bien regardée en détail, il a vu derrière la chûte un petit buisson qui avait poussé sur le rocher. Dans le buisson, une maman oiseau avait bâti son nid. Là, au milieu de tout ce remous d'eau, était assise la maman oiseau sur son nid... en parfaite paix. 
 
Le roi choisit la seconde, et expliqua : "La paix ne veut pas dire être à un endroit où il n'y a ni bruit, ni trouble. Non... La paix veut dire être au milieu de toutes ces choses perturbantes, mais être toujours  au calme dans son coeur."
 
Auteur inconnu

Qu'est-ce qu'un égrégore ?

Nous connaissons l'inconscient collectif, la mémoire collective ou encore les archétypes décrits par Jung. De bien des manières, nous nommons déjà ce phénomène mal connu et pourtant inscrit en nous : l'égrégore. Mais si nous sommes capables de générer ensemble cette conscience partagée, elle aussi a le pouvoir d'agir sur nous...

Un égrégore est produit par un puissant courant de pensée collective. Lorsque plusieurs personnes se focalisent ensemble sur un même objet, avec une même intensité, ils développent une énergie commune. Nous connaissons tous cet effet stimulant, éprouvé lorsque l'on partage avec d'autres un projet passionnant ou un moment fort. L'activité concentrée rassemble les intentions de chacun en une conscience collective, qui semble porter le groupe. Mais derrière l'impression personnelle, un processus réglé se déroule entre nous.

Une émotion active les atomes de nos cellules, transformant le corps en une pile électrique, capable de fabriquer sa propre énergie. Ainsi, par la seule force d'une émotion mutuelle et sans même s'en rendre compte, nous connectons nos sources d'énergie et en créons une plus grande, globale. Comme branchés les uns sur les autres, nous vibrons sur la même longueur d'onde. La tension est alors assez haute pour qu'émerge un esprit de groupe. « Le biochimiste Rupert Sheldrake parle de champ morphogénétique. Le ressenti d'un individu exerce une force sur celui de l'autre. Ce mouvement, par résonance, va influencer leurs comportements et leurs pensées », explique Rosa Claire Detève, formatrice en psychologie quantique. Mais cet esprit de groupe n'est pas que la résultante passive d'un instinct grégaire.

Pierre Mabille, médecin et anthropologue, proche des artistes du surréalisme, considérait que l'égrégore possède « une personnalité différente de celles des individus qui le forment ». A l'échelle individuelle par exemple, nous savons qu'une pensée enracinée depuis longtemps finit parfois par nous dépasser. Elle est en quelque sorte devenue autonome et agira sur nous aussi longtemps que nous l'alimenterons par nos croyances. De la même manière, l'égrégore est une entité vitalisée. Il agit comme un accumulateur d'énergies, nourri par les sentiments, les désirs, les idéaux ou les peurs de ses membres. Plus ces derniers sont nombreux, plus l'égrégore se renforce jusqu'à influencer leurs existences.


Une connexion héritée


« Dès lors qu'au moins deux personnes partagent une vision, elles forment un égrégore. Certains auront une durée de vie courte, d'autres traverseront les siècles : une histoire d'amour peut durer quelques jours, l'égrégore de l'église catholique a plus de 2000 ans », nous dit Alain Brêthes qui a beaucoup écrit sur le phénomène. L'auteur a répertorié les égrégores en trois catégories. Les égrégores neutres sont les plus nombreux. Ce sont les amicales de quartiers, les cercles professionnels ou les groupes d'amis de longue date. Ces égrégores ne sont pas très inductifs sur le plan de la pensée. Les gens partagent des choses mais vivent leur quotidien sans que cela n'ait de réelle incidence sur leur psyché.

Ensuite, nous trouvons les égrégores dits « limitatifs » ; ce sont les égrégores de l'égo. L'individu se doit d'adopter les croyances et schémas comportementaux du groupe. C'est le cas des partis politiques, des religions. Ces dernières sont sans doute les égrégores les plus puissants car les plus longuement et largement partagés. L'égrégore s'appuie souvent sur une représentation. Et, de tous temps, les sociétés ont associé leur conviction à une symbolique forte. Or, le symbole c'est justement l'être humain qui projette sa pensée. Il est la manifestation formelle d'une énergie latente dirigée vers son accomplissement. Typiquement, l'étoile de David, la croix latine ou le yin et le yang servent de support de visualisation et de point de contact entre les membres, qui, célébrant leur foi, cultivent ainsi leur égrégore. A l’extrémité de cette catégorie, on trouve les radicaux, les gangs et les sectes.

Enfin, les égrégores « féconds » sont ceux qui élèvent la conscience, qui s'efforcent d'unir et de rassembler, qui expriment des valeurs de justice, d'équité et de bienveillance. Ce sont des énergies utiles à la communauté mondiale, qui prennent la forme de courants de psychologie humaniste, d'associations humanitaires ou de mouvements spirituels contemporains.


Tout est égrégore


« Observez un dîner entre amis, il y a toujours celui qui fait rire, celui qui râle etc. Chacun joue un rôle qu'il quitte une fois rentré chez lui. Ils entretiennent leur égrégore. Un match de foot avec son équipe préférée, la rentrée des classes de son enfant ou un déjeuner dans la maison de famille... Nous évoluons en permanence parmi ces zones sociales invisibles, très conditionnantes. Même quelqu'un qui voudrait échapper à ce phénomène en partant vivre sur une île déserte, se relierait encore à l'égrégore des gens qui aspirent à s'isoler sur une île déserte », plaisante l'auteur. Parfois trop forte, l'empreinte peut néanmoins donner cette impression d'être englué dans l'existence d'un autre. « Pour autant, souligne Kaly, magnétiseur, il ne faut pas confondre égrégore et possession. On sort d'un égrégore en quittant les gens ou les idées qui nous y rattachent. Cela peut être difficile mais il n'y a que ça à faire ». Dans ce cas, la psychothérapie peut être un moyen pour prendre conscience du parasitage « énergétique » qu'exercent les valeurs de notre cercle ou de notre communauté.

Mais quitter un égrégore n'est jamais que l'occasion d'en intégrer un autre. Un cheminement de vie clairvoyant permettra simplement de choisir ses sources d'inspiration, toujours avec le cœur. « Car, insiste Alain Brêthes, on ne peut pas y échapper. Tout est égrégore, c'est l'archétype universel, ce qui vient conditionner nos représentations ». Lorsque l'enfant qui naît prend son premier inspire, il se relie déjà à l'égrégore de la famille dans laquelle il arrive, mais également à l'égrégore de son pays et de l'histoire de son pays. Il inhale une quantité d'énergie collective qui ne lui appartient pas en propre et qu'il va faire sienne. « L'égrégore est la contre-partie psychique d'un groupe humain », ajoute-t-il. Il vit donc à la fois sur un plan physique, au travers des êtres qui le portent et sur un plan astral. Celui-ci est un espace intermédiaire, une sorte de canal qui nous relie à notre dimension éthérique, ultra-pronfonde. C'est par lui que communiqueraient les énergies subtiles des uns et des autres qui, unifiées, forment l'égrégore. Nul besoin donc d'être physiquement ensemble ; l'égrégore est comme le négatif de notre expérience vécue, une réalité alternative dans laquelle nous sommes en présence les uns des autres.

Le rapport entre le caractère invisible, impalpable de cette énergie et son pouvoir bien tangible a très tôt fait sa dimension sacrée. Dans certains courants occultes, l'égrégore est un véritable support rituel. Les premiers à avoir exploré leur potentiel égrégorique furent les francs-maçons, reliés à travers le monde et les époques par leurs codes et initiations mystérieuses. Les écoles ésotériques utilisent l'égrégore comme un puissant outil divinatoire. Le chamanisme fait également de la transe et des cérémonies collectives une porte d'accès vers l'énergie universelle. Mais aujourd'hui, notre sacro-sainte science moderne tend elle aussi à s'emparer du phénomène.


Aura universelle


Depuis un peu plus de quinze ans, une théorie discrète est en train de révolutionner toutes nos connaissances sur la conscience humaine. Le Global Consciousness Project (Projet de Conscience Globale) est une expérience parapsychologique débutée en 1998 au sein de la prestigieuse université de Princeton, aux États-Unis. L'initiative, qui réunit scientifiques et ingénieurs, cherche à établir l'existence d'une activité énergétique universelle, grâce à un générateur aléatoire de nombres, un petit boîtier conçu au départ pour détecter les mouvements de pensées d'un cobaye. Après en avoir éprouvé l'efficacité sur une seule personne à la fois, l'appareil, baptisé Egg, est testé sur un groupe. On réunit une trentaine de personnes et on les invite à parler et à bouger comme bon leur semble. L'appareil de mesure, placé dans un coin de la pièce, ne réagit pas. Mais quand on demande ensuite au groupe de s'asseoir et de méditer ensemble, l'appareil semble capter une synergie et amorce une courbe. La découverte fait l'effet d'une bombe dans la communauté scientifique. Bientôt, des dizaines d'autres boîtiers Egg sont envoyés aux quatre coins du globe, de l'Alaska aux Fidji, avec une question précise : est-il possible de détecter un émoi collectif à l'échelle planétaire ? Les premiers résultats sont étonnants : lors des funérailles de Lady Di, les boîtiers enregistrent jusqu'en Chine une variation du champ psychique.

A ce jour, 65 générateurs sont positionnés dans presque autant de pays, dont deux en France. Tous reliés en réseau, ils archivent en continu l'encéphalogramme terrestre. Chaque fois qu'un événement mondial se produit, des fluctuations sont enregistrées. Plus il est fort et médiatisé, plus elles sont importantes. L'informaticien Pierre Macias héberge l'un des deux Egg français à Toulouse : « Le flot de données des capteurs tend à s'éloigner des valeurs attendues lorsque se produit un événement public qui concentre les pensées et les émotions d'un grand nombre de gens. Le jour de l'attaque terroriste du 11 septembre 2001, la probabilité pour que les capteurs enregistrent une telle variation ''par hasard'' fut de l'ordre de 1 pour 1 million... Nous ne savons pas encore comment expliquer ces relations subtiles entre des événements d'importance pour les hommes et les données obtenues mathématiquement, mais elles sont indéniables aujourd'hui. Ces résultats montrent à l'évidence que le monde physique et le monde de l'esprit humain sont liés d'une relation encore inconnue »

vendredi 16 janvier 2015

C’est l’antibiotique naturel le plus puissant – il tue n’importe quelles infections dans le corps

Sante-nutrition.org

La formule de base de ce puissant fortifiant remonte à l’Europe médiévale, c’est-à-dire à l’époque où les gens souffraient de toutes sortes de maladies et d’épidémies.
Ce fortifiant est en fait un antibiotique qui tue les bactéries à Gram positif et à Gram négatif. Il dispose également d’une formule antivirale et antifongique puissante, augmente la circulation sanguine et le flux lymphatique dans toutes les parties du corps. Ce remède à base de plantes est le meilleur choix pour la lutte contre le candida.
Ce fortifiant a aidé beaucoup de gens à guérir de nombreuses maladies virales, bactériennes, parasitaires et fongiques et même la peste! Sa puissance ne devrait certainement pas être sous-estimée.
Il peut guérir de nombreuses maladies chroniques ou aiguës. Il stimule la circulation sanguine et purifie le sang. Cette formule a aidé des millions de personnes à travers les siècles à lutter contre la plupart des maladies les plus mortelles. Le secret réside dans la puissante combinaison d’ingrédients naturels de haute qualité et frais!
Pour résumer, ce fortifiant est efficace dans le traitement de toutes les maladies, renforce avec succès le système immunitaire, agit comme antiviral, antibactérien, antifongique et antiparasitaire. Il est d’une aide précieuse dans les infections les plus graves.
Recette du fortifiant
Vous pouvez porter des gants lors de la préparation, en particulier lors de la manipulation des piments, car les picotements dans les mains peuvent être difficiles à supporter. Attention, son odeur est très forte et il peut stimuler les sinus instantanément.
Ingrédients:
  • 700 ml de vinaigre de cidre (toujours utiliser du bio)
  • 1/4 de tasse d’ail finement haché
  • 1/4 de tasse d’oignon finement haché
  • 2 piments frais, les plus forts que vous puissiez trouver (soyez prudent en les nettoyant, portez des gants!!!)
  • 1/4 de tasse de gingembre râpé
  • 2 cuillères à soupe de raifort râpé
  • 2 cuillères à soupe de curcuma ou deux morceaux de racine de curcuma
Préparation:
  1. Mettez tous les ingrédients dans un bol et mélangez les, à l’exception du vinaigre.
  2. Transférez le mélange dans un bocal.
  3. Versez du vinaigre de cidre et remplissez le complètement. C’est préférable que le bocal contienne 2/3 d’ingrédients secs, et de remplir le reste avec du vinaigre.
  4. Fermez bien et remuez.
  5. Conservez le bocal dans un endroit frais et sec pendant 2 semaines. Remuez bien plusieurs fois par jour.
  6. Après 14 jours, passez le mélange dans une passoire ou mieux, ajoutez une gaze pour bien extraire le jus.
  7. Utilisez le reste des ingrédients secs dans les préparations alimentaires.
Votre fortifiant est prêt à l’emploi. Vous n’avez pas besoin de le garder au réfrigérateur. Il durera longtemps.
Astuce supplémentaire: vous pouvez également l’utiliser dans la cuisine – mélangez le avec un peu d’huile d’olive et utilisez le comme sauce à salade ou dans vos ragoûts.
Dosage:
  1. Attention: la saveur est très forte!
  2. Astuce supplémentaire: mangez une tranche d’orange, de citron ou de citron vert après avoir pris le fortifiant pour soulager la sensation de brûlure.
  3. Gargarisez-vous la bouche et avalez.
  4. Ne diluez pas dans de l’eau car cela réduirait l’effet.
  5. Prenez 1 cuillère à soupe chaque jour pour renforcer le système immunitaire et lutter contre le froid.
  6. Augmentez la quantité chaque jour jusqu’à atteindre une dose d’un verre à liqueur par jour.
  7. Si vous luttez contre une maladie ou une infection plus grave, prenez une cuillère à soupe du fortifiant 5-6 fois par jour.
  8. Il est sans danger pour les femmes enceintes et les enfants (utilisez de petites doses), parce que les ingrédients sont naturels et ne contiennent pas de toxines.
Les bienfaits pour la santé

L’ail est un antibiotique puissant avec une large gamme de bienfaits. Contrairement aux antibiotiques chimiques qui tuent des millions de bactéries dont votre corps a besoin, il n’a pour cible que les bactéries et micro-organismes pathogènes. L’ail stimule et augmente également la quantité de bactéries saines. C’est un agent antifongique puissant qui détruit tout antigène, agent pathogène, et micro-organismes pathogènes.

L’oignon est le plus proche parent de l’ail et il a une action similaire mais plus douce. Ensemble, ils créent un duo très puissant.

Le raifort est une plante puissante, efficace pour les affections des sinus et des poumons. Il ouvre les voies des sinus et stimule la circulation là où les rhumes et la grippe commencent habituellement, comme le diraient la plupart des médecins.

Le gingembre a des propriétés anti-inflammatoires puissantes et c’est un grand stimulant de la circulation.

Les piments sont les stimulants de la circulation les plus puissants.  Leurs propriétés antibiotiques n’agissent que là où les affections pathogènes résident.

Le curcuma est l’épice la plus parfaite, il nettoie les infections et réduit l’inflammation. Il bloque le développement du cancer et prévient la démence. Il est particulièrement utile pour ceux qui souffrent de douleurs articulaires.

Le vinaigre de cidre - Il doit y avoir quelque chose de très sain dans l’utilisation du vinaigre de cidre car le père de la médecine, Hippocrate, l’utilisait vers les années 400 avant JC du fait de ses propriétés curatives. Il est dit qu’il n’a utilisé que deux remèdes : le miel et le vinaigre de cidre. Le vinaigre de cidre est fabriqué à partir de pommes fraîches et mûres qui sont ensuite fermentées et passent par un processus rigoureux pour donner le produit final. Le vinaigre de cidre contient de la pectine, une fibre qui réduit le mauvais cholestérol et régularise la tension artérielle.

Les experts de la santé conviennent que les gens ont besoin de plus de calcium en vieillissant. Le vinaigre aide à l’extraction du calcium à partir d’aliments qui en contiennent, ce qui contribue au processus de maintien de la résistance osseuse. Une carence en potassium provoque une variété de problèmes, y compris la perte des cheveux, les ongles cassants et les dents fragiles, la sinusite et le nez qui coule. Le vinaigre de cidre est riche en potassium. Des études ont montré que les carences en potassium provoquaient une lenteur de la croissance.  Tous ces problèmes peuvent être évités si vous utilisez du vinaigre de cidre régulièrement. Le potassium supprime également les déchets toxiques de l’organisme.
Le bêta-carotène prévient les dommages causés par les radicaux libres, maintient la peau ferme et jeune. Le vinaigre de cidre est bon pour ceux qui veulent perdre du poids.
Il décompose la graisse, ce qui soutient un processus naturel de perte de poids. Le vinaigre de cidre contient de l’acide malique, efficace dans la lutte contre les infections fongiques et bactériennes. Cet acide dissout les dépôts d’acide urique qui se forment autour des articulations et soulage ainsi les douleurs articulaires. L’acide urique dissous est ensuite éliminé de l’organisme.
On croit que le vinaigre de cidre est utile dans le traitement de problèmes comme la constipation, les maux de tête, l’arthrite, la faiblesse osseuse, l’indigestion, l’hypercholestérolémie, la diarrhée, l’eczéma, l’irritation oculaire, la fatigue chronique, l’intoxication alimentaire légère, la perte de cheveux, l’hypertension artérielle, l’obésité, et de nombreux autres problèmes de santé.
Ce fortifiant est la meilleure combinaison pour lutter contre chacune de ces affections. Protégez votre santé en utilisant des antibiotiques naturels.
Source : Health Care Above All