jeudi 28 mai 2015

5 leçons de sagesse massaï


Pour les Massaïs, comme dans la spiritualité amérindienne ou le taoïsme, l’humain est avant tout un être relié. Aux autres, à son environnement et à une force intelligence qui le dépasse et qu’eux-mêmes nomment Enk’Aï, « la déesse-mère, source de toute vie, explique Xavier Péron. Elle prend différents aspects, multiplie ses manifestations, et chacun est en relation collective et individuelle avec elle, par les prières, les danses, les pensées comme par les actes. Enk’Aï envoie par exemple la pluie qui nourrit les bêtes et les hommes, mais aussi les épreuves qui leur permettent de grandir spirituellement ».


L’anthropologue a vécu pendant des années parmi eux, a été initié à leurs rites et, depuis trente ans, poursuit une relation spirituelle intense avec Kenny, son ami et guide massaï. « Chez eux, remarque-t-il, il n’existe ni philosophie ni dogme religieux ; ils vivent la réalité en faisant corps avec elle, tout en ayant conscience de ce qu’ils doivent apporter en tant qu’individus et membres d’une collectivité pour maintenir l’équilibre et l’harmonie dans la grande chaîne de la vie. »
Selon lui, leur spiritualité peut se traduire par ces lignes de force : vaincre ses peurs, rester relié, ne pas créer de division en soi et autour de soi, tirer parti des épreuves, faire l’expérience de ce qui est.
« C’est ce que je m’efforce de pratiquer au quotidien et qui a changé ma vie, et c’est pour cela que je me sens leur passeur en Occident. Pour les hommes séparés, dispersés, agités que nous sommes devenus, il me semble important de diffuser leur message d’appel à l’unité intérieure, à l’ouverture de la conscience, deux ferments essentiels d’un vivre-ensemble plus juste et plus humain. » C’est cette voix que nous avons eu envie de faire entendre. Non pas pour idéaliser une culture ou un mode de vie, mais plutôt pour nous nourrir et nous inspirer. En découvrant les cinq piliers de la spiritualité massaï.

Ilmao : accepter la dualité

Le terme « massaï » provient du mot ilmao (« les jumeaux »), qui exprime la croyance selon laquelle toutes les choses sont reliées à d’autres pour former des paires d’éléments complémentaires. Comme dans le tao et sa figure du yin et du yang, les contraires existent, mais ils ne sont pas antagonistes. La dualité règne à l’extérieur, comme le jour et la nuit, la pluie et la sécheresse ; et à l’intérieur de soi, où s’entrechoquent les élans altruistes et les désirs égoïstes, la peur et le courage… La refuser est, pour les Massaïs, le meilleur moyen de souffrir et d’être en conflit avec les autres. D’où la nécessaire acceptation de la dualité du monde et des êtres. Une posture qui favorise la patience et la bienveillance.
LA PRATIQUE
Identifiez vos jumeaux intérieurs. Dressez la liste de vos qualités et corrélez chacune d’entre elles à un défaut et à des comportements qui ont pu vous conduire à des échecs ou à des conflits. Exemple : « généreux » peut aller de pair avec « inconséquent », la générosité peut aussi devenir attente de réciprocité et être source de désaccord lorsqu’elle reste à sens unique. Le but est de poser sur soi et sur les autres un regard nuancé et indulgent.
Mettez en adéquation vos mots et vos actes pour éviter les dissonances et les antagonismes, sources de déséquilibre personnel et relationnel. Actes et mots doivent être jumeaux. Aucune différence entre le dire et le faire chez les Massaïs, qui savent par expérience que cette cohérence est la garantie de relations saines et durables.

Encipaï : être dans la joie

Pour les Massaïs, la joie n’est pas un but mais un point de départ. Elle est la manifestation du lien vivant qui les unit à la déesse-mère, source de toute vie. La gratitude nourrit la joie, qui, à son tour, renforce le sentiment de gratitude. Gratitude d’être en vie, de pouvoir se nourrir, de pouvoir partager les épreuves et les réjouissances… Partager et se réjouir ensemble, mettre en lumière ce qui va bien, faire preuve d’humour sont autant de pratiques qui entretiennent chaque jour la joie de vivre. Être dans la joie est également une forme de politesse que l’on doit aux autres, elle génère un confort relationnel dont chacun profite. D’ailleurs, les Massaïs ont l’habitude d’annoncer une mauvaise nouvelle en la « coinçant » entre deux bonnes. Cette formulation met du baume au coeur de celui qui la reçoit et allège le fardeau de celui qui la transmet.
LA PRATIQUE
Cultivez la gratitude au quotidien, en commençant par prendre conscience des dons, aussi minuscules soient-ils, que vous recevez. La porte que l’on vous tient, le sourire que l’on vous adresse, le repas que vous partagez… Donnez à votre tour, en conscience, du temps, des compliments, des conseils, toutes ces petites choses qui adoucissent et embellissent les journées de ceux qui vous entourent.
Positivez en « enserrant » une pensée ou un fait négatif entre deux pensées ou faits positifs, comme le font les Massaïs.
Reconnectez-vous à l’énergie de la nature. C’est elle qui nous fait nous sentir maillons de la grande chaîne du vivant. Rien de tel que de s’adosser à un arbre et de perdre son regard dans sa frondaison jusqu’à se sentir un avec lui pour retrouver sérénité et force intérieure. Deux éléments constitutifs du bonheur d’être.

Osina kishon : accueillir la « souffrance-don »

Sans souffrance, pas d’éveil. C’est la conviction profonde des Massaïs, qui voient, dans les épreuves envoyées par Enk’Aï, l’opportunité de grandir. Un de leurs proverbes sacrés en témoigne : « La chair qui n’est pas douloureuse ne ressent rien. » Dans cette perspective, ils remercient la déesse-mère de placer l’épreuve-opportunité sur leur chemin. Leur rituel collectif consiste alors à « nouer son coeur » en faisant huit noeuds (représentant l’épreuve) sur une corde (le coeur), qu’ils vont dénouer (symbole de la résolution), montrant ainsi que, encore une fois, tout est duel et que l’on ne peut délier un problème qu’en le reconnaissant comme sien puis en affrontant la difficulté pour la résoudre.
LA PRATIQUE
Procédez comme les Massaïs, qui visualisent leurs émotions (peur, tristesse, colère, abattement, désir de vengeance…) après le rituel collectif de la corde, et les transportent vers leur coeur pour les brûler et les transformer en vive énergie, à la manière de l’alchimiste qui, dans son athanor, transforme le plomb en or.
Interrogez ensuite votre épreuve comme le Massaï qui parle à l’épreuve en ami. Que veux-tu me dire ? Quelle est ma responsabilité ? Dois-je attendre ou agir ? Quelle direction dois-je prendre ?
Notez toutes les réponses qui vous viennent spontanément sans les censurer ni les juger.

Eunoto : devenir un planteur

À la posture du constructeur, les Massaïs préfèrent celle du planteur. Alors que le premier se concentre uniquement sur la réalisation de l’objectif qu’il s’est fixé, la construction, le second plante son arbre, le soigne, mais accepte de faire avec ce qui lui échappe (le rythme de croissance, les aléas de la météo…). Concrètement, être planteur, c’est se mettre en phase avec le moment présent, s’adapter et se maintenir dans un état entre vigilance et confiance, volonté et humilité. Cette souplesse est facteur de sérénité, de patience et met à l’abri de la colère et de la déception.
LA PRATIQUE

Ancrez-vous, comme l’arbre, dans le moment présent. Les Massaïs disent : « Le passé est un pays où je n’habite plus. » Ici et maintenant, que ressentez-vous ? Comment pouvez-vous composer au mieux avec la situation et les personnes présentes ? Que charriez-vous d’inutile et de pesant du passé ? Quelles projections anxieuses vous empêchent de goûter à la saveur du présent ?
Plantez un arbre, prenez soin d’une plante. Cela vous incitera à mettre momentanément les « je veux » sur la touche et vous aidera à faire simplement avec ce qui est.

Aingoru enkitoo : rechercher le bon ordre

Être dans la justesse – dans ses mots, dans ses actions –, cela signifie pour les Massaïs être reliés à Enk’Aï. Une posture qu’exprime l’expression « avoir le regard clair et la démarche alerte ». La clarté du regard signifiant que la cohérence intérieure se voit de l’extérieur, et la démarche alerte témoignant d’un sentiment de légèreté et de sécurité dû à la certitude de marcher sur son bon chemin. Troubles, conflits, agitation sont, en revanche, les signes que l’on s’est décentré et que l’on s’est éloigné de sa « mission ». Car, pour les Massaïs, être en quête du bon ordre, c’est aussi chercher ce que l’on est venu faire sur terre.
LA PRATIQUE
Écoutez les messages de votre corps lorsque vous avez fait un choix, pris une décision. S’ils sont justes, sous les émotions superficielles (appréhension, excitation), vous devez ressentir une vague de calme, une sensation de paix intérieure, qui peut se traduire en mots par « ce n’est pas facile, mais c’est juste ». En revanche, interrogez-vous si vous ressentez des tiraillements, de l’inconfort, de l’agitation mentale et physique, et que ces sensations durent ou se manifestent chaque fois que vous pensez à votre choix ou à votre décision.

psychologies.com

lundi 25 mai 2015

Longévité et progrès scientifique

Les pouvoirs publics et même les détracteurs des médecines naturelles, ne cessent de nous asséner que si nous vivons plus vieux c'est grâce aux progrès de la médecine. Je l'ai moi-même entendu, je profitais joyeusement des progrès de la médecine puisqu'à 78 ans j'étais encore en bonne santé et sportif. Alors là je m'insurge tout de même, car j'ai toujours refusé le moindre médicament. Du plus loin que je me souviennes je refusais même à mes parents d'ingurgiter la plus petite pilule d'aspirine. Donc je ne vois pas en quoi, les progrès de la "science" m'aideraient à conserver une bonne santé.

Mais en fait les statistiques sont trompeuses car ce qui est exact c'est que la mortalité infantile a fortement diminuée grâce entre autres à l'hygiène, et ces morts prématurées changent complètement les statistiques. Par contre à l'heure actuelle, la mort avant un âge encore très jeune de 65 ans, serait à l'origine de 25% des décès annuels en France. Et oui, dans ce domaine, nous sommes des champions, cette statistique est plus haute en France qu'au Royaume-Uni, qu'en Suède, qu'en Grèce, et pourtant c'est notre système de santé qui est un des meilleurs au monde. Nous sommes les champions des médicaments, nous sommes les mieux vaccinés, quelle joie !

En fait, non seulement nous ne vivons pas plus longtemps qu'avant, mais nos concitoyens sont de plus en plus malades et de plus en plus dépendants de l'industrie médico-pharmaceutique. Mais on les maintient en vie un peu plus longtemps, mais est-ce cela, VIVRE ?

La vie nous fait vieillir naturellement et nous ne pouvons le nier, nous n'arrêterons pas la marche du temps. Par contre, même plus âgés, nous conservons nos capacités physiques et intellectuelles, et pour cela nous n'avons absolument pas besoin de médicaments.

Nous n'avons qu'à prendre exemple sur ces peuplades encore loin de la civilisation et qui, grâce à cela, vieillissent en bonne santé. Les Hounzas, en Himalaya, par exemple, vivent plus que centenaires tout en conservant toutes leurs capacités physiques, et mentales. Le cancer y est inconnu, ils sont très résistants aux différentes maladies dont nous souffrons, et pourtant l'hygiène y est rudimentaire, on ne mange pas toujours à sa faim. Et surtout il n'y a pas de pharmacie à chaque coin de rue.


Mais il n'y a pas qu'eux. Dans la Cordillère des Andes, on trouve la "Vallée des centenaires". Il y a aussi les habitants de l'île d'Okinawa au Japon, les Abkhases du Caucase, les Sikhs de l'Inde du Nord, les Mormons, et tous ces peuples ont un point en commun, les médicaments sont absents. Ces peuples vivent sans les "indispensables" produits chimiques qui soi-disant, nous prolongent la vie. Ils vivent au plus près de la nature, ils vivent de peu (restriction alimentaire, favorable à la longévité), sans médicaments, et pourtant ils vivent très vieux.

Par ailleurs, on dit que nous vivons plus vieux à l'heure actuelle en fonction de quels critères ? Est-ce que les anciens mouraient vraiment très jeunes ? En recherchant, on se rend compte que certains hommes célèbres cités dans l'histoire mouraient très vieux. Et ils ne devaient pas être les seuls. Il suffit pour cela de consulter un dictionnaire pour s'en rendre compte, ce sont des célébrités dans le domaine artistique, politique, militaire ou scientifiques. Les femmes ne sont pas citées car elles étaient en dehors des responsabilités à ces époques, mais elles ne devaient pas être en reste, puisqu'en général, les femmes vivent plus longtemps que les hommes.

Silvie Simon avait retrouvé la trace de quelques-unes d'entre elles : Madeleine de Scudéry, femme de lettres française qui vécut 94 ans, Elisabeth Chavigny, canadienne qui mourut à l'âge de 99 ans en 1748, Mary Galligal qui mourut à l'âge de 102 ans après avoir avalé son verre de gin et fumé sa pipe, Pheasy Molly morte à 96 ans après avoir mis le feu à ses vêtements en allumant sa pipe, Mary Murray amateur de punch et de tabac mourut à 110 ans en 1883, et en 1894 décès encore d'une galloise à l'âge de 106 ans amateur elle aussi de pipe. C'est à croire que fumer la pipe serait le gage d'une longévité extraordinaire !
Mais plus près de nous encore Jeanne Calment, est décédé à l'âge de 122 ans. Elle faisait toujours de la bicyclette à 100 ans. Elle attribuait sa longévité à l'huile d'olive, son verre de Porto quotidien et au chocolat (1kg par semaine tout de même). Eugénie Blanchard, morte à 114 ans n'a jamais pris de médicament. Florrie Baldwin, décédée en 2010 à l'âge de 114 ans qui, elle non plus, ne prenait jamais de médicaments. Un quotidien signalait qu'une Africaine du Sud, Moloko Temo fêtait son 132 ème anniversaire et serait la personne la plus vieille du monde et devrait sa longévité à ses nombreuses activités sportives.
Toutes ces personnes, d'un autre temps, ne sont pas entrées dans les statistiques globales je suppose, mais prouvaient bien que, passé la période de l'enfance, l'on ne mourait pas plus jeune à l'époque.

Il n'y a qu'à regarder autour de nous pour se rendre compte que les gens qui partent aux alentours de la soixantaine sont légions. Où sont donc les fameux bienfaits de notre médecine ?

Je plains les futures générations, intoxiquées par un environnement rempli de métaux lourds, de produits chimiques, de vaccins et de médicaments. On voit fleurir chaque jour de nouvelles maladies dont nous n'avions jamais entendu parler auparavant et cela sur une seule génération.

Ces maladies auto-immunes (notre système immunitaire qui devient fou, comme nos scientifiques qui eux en plus deviennent aveugles), les cancers de toutes sortes, la maladie de Lyme, sclérose en plaques, S.L.A., les troubles psychiques, dépression, allergies, etc... sont des maladies de plus en plus répandues.
Mais non ! On nous dit toujours que les avancées scientifiques nous font gagner des années de vie ! Mais c'est peut-être plus sûrement des années de maladie, c'est bon pour les labos, elle est peut-être là, la vérité..


Alors, il est peut-être encore temps de s'éloigner de cette vie de moins en moins naturelle et de partir avec son sac à dos respirer le bon air, là où il y en a encore. Il est peut être temps encore de se rendre compte que notre corps est superbement fait et qu'il sait se guérir tout seul. Fuyons ces médicaments qui tuent facilement un homme sain. N'ajoutons pas à nos cellules une pollution pharmaceutique en plus de la pollution ambiante à laquelle nous ne pouvons hélas pas échapper.

Il nous faut retourner très vite à la nature, à la sobriété alimentaire, et fuir loin de toute cette industrie pharmaceutique censée nous apporter la longévité. Non, ce n'est pas grâce à elle que nous allons vivre plus vieux en bonne santé. C'est encore un gros mensonge, mais comme toujours il faut se poser la question, à qui profite le crime ?

Votre santé par la nature

dimanche 17 mai 2015

Jardinage : la méthode Fukuoka


Masanobu Fukuoka, vous connaissez ? Japonais et microbiologiste, cet homme a développé un mode de culture naturelle, en totale harmonie avec la Terre et ses éléments.

La méthode Fukuoka : pas d’intrants et peu d’intervention

Microbiologiste à l’origine, Masanobu Fukuoka s’est très vite rendu compte des limites de l’agriculture scientifique, pratiquée à grands renforts d’intrants chimiques et d’opérations mécaniques.

Dès lors, il s’emploie à développer une autre forme d’agriculture, naturelle, en accord avec ses racines spirituelles, cherchant à réconcilier l’Homme et la Nature. Selon lui, la Nature n’a pas besoin de l’Homme pour s’épanouir. Ainsi, pour nourrir les populations, l’Homme n’a pas besoin d’avoir recours à des produits chimiques ou des interventions importantes, il n’a qu’à respecter le rythme de la nature, y être attentif et intervenir le moins possible.
Selon son raisonnement, la nourriture issue de l’agriculture, du jardinage doit être produite sans intervention de l’Homme, réduisant ainsi le coût de la production et le coût des produits.

La Révolution d’un seul brin de paille

Grâce à l’étonnante simplicité et logique de sa méthode, Masanobu Fukuoka acquiert une renommée internationale. Avec son ouvrage, La Révolution d’un seul brin de paille, il inspire et notamment Bill Mollison et David Holmgren qui ont développé la permaculture.
Dans son ouvrage, il développe sa méthode : « […] répandre de la paille est le fondement de ma méthode pour faire pousser le riz et les céréales d’hiver. C’est en relation avec tout, avec la fertilité, la germination, les mauvaises herbes, la protection contre les moineaux, l’irrigation. Concrètement et théoriquement, l’utilisation de la paille en agriculture est un point crucial. Il me semble que c’est quelque chose que je ne peux faire comprendre aux gens.«

Les principes essentiels de la méthode Fukuoka

La méthode Fukuoka repose sur des principes sur lesquels il ne transige pas :
1. Aucun fertilisant. Que ce soit des fertilisants chimiques ou naturels (comme le compost par exemple), la méthode Fukuoka ne les utilise pas. Pour que les sols soient toujours fertiles, il recommande l’usage de la paille en couverture des sols ou des légumineuses qui formeront une sorte de tapis comme le trèfle blanc. Le fumier de volaille est toléré.
2.  Ne pas cultiver. Selon la méthode Fukuoka, la terre n’a pas besoin d’être cultivée. C’est-à-dire qu’elle n’a pas besoin d’être labourée, retournée, travaillée. Pour Masanobu Fukuoka, la terre se suffit à elle même, notamment grâce à l’activité des micro-organismes.
3. Tu ne désherberas point. Tout comme la terre n’a pas besoin d’être travaillée selon la méthode Fukuoka, elle n’a pas besoin d’être désherbée de quelque façon. Pour Masanobu Fukuoka, ce que l’on appelle « mauvaises plantes » sont en réalité des organismes contribuant à la fertilité des sols. Il faut les contrôler sans les éradiquer.
4. Aucun produit chimique. Ils sont complètement interdits dans cette méthode. La seule chose que Masanobu Fukuoka utilise, c’est un mélange d’huile servant à limiter l’impact de la cochenille sur les cultures.
Finalement, la méthode Masanobu Fukuoka est simple : oubliez les « progrès » de l’agriculture et faites confiance à la terre et ce qu’elle nous apporte depuis des milliers d’années. La base de la méthode : observer, apprendre de la terre pour pouvoir planter, récolter, faire pousser au bon moment.

Source

mercredi 6 mai 2015

Cette France américaine qui se renie et nous détruit

Président de la République et ministres de droite ou de gauche issus des programmes franco-américains, franc-maçonnerie dans les rang de l’Assemblée et du Gouvernement qui défend "sa" conception républicaine, d’autant plus fortement que la "mondialisation républicaine" se trouve, par hasard et par accident ralentie ... On se croirait dans un mauvais film d’espionnage. L’on est simplement dans la France moderne et contemporaine. Cette France qui n’est plus française, qui en a même semble-t-il honte, comme d’un parent pauvre que l’on veut cacher. Et l’on comprend beaucoup mieux pourquoi la politique menée par les élites, de droite comme de gauche, ne défend pas les intérêts de notre pays. 

Comme le processus de destruction de ce qui reste de l’identité française allait bien, la construction européenne aidant, l’on n’entendait pas trop les membres de la franc-maçonnerie française, il n’était pas nécessaire de faire du bruit. La multiplication des conflits au Moyen Orient, la crise économique et financière importée en Europe de celle des subprimes aux Etats Unis, les printemps arabes sanglants et destructurant, ont jeté vers les pays européens une foule de population aux aboies. Une foule que les pays européens ne peuvent assumer, surtout en période de crise et parce que de toute manière il n’est pas possible pour l’Europe, sauf à se détruire, d’ingérer tout le malheur du monde. C’est une politique irresponsable et inefficace, notamment pour les pays en conflits concernés. Or, maintenant que la tension monte, l’on voit se réactiver les réseaux. Cela est d’autant plus facile lorsqu’ils sont au Gouvernement, dans le sens direct du terme. Comme l’écrit le Figaro, sans en être pour le moins choqué :
"En mai 2012, le GODF, traditionnellement orienté à gauche, a vu d’un bon œil la victoire de François Hollande et l’arrivée de frères au gouvernement, qu’il s’agisse de Manuel Valls, qui a fréquenté les loges durant huit ans, de Jean-Yves Le Drian, Victorin Lurel, Frédéric Cuvillier ou Jérôme Cahuzac - ce dernier étant finalement suspendu du GODF après le mensonge avoué sur son compte bancaire à l’étranger. De plus, la charte de la laïcité et les projets d’enseignement de « morale laïque » mis en avant par le ministre de l’Education nationale Vincent Peillon, qui n’est pas initié, ont séduit les frères du GODF."
Et si l’on se demandait pourquoi des lois impopulaires passaient, sans qu’un réel débat social ait eu lieu sur des questions aussi importantes que le mariage pour tous ou la laïcité, c’est parce que, en plus du Gouvernement, les rangs de l’Assemblée sont également pris d’assaut. Volonté affichée ouvertement par le Grand Maître José Gulino dès 2012. Et ça marche.

"Le GODF a aussi repris fin 2012 le contrôle de la Fraternelle parlementaire (Frapar), en faisant élire l’un des siens, le député socialiste du Nord Christian Bataille à la tête de cette amicale des francs-maçons de l’Assemblée nationale et du Sénat. Celle-ci compte plus de 400 membres, dont 150 élus, soit 15 % du total des parlementaires. Christian Bataille sait s’y prendre pour pousser ses pions : il a déjà présidé la Frapar et il professe une foi de charbonnier dans les valeurs maçonniques. Celles-ci le conduisent à se transformer en avocat de causes aussi controversées que la lutte contre les langues régionales, au nom du jacobinisme, et en faveur de l’exploration des gaz de schiste, au nom de la science. Cette première offensive liée au retour de la gauche au pouvoir a produit quelques résultats, que ce soit pour promouvoir le mariage pour tous, défendre les réformes fiscales ou contrer la récupération du thème de la laïcité par l’extrême droite."
Ainsi, la Fraternelle parlementaire, qui rassemble des députés et des sénateurs s’est largement emparée du thème de prédilection de la laïcité. L’on comprend mieux pourquoi aujourd’hui elle se traduit en montée de la haine pure et simple contre le christianisme, cette religion qui a le malheur d’avoir posé les bases de la société française.

Pour compléter le tableau, en restant dans la même ligne idéologique, l’on voit également l’affermissement des intérêts américains dans la gouvernance française. En 1981, la French American Foundation créé le programme Young Leader, financé par AIG, Lazard et Footprint consultants. Sorte de version moderne, plus neutre, moins marquée et connue dans la société que la franc-maçonnerie. Aujourd’hui, il comprend plus de 400 dirigeants issus de la haute fonction publique, du monde de l’entreprise, des médias, de la recherche et même de l’armée. Chaque année 20 français et américains sont sélectionnés. En 2014, Alain Juppé, lui même ancien Young leader, a organisé le séminaire à Bordeaux pour la promotion 2014 avec des anciens comme le directeur général d’Alcatel Lucent Michel Combes, par exemple

La formation 2014 comprend : La suite ICI