dimanche 28 juin 2015

Réaliser un câble USB de mise à la terre et pourquoi

Entourant les appareils électriques tels que les imprimantes, les écrans de télévisions et d’ordinateurs, les téléphones DECT ou filaires, un champ électromagnétique (CEM) basse fréquence (50Hz) assez fort est bien présent  : il s’étend à 2,50 mètres sans peine. Il faut veiller à mettre ces différents appareils à distance raisonnable des lieux de stationnement/repos dans tous les cas !
Car ce champ électromagnétique perturbe le fonctionnement électrique de votre corps et de ses cellules. Ainsi lorsque vous êtes en train de travailler à votre bureau devant votre ordinateur, avec l’imprimante non loin et le DECT à proximité, pas évident de se tenir éloigné des CEM et votre corps subit un stress électrique intense.
Les CEM basse fréquence (comme les CEM hautes fréquences d’ailleurs, mais c’est une autre histoire) contribue à ouvrir la barrière hémato-encéphalique (BHE), qui est la barrière sang-cerveau, qui protège votre cerveau des agents pathogènes, des toxines et des hormones circulant dans le sang. Elle représente un filtre extrêmement sélectif, à travers lequel les aliments nécessaires au cerveau sont transmis, et les déchets sont éliminés.
Il est donc extrêmement important de réduire au maximum les CEM pour que le corps puisse maintenir sa capacité naturelle à être en bonne santé, en équilibre.

Comment minimiser le champ basse fréquence?

Il existe une solution pour minimiser voire annuler ce champ pour les appareils munis d’un port USB, c’est de prendre un câble avec une prise USB  et de le relier à la terre. On peut en acheter un, mais c’est assez cher. On peut aussi le fabriquer soi-même.

Attention, la première chose à vérifier bien sûr est la qualité de la mise à la terre de votre logement. Si possible en dessous de 5 ohms. Une petite anomalie à signaler en ce début bien entamé de 21e siècle : dans une ville comme Paris, notre belle capitale, 40 à 50 % des immeubles ne sont pas reliés à la terre.

Méthode

Voici le fruit de mon électrosensibilité et du bidouillage mis au point par un électricien (R. Cardim).
Prenez un câble muni d’une prise USB dont vous n’avez pas besoin.

Couper l’extrémité non USB du câble, le dénuder sur 2 ou 3 cm en faisant bien attention à ne pas couper la tresse.
Quand le câble est dénudé, vous verrez clairement une tresse et plusieurs fils emballés dans une gaine alu.
La tresse, c’est la masse qui va servir de terre.

On retire les fils de leur gaine alu, on les coupe de façon à ce qu’aucune extrémité de fil n’en touche une autre (ceci afin d’éviter les court-circuits).
On scotche les fils ainsi coupés ensemble. On coupe la gaine alu à ras.
On vrille la tresse de masse sur elle-même, on y met de la soudure pour la rigidifier, on l’introduit dans la pince-crocodile, on remet un peu de soudure et on écrase l’embout creux de la pince-crocodile sur la tresse soudée avec une pince universelle ou multiprise.
Pour finir, on remet un coup de scotch autour du câble et de l’embout de la pince-croco.
Et voilà, le tour est joué.

Il ne reste plus qu’à connecter ce câble USB à votre appareil et la pince-croco sur la terre d’une prise électrique murale : et là plus de champ basse fréquence. Lorsque l’on connecte de cette façon un serveur Freebox par exemple, eh bien, on fait d’une pierre deux coups. Car tous les appareils reliés au serveur, la box HDMI et le téléphone DECT, seront eux aussi à la terre.

On peut ainsi connecter à la terre tout appareil muni de port USB et n’ayant pas de fiche de terre afin de réduire la pollution basse fréquence en évacuant les CEM, c’est-à-dire les champs électromagnétiques.
Bonne création.


http://geobiologie-sante.com 

jeudi 25 juin 2015

3 inventions « modernes » qui existaient déjà il y a des millions d’années


pierre d'Ica (opération à cœur ouvert antédiluvienne) ?

L’univers contient de nombreux mystères mettant au défi notre connaissance actuelle. Avec « Au-delà de la Science », Epoch Times vous invite à découvrir ces phénomènes peu communs qui ouvrent notre imaginaire et le champ des possibles. Ces faits sont-ils réels ? Seul le lecteur peut en décider.
Il existe plusieurs preuves montrant l’existence de civilisations préhistoriques aussi avancées que notre civilisation moderne… ou peut-être même plus. De telles preuves pourraient remettre en question toutes les certitudes des scientifiques. Mais après tout, ce ne serait pas la première fois, l’histoire montre que la science s’est grossièrement déjà trompée et à d’innombrables reprises.
Les changements de paradigme ont toujours été accompagnés d’abondantes controverses. Les découvertes suivantes ont été contestées en leur temps, mais certains scientifiques ont soutenu qu’elles constituaient la preuve incontestable qu’il y a des dizaines de milliers d’années, voire des millions d’années, les humains ont marché sur la terre avec autant de connaissances et de culture que les gens d’aujourd’hui.
1. Un réacteur nucléaire de 1,8 milliards d’années
Le site du réacteur nucléaire de Oklo en République du Gabon (NASA)
Le site du réacteur nucléaire de Oklo en République du Gabon (NASA)
En 1972, une usine française importait du minerai d’uranium de Oklo, en République du Gabon en Afrique. À leur grande surprise, les ingénieurs ont découvert que l’uranium avait déjà été utilisé.
Ils ont poussé leur recherche et ont découvert que le site avait été un gigantesque réacteur nucléaire, très avancé, qui serait entré en fonction il y a 1,8 milliards d’années et qui aurait fonctionné pendant environ 500 000 ans.
Plusieurs scientifiques se sont réunis pour mener l’enquête, et de nombreux ont refusé cette hypothèse en disant qu’il s’agissait d’un merveilleux, mais naturel, phénomène.
Dr Glenn T. Seaborg, ancien directeur de la Commission de l’énergie atomique des États-Unis et lauréat du prix Nobel de Physique pour son travail dans la synthèse des éléments lourds, avait expliqué pourquoi il estimait qu’il ne s’agissait pas d’un phénomène naturel, et donc que cela devait être un réacteur nucléaire construit par l’homme.
Pour que l’uranium puisse « chauffer » dans une réaction nucléaire, les conditions nécessaires sont très précises. L’eau doit d’abord être extrêmement pure. Beaucoup plus pure que celle qui existe naturellement dans le monde entier.
Ensuite il faut le composant U-235 pour que la fission nucléaire puisse se produire. Il est l’un des isotopes naturellement présents dans l’uranium.
Plusieurs spécialistes en ingénierie nucléaire ont dit qu’ils pensaient que l’uranium d’Oklo ne pouvait pas avoir été assez riche en U-235 pour qu’une réaction ait pu y avoir lieu naturellement.
En outre, il semble que le réacteur était bien plus avancé que ce que nous pouvons construire aujourd’hui. Il avait plusieurs kilomètres de long et son impact thermique sur son environnement avait été limité à 40 mètres tout autour. Les déchets radioactifs étaient encore présents entourant les éléments géologiques et n’avaient pas migré au-delà du site de la mine.
2. Des pierres péruviennes montrent un télescope antique, et des vêtements de style moderne
(Gracieuseté de Eugenia Cabrera/Museo Cabrera)
(Gracieuseté de Eugenia Cabrera/Museo Cabrera)
Il est connu que Galileo Galilei a inventé le télescope en 1609. Cependant, une pierre que l’on croit avoir été gravée il y a 65 millions d’années, montre une silhouette humaine tenant un télescope dans ses mains et en observant les étoiles.
Environ 10 000 pierres conservées au Musée Cabrera d’Ica au Pérou, montrent des hommes préhistoriques portant des coiffures, des vêtements et des chaussures. Les pierres représentent des scènes semblables à des transplantations d’organes, des césariennes, des transfusions sanguines et quelques unes montrent des rencontres avec des dinosaures.
Alors que certains disent que les pierres ne sont pas authentiques, le Dr Dennis Swift, du département d’archéologie à l’Université du Nouveau-Mexique, a apporté les preuves dans son livre « Les secrets des pierres d’Ica et de Nazca » que les pierres dataient de l’époque précolombienne.
Selon Dennis Swift l’une des raisons pour laquelle les pierres ont été considérées comme fausses dans les années 1960 est qu’à l’époque on croyait que les dinosaures marchaient en traînant la queue, alors que les pierres représentaient des dinosaures avec les queues relevées. C’est pourquoi elles ont été qualifiées de falsifiées.
Des études ultérieures ont montré, cependant, que les dinosaures marchaient probablement avec leurs queues relevées, comme représenté sur les pierres.
3. Des cultures avancées dans les peintures rupestres

Peintures rupestres de la grotte d'Altamira dans le Pavillon Anthropos du Musée Moravian en République Tchèque. (Wikimedia Commons)
Peintures rupestres de la grotte d’Altamira dans le Pavillon Anthropos du Musée Moravian en République Tchèque. (Wikimedia Commons)
Les grottes de La Marche dans le centre-ouest de la France montrent des représentations vieilles de plus de 14 000 ans, avec des hommes ayant les cheveux courts, une barbe entretenue, des vêtements sur mesure, faisant de l’équitation… en somme avec un style moderne loin des peaux d’animaux et des cheveux hirsutes que l’on imagine habituellement.
Ces peintures ont été authentifiées en 2002. Des chercheurs, comme Michael Rappenglueck de l’Université de Munich, insistent pour que ces artefacts ne soient pas tout simplement ignorés par la science moderne.
Michael Rappenglueck a étudié les connaissances astronomiques des hommes du paléolithique. Il écrit: « Depuis quelques années, il y a une couverture plus large des médias (sous forme de journaux, de documentaires télévisés, de sites web et de programmes de planétarium) pour sensibiliser à la proto-astronomie (ainsi qu’aux proto-mathématiques et à d’autres proto-sciences) de la période paléolithique ».
Certaines des pierres de la grotte de La Marche sont exposées au Musée de l’Homme de Paris, mais celles qui montrent clairement les hommes préhistoriques avec une culture et une pensée avancées ne sont pas montrées.
Quand des peintures datant de plus de 30 000 ans ont été découvertes dans des grottes européennes au 19e siècle, elles ont remis en question la compréhension généralement acceptée de la préhistoire. L’un des plus grands critiques de leur découverte fut Emile Cartailhac. Mais il est revenu sur ces conclusions quelques décennies plus tard devenant un ardent défenseur sur le fait que les peintures étaient bien authentiques et qu’il fallait sensibiliser le monde scientifique de leur importance.
Il est maintenant considéré comme l’un des pères fondateurs de l’étude des peintures rupestres.
Les premières peintures ont été découvertes par Don Marcelino Sanz de Sautuola, un noble espagnol, et sa fille, Maria, en 1879 dans la grotte d’Altamira. Elles montraient une sophistication des dessins inattendue. Leur découverte a été rejetée, jusqu’au début du 20e siècle, quand Emile Cartailhac a publié une étude sur ces peintures.
Article original : http://www.theepochtimes.com/n3/345446-3-modern-inventions-that-existed-millions-of-years-ago-nuclear-reactor-telescope-clothes/

Vu sur: http://www.epochtimes.fr
Voir aussi: perou-ica-les-pierres-gravees 

samedi 20 juin 2015

Les pouvoirs du sourire

Il nous rend plus beaux et plus aimables. Mais sourire est également un antistress naturel, une source de sérénité et d’énergie positive. Des vertus prouvées par la science.
sourire


Chez tous les êtres humains, le sourire présente les mêmes caractéristiques, mobilise jus­qu’à 42 muscles du visage et participe formidablement au lien social. A la fin des années 1940, le psychologue Georges Dumas notait qu’il est partout associé « à l’expression volontaire de tous les sentiments agréables mais aussi à un grand nombre d’actes sociaux ». Le sourire illumine, réconforte, rassure, émeut, embellit. Au Japon, il ponctue tous les événements, de la joie au deuil. En Afrique, il symbolise la foi en l’avenir et la volonté d’échange et de partage. En Europe, il dit la complicité, la joie et la confiance. Mais pour tous, lorsqu’il part du cœur, il est une manifestation de bienveillance et d’ouverture.

Dans son ouvrage « Pourquoi faut-il sourire si l’on n’est pas beau ? » (Dunod, 2011), Nicolas Guéguen, chercheur en psychologie sociale, cite une étude brésilienne démontrant que les personnes souriantes sont considérées comme plus aimables, plus sympathiques et plus belles – ce dernier point s’expliquant par la symétrie qui se crée alors, car symétrie et beauté sont liées. Autre découverte, à l’université de Penn State : sourire nous fait paraître plus compétent, en envoyant le signe d’une solide confiance en soi. Béatrice, 43 ans, a pour sa part expérimenté le pouvoir socialisant du sourire quand elle a changé de travail. « On m’avait trouvée assez froide, plutôt fermée, or ce n’est pas comme ça que je me sens à l’intérieur. Une amie m’a dit que c’était parce que je souriais peu. En prenant mon nouveau poste, je m’y suis efforcée et les résultats ont été incroyables : les gens venaient vers moi, me parlaient d’eux, le courant passait. » Les études du psychologue américain Paul Ekman ont également prouvé que les personnes qui sourient ont non seulement de meilleures relations sociales, mais sont aussi plus heureuses. A une seule condition : le sourire doit être sincère. Il est, dans ce cas, dit « de Duchenne », du nom du neurologue qui l’a découvert en 1862. C’est le seul à faire intervenir le muscle qui entoure l’œil et il ne peut pas se produire sur commande.

Forcé ou spontané, pour notre cerveau, le sourire reste un déclencheur de bonne humeur. Des chercheurs ont découvert qu’en cas de tristesse ou de stress, il suffit de se forcer à sourire 60 secondes pour que notre cerveau reçoive un message positif et provoque une baisse de production des hormones du stress et une augmentation de celles qui favorisent la bonne humeur. Une réaction qui a aussi pour vertu de ralentir le rythme cardiaque et d’abaisser la pression artérielle. Des chercheurs anglais ont découvert qu’un sourire stimule autant le cerveau qu’une grande consommation de chocolat. Claire, 37 ans, en a fait l’expérience et compte bien la renouveler. Levée un matin du pied gauche, elle s’est efforcée de sourire de son petit-déjeuner jusqu’à la station de métro. Résultat, une humeur qui est passée du gris anthracite au rose pastel. Sourire ne fait pas seulement voir la vie du bon côté, cela agit en profondeur sur notre psychisme.

Ce n’est pas un hasard si à l’âge d’or du taoïsme, il y a deux mille cinq cents ans, les grands maîtres enseignaient l’art du sourire intérieur. Selon cette philosophie et religion, le but de chaque homme est de réussir à harmoniser, en lui et autour de lui, les énergies yin et yang qui, associées, forment l’énergie vitale, le qi. Dans la tradition taoïste, sourire permet une circulation optimale du qi. Pour les enseignants en taï-chi-chuan et qi gong de l’association Cheng, le sourire intérieur « nous fait pratiquer l’amour de soi, diminuer les tensions, augmenter l’énergie positive de la joie et de l’amour dans les organes et les sens. C’est une énergie de sérénité et de bien-être qui irradie nos organes intérieurs vers le monde extérieur ». André, 36 ans, a testé, sur les conseils de sa compagne, la méditation du sourire de Thich Nhat Hanh (lire l’encadré page 126). Très rapidement, il s’est senti moins tendu et moins agressif au travail. Et moins dur avec lui-même.

Et si sourire en conscience était la manière la plus douce et la plus simple de se faire du bien et de faire du bien aux autres ?

par Dominique Wilmer
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jeudi 18 juin 2015

Le vinaigre des quatre voleurs

Un peu d’histoire

C’est lors de la grande peste qui eut lieu à Toulouse de 1628 à 1631, et qui fit plus de 50.000 vic­times, qu’on décou­vrit avec sur­prise 4 fief­fés voleurs qui prof­i­taient de l’épouvantable épidémie pour vis­iter les maisons aban­don­nées et con­t­a­m­inées, détrousser les cadavres et les mori­bonds, et ce, sans être le moins du monde inquiétés par le red­outable fléau.
Ainsi peut-​on lire dans les archives du Par­lement de Toulouse : «Qua­tre voleurs y furent con­va­in­cus, lors de l’ancienne grande peste, qu’ils alloient chez les pes­tiférés, les étran­gloient dans leur lit et après voloient leurs maisons. Ce pourquoy ils furent con­damnés à estre brûlés vifs et, pour qu’on leur adoucit la peine et éviter d’estre pen­dus, ils décou­vrirent leur secret».
Les 4 voleurs livrèrent la for­mule de leur vinai­gre (parue dans le Mer­cure de France de 1721), dont ils se frot­taient tout le corps et en répandaient autour d’eux avant de com­met­tre leurs méfaits.
Peste de Marseille 1720Mal­gré les nom­breuses vies qui furent sauvées par cette recette, les toulousins ne furent pas très recon­nais­sants envers les voleurs, et ceux-​ci furent pen­dus haut et court.
L’histoire se repro­duisit à Mar­seille en 1720 : d’autres voleurs durent livrer leur recette, qui fut partout affichée dans la ville et sauva de nom­breux de mar­seil­lais. Ceux-​ci furent plus hon­nêtes et accordèrent la vie sauve à leurs voleurs.
Plus tard, la recette fut améliorée par les phar­ma­co­logues (voir com­po­si­tion ci-​contre), ils y ajoutèrent notam­ment de l’ail (si cher aux Mar­seil­lais ;) et reconnu depuis l’antiquité pour ses ver­tus en cas d’épidémie (voir Galien, Paracelse).
«Ce vinai­gre est employé comme préser­vatif dans les mal­adies con­tagieuses. On s’en frotte les mains et le vis­age; on en brûle dans les apparte­ments, on en gar­nit des fla­cons pour aspirer dans la syn­cope.» Dic­tio­n­naire ency­clopédique des Sci­ences Médicales
Un peu plus tard encore, un célèbre vinaigrier-​distillateur, le sieur Antoine Maille, repris cette recette pour en faire un pro­duit d’épicerie, voici ce qu’il en disait :
antoine-maille«Le vinai­gre des 4 voleurs, tel qu’il fut com­posé par les médecins lors de la peste de Mar­seille, est un excel­lent préser­vatif con­tre tout air con­tagieux. Il faut en met­tre dans le creux de la main, échauf­fer la liqueur puis la respirer et s’en frot­ter les tem­pes. On peut en boire à jeun une cuillerée à café dans un verre lorsqu’on est obligé d’approcher les per­son­nes atteintes de mal­adies pesti­len­tielles. Ce vinai­gre est par­ti­c­ulière­ment recom­mandé con­tre les mal­adies des gens de mer, con­tre l’air infect et cor­rompu qu’on ne respire que trop sou­vent dans les vaisseaux.»
Ainsi, le secret du Vinai­gre des 4 Voleurs, après avoir été décou­vert à Toulouse, puis à Mar­seille, se répan­dit dans le monde entier.
S’il est aujourd’hui presque tombé en désué­tude, il est intéres­sant de redé­cou­vrir ces vieux remèdes qui, en de nom­breuses cir­con­stances, offrent une alter­na­tive naturelle aux traite­ments chimiques.

Appli­ca­tions : Mes expéri­ences avec le Vinai­gre des 4 Voleurs

Cela fait quelques années que j’ai inté­gré ce remède à ma phar­ma­cie famil­iale. La for­mule étant un petit peu com­plexe à réaliser, je me four­nis chez Flore de Sain­tonge, de plus il est réal­isé à base de vinai­gre de cidre et il est à ma con­nais­sance, le seul fab­ri­cant français. Je le com­mande directe­ment en VPC (cat­a­logue sur demande : Flore de Sain­tonge — 38, rue du moulin — 17470 La Villedieu).
Si, au fin fond de ma Provence, je ne crains pas la peste, cette pré­cieuse for­mule m’est utile dans de nom­breux maux du quo­ti­dien. D’un point de vue philosophique, poé­tique et dans sa vibra­tion spir­ituelle (pour ceux qui y croient), je le perçois comme un pro­tecteur, l’empreinte qu’il a laissé dans l’Histoire de la peste le mon­tre. J’en ai tou­jours à portée de main.
Ci-​après, une liste des sit­u­a­tions dans lesquelles le Vinai­gre des 4 Voleurs a pu s’avérer utile, basée sur mon expéri­ence per­son­nelle, famil­iale, et témoignages de mon entourage amical.

Acné : Un jeune ami, dont le vis­age était claffi d’acné : en quelques jours, en tapotant les bou­tons une fois par jour avec un mou­choir imbibé, ses bou­tons ont séché et dis­paru et sa peau est dev­enue magnifique.

Après-​rasage : dilué avec un peu d’eau, c’est un après-​rasage naturel qui dés­in­fecte, com­bat d’éventuelles inflam­ma­tions et rafraî­chit. Ensuite met­tre une petite pro­tec­tion grasse (jamais d’alcool qui est destruc­teur de vie).

Bron­chite : En cat­a­plasme dilué, très chaud (à la lim­ite du sup­port­able) posé sur les bronches; en inhalation.

Dent, caries, muqueuse buc­cale : En brossage, il peut calmer rapi­de­ment une carie. Cela n’empèche pas de pren­dre rendez-​vous avec un den­tiste, mais cela per­met de gérer une rage de dents.

Dés­in­fec­tant : Je l’utilise pour dés­in­fecter de petites plaies ou pour net­toyer mon matériel quand je pré­pare mes philtres.

Eczéma : sur un toutou qui fai­sait un eczéma sur le bas du dos jusqu’à la base de la queue. Appli­ca­tion de vinai­gre des 4 voleurs et d’eau mélangés à parts égales. Le deux­ième jour, eczéma dou­ble qua­si­ment de vol­ume, mais la cure con­tinue et au qua­trième jour, l’eczéma était tout séché et n’a jamais reparu.
Ce cas était spec­tac­u­laire et la rémis­sion totale et défini­tive. Mais en cas d’eczéma, comme dans de nom­breuse mal­adies, il ne faut pas se lim­iter à soigner le symp­tôme et tou­jours chercher l’origine de la mal­adie si l’on veut éradi­quer le mal de façon défini­tive. S’il s’agit de sur­charge tox­inique, il faut adapter le régime ali­men­taire, boire des tisanes dépu­ra­tives, faire de l’exercie, etc…

Muqueuses : Je l’ai testé sur des sinus enflam­més par une sinusite allergique (voir plus bas) et égale­ment au niveau des muqueuses sex­uelles : dilué et sur un gant pour laver les par­ties intimes, et aussi pour soulager une ovaire frag­ile: en com­presse très chaude sur le ven­tre. La sen­sa­tion de soulage­ment fut immé­di­ate et durable.

Par­a­sites : Poux, gale, mous­tiques, puces…
Je l’ai testé con­tre les poux (en fric­tion du cuir chevelu après le sham­poo­ing (sans rinçage après). Il élim­ine même les lentes et n’agresse pas le cuir chevelu, voire même le ren­force.
Testé aussi con­tre les puces de mes toutous (en fric­tion). Tous les toutous ont été débar­rassés de leurs par­a­sites. Une excep­tion cepen­dant, l’un d’eux a con­servé ses puces et j’ai dû avoir recours à un col­lier. Mais tous les autres : 5 chi­huahuas (4 chiots de 15 jours et leur maman), ont été débar­rassés de leurs puces pen­dant tout l’été.
Un ami m’a égale­ment raconté qu’il l’utilisait sur les plantes con­tre les pucerons : dilué et vapor­isé sous les feuilles.

Peau: En fric­tion pour l’entretien de la peau, il net­toie et dés­in­cruste. Il sem­ble avoir un effet sur nom­bre de prob­lèmes de peau, petits bou­tons : her­pès, etc… Cha­touille, gra­touille… C’est un anti-​démangeaisons extraordinaire.

Piqûres d’insectes : En com­presse sur une piqure d’araignée qui ne dis­parais­sait pas et con­tin­u­ait de me démanger depuis une semaine, en une appli­ca­tion, le venin fut neutralisé.

Poils, cheveux : Pour les toutous comme pour leurs bipèdes, un peu de ce vinai­gre, dilué dans de l’eau (en rinçage après le sham­poo­ing), fait le poil et la chevelure bril­lants et faciles à coiffer.

Rafraîchissant : Pour se rafraîchir pen­dant les grandes chaleurs, on peut se fric­tion­ner avec un gant de toi­lette humid­i­fié avec de l’eau et du vinaire des 4 voleurs. Ca revigore!

Sinusite : lors d’une grosse crise d’allergie due à l’armoise, j’ai appliqué un mou­choir imbibé sur le front, au niveau des sinus, et l’un de mes sinus s’est imé­di­ate­ment débouché. Cela fonc­tionne aussi en inhalations.

Tran­spi­ra­tion : Sous les ais­selles, dilué à 50% avec de l’eau, il régule la transpiration.

Util­i­sa­tion : En fric­tion, en com­presse, en cat­a­plasme, en gar­garisme, en lotion, en ingestion
Voici quelques-uns des bien­faits que j’ai pu con­stater avec ce fameux vinai­gre. Et je suis sûre qu’il en existe bien d’autres.
Ah! si seule­ment la recherche médi­cale n’était pas cap­tive des griffes de la finance, et que les sci­en­tifiques se pen­chaient enfin sur les médecines naturelles, que de fab­uleuses décou­vertes ne feraient-​ils pas !
  • 10g Camphre naturel
Mettre le tout dans un récipient durant 10 jours. Le 11ème jour, filtrer et ajouter 10g de camphre. Bien mélanger. Embouteiller et conserver au frais, à l'abri de la lumière.

Ses utilisations :
Elles sont multiples mais on notera...
* En lotion tonique ou capillaire, désinfection des plaies, piqures, élimination des poux, irritations diverses.
* En usage interne dilué avec de l'eau, en inhalation.
* En vaporisation pour désinfecter l'air ambiant. Pour désinfecter les objets.


Vinai­gre des 4 voleurs

for­mule parue au Codex de 1758 sous le nom d’Acetum Anti­sep­ticum Vulgo des Qua­tre Voleurs
Grande absinthe — 40g
Petite absinthe — 40g
Romarin — 40g
Sauge — 40g
Men­the — 5g
Rue — 5g
Lavande — 5g
Cala­mus aro­mati­cus — 5g
Can­nelle — 5 g
Girofle — 5g
Mus­cade — 10g
Ail — 5g
Cam­phre — 10g
Acide acé­tique 40g
Vinai­gre blanc — 2500g
Faites macérer 10 jours les sub­stances dans le vinai­gre; passez avec expres­sion; ajouter le cam­phre dis­sout dans l’acide acé­tique; filtrez.


For­mule de Marseille
Fort vinai­gre de vin blanc — 3 pintes            1 once= 28,35 grammes
Absyn­the — 1 poignée
Reine des prés — 1 poignée
Mar­jo­laine sauvage — 1 poignée
Sauge — 1 poignée
Clous de girofle — 50 clous
Racine de nulla-​campana — 2 onces
Angélique — 2 onces
Romarin — 2 onces
Mar­rube — 2 onces
Cam­phre — 3 grains


For­mule de Toulouse
Il faut met­tre dans 8 livres de bon vinai­gre une poignée de cha­cune des herbes suivantes :

Rue, men­the, petite absinthe et lavande; on peut y rajouter si l’on veut une poignée de thym et une de graines de genièvre.

Faire infuser le tout pen­dant 8 jours dans un pot de terre vernissée sur des cen­dres chaudes, après couler le tout en exp­ri­mant les herbes; y faire fon­dre une once de cam­phre et con­server ce vinai­gre dans des bouteilles bien bouchées.


Aver­tisse­ment

Les effets des plantes ne sont pas anodins. Cer­taines plantes ou par­ties de plantes sont tox­iques. Pour toute util­i­sa­tion thérapeu­tique, deman­dez l’avis de votre phar­ma­cien ou phy­tothérapeute.

lundi 15 juin 2015

Claude Bourguignon - Le fonctionnement du sol


Comment ça marche ? L’arbre c’est le maître des sols. Il fait tomber tous les ans des feuilles mortes et des branches mortes sur le sol. Ces branches vont être attaquées par une faune qu’on appelle la faune épigée qui va manger tous ces bouts de bois, toutes ces feuilles, et va faire des crottes (de la matière organique broyée en éléments très très fins) qui va permettre aux seuls organismes au monde qui sont capables d’attaquer la lignine (le bois, NDLR) que sont les champignons (les basidiomycètes) qui vont pouvoir attaquer ces crottes et les transformer en humusLa fabrication d’humus se fait à la surface du sol

On comprend tout de suite pourquoi le labour est une arme de destruction massive des sols, c’est qu’elle met la matière organique sous le sol, ce qui est une absurdité, car les animaux ne vivent pas sous le sol, les épigés vivant à la surface du sol.Les arbres eux ils vont s’adapter à ce système très astucieux, ils vont faire un double enracinement, ils ont un enracinement horizontal qui est sous la matière organique. Pourquoi ? C’est parce qu’on printemps, les humus qui ont été formés pendant l’automne et l’hiver par les basidiomycètes vont être minéralisés quand le sol va se réchauffer, par les bactéries. Les champignons font l’humus, les bactéries minéralisent. En minéralisant elles vont libérer du nitrate, du phosphate qui va descendre avec l’eau de pluie, et là il y a les racines horizontales de l’arbre qui vont récupérer le nitrate, le phosphate et qui va le renvoyer dans la frondaison (dans les feuilles, NDLR). Le système sol-plante est fermé dans la nature, il n’y a pas de fuite, c’est pour cela que les nappes phréatiques sont propres sous les arbres, c’est parce que l’arbre a mis ses racines sous la matière organique. La grande bêtise de l’agriculture c’est qu’elle laboure et elle met la matière organique sous les racines. Donc le temps que les racines arrivent, c’est minéralisé, vous envoyez dans les nappes. Donc première leçon, ne jamais enfouir de la matière organique dans un sol, la nature nous le dit.Ensuite les arbres ont un deuxième système d'enracinement, c’est ce qu’on appelle le pivot (système pivotant). Ce système pivotant va descendre jusqu’à la roche mère. Là il y a deux solutions, où la roche mère est fissurée, l’arbre va continuer son chemin (sous chêne 150 m, sous orme 110m).

 (…)L’arbre est le seul organisme vivant du monde qui est capable de prendre l’excédent de l’eau de pluie, de l’envoyer le long de ses racines dans lesquelles il va absorber tous les éléments nutritifs et d’emmener cette eau pure dans la nappe phréatique. C’est pour cela que l’arbre est indispensable dans le fonctionnement de cette planète parce qu’il est le seul capable de remplir la nappe phréatique. A cette profondeur, la racine de l’arbre est en contact avec le monde minéral, et qu’est-ce que va faire la racine de l’arbre ? Elle va attaquer le caillou, et elle va le transformer en argile. Donc ce qui est intéressant, puisque le sol est un complexe argilo-humique, c’est que l’humus est fabriqué en surface grâce au travail des champignons et la faune épigée, et les argiles sont fabriquées en profondeur par l’attaque des racines des arbres au contact du monde minéral. A cette profondeur il y a des racines qui meurent. De nouvelles racines arrivent. Il existe heureusement une faune qui se nourrit de ces racines mortes - qui nettoie toutes ces racines mortes - et qui va libérer de nouvelles galeries pour les racines suivantes, c’est ce qu’on appelle la faune endogée. Alors on retrouve les mêmes groupes qu’en surface, des collemboles, des acariens, des vers, sauf qu’ils sont petits, aveugles et leur boulot c’est toujours de nettoyer les racines. Pour vous donner une idée du travail de cette faune endogée, un blé fait 200 km de racines, et 5000 km de poils absorbants. 1 blé hein !Nous en mettons 200 au m2, c’est à dire qu’un blé c’est 4 milliards de km de racines. Eh bien ces 4 milliards de km de racines seront mangés par la faune endogée pendant l’hiver, et permettront à l’orge qui suivra de s’enraciner. Alors on voit que l’argile est produit en profondeur, l’humus est produit en surface, il y a une faune épigée qui aère le sol en surface et une faune endogée qui aère le sol en profondeur, mais comment argile et humus se rencontrent ? Il faut bien qu’ils se rencontrent pour former le sol.Eh bien ils vont se rencontrer grâce à une troisième faune que vous connaissez généralement tous, qui sont les vers de terre. Alors dans les pays tropicaux ce sont les termites qui ont le même rôle.Les vers de terre qu’est-ce qu’ils font, ce sont les grands lombrics, ce qu’on appelle la faune « anécique » Ils habitent des galeries eux, il habitent des terriers, ils ne sont pas comme la faune épigée ou la faune endogée qui changent d’endroit tout le temps, eux ils ont des galeries, toutes les nuits ils sortent, ils laissent l’arrière de leur corps dans la galerie pour pouvoir rentrer dedans s’il y a un prédateur, et ils prennent de la matière organique, ils l’emmènent, ils redescendent, là ils remontent de l’argile, parce quand ils ont fait demi-tour ils vident leur intestin pour fabriquer une crotte qu’on appelle un turricule, et il se trouve que les vers de terre ont dans leur intestin une glande qu’on appelle la glande de Morène qui est très riche en calcium. Donc ils remontent de l’argile, ils mélangent dans leur intestin de l’argile et de l’humus, et il se trouve que les argiles sont négatifs, les humus sont négatifs et le calcium est un ion qui a deux charges positives, donc une charge positive attachée à l’argile et une charge positive attachée à l'humus. Et ils vont fabriquer du complexe argilo-humique. Ce sont les vers de terre qui fabriquent la terre.

Le premier scientifique qui va s’y intéresser c’est Darwin, Darwin va être le premier à donner une échelle des restes humains, hein parce que si vous faites des profils vous verrez que les pierres taillées ont les trouve en profondeur, puis les mosaïques romaines, puis les restes du Moyen-Age, c'est pas parce que les hommes de la Pierre Taillée vivait sous terre, ils vivaient comme nous à la surface, mais ce sont les vers de terre qui ont enfoui tous les restes humains.C’est pour ça que les archéologues passent leur vie à creuser des trous, c’est de la faute des vers de terre.Darwin a une idée très bonne, il a mesuré la quantité de terre, un vers de terre rejette son poids de terre tous les jours. Il a calculé les distances qu’il y avait entre les restes humains et il s’est rendu compte que c’était beaucoup plus vieux que ce qu’on racontait, à l’époque, hein, c’était la bible hein, c’était 5000 ans la création de l'humanité, donc Mr Darwin a été très prudent pour ne pas avoir la religion sur les bretelles, mais il a montré que c’était beaucoup plus ancien qu’on ne croyait.Si vous mettez par exemple un pas japonais dans votre jardin, vous verrez que votre pas japonais va disparaître, ce sont les vers de terre qui vont l'enfouir, progressivement. Parfois je suis sur le terrain avec les agriculteurs, les agriculteurs me disent : "ho là là, j'ai mes cailloux qui remontent", alors je leur explique que le vol lourd des cailloux dans la plaine cà n'existe pas, c'est jamais les cailloux qui remontent, c'est toujours la terre qui s'en va. Alors ne faites pas de mauvaises interprétations ! 

Alors comment nous avons fait pour tuer nos sols ? On a violé ces lois fondamentales. Vous pouvez violer les lois humaines, si vous vous faites choper par la police vous irez en tôle, mais ce n'est pas très grave pour l'ensemble de l'humanité. Mais quand on viole les lois universelles, les lois de la biologie, là c'est très grave. Alors comment on a fait pour tuer les sols, et bien on a inventé deux armes de destructions massives des sols, d'abord la charrue, au début les hommes ils grattouillaient la terre avec des chevaux ce n'était pas bien grave, mais quand on a découvert le tracteur, vous savez, c'est Victor Hugo qui disait pour montrer la fascination des hommes devant les grosse machines : "une immense force qui aboutit à une immense faiblesse, voici ce qui fascine les hommes". Les mecs ils bandent comme des fous dès qu'ils voient un gros tracteur de 300 chevaux ils n'en peuvent plus. Donc ils bousillent les sols en les retournant, donc première erreur, ils mettent la matière organique au fond. Or il se trouve que tous les champignons du monde sont aérobies. Il n'existe pas de champignon anaérobies sur terre. Tous les paysans qui ont eu l'occasion de planter un piquet dans le sol le savent. Quand ils sortent le piquet, la pointe du piquet est intacte, et le piquet est complètement rongé sur les premiers centimètres. Donc quand vous mettez de la paille dans le sol vous ne faites plus d'humus. C'est pour ça qu'on arrive à se système très étonnant que les anciens faisaient à peu près 2 tonnes de paille en France en 1900, ils avaient 4% de matière organique.Maintenant nous faisons 5 à 6 tonnes de paille en France et nous n'avons plus que 1,6% de matière organique sur l'ensemble du territoire. Nous avons divisé par 2 notre matière organique alors qu'on a multiplié par 2 les pailles. Pouquoi ? Parce que nous les enfouissons, et à partir du moment où vous les enfouissez c'est fini, vous ne faites plus jamais d'humus. Heureusement d'ailleurs pour la ville de Venise qui repose sur des piliers de bois, ces piliers de bois sont sous l'eau en anaérobiose où aucun champignon ne peut les écrouler, c'est pour ça que la ville est toujours là.Donc première erreur, enfouissement de la matière organique. Et le nombre de gens que je vois à mettre du compost avant de planter un arbre, qui passent leur temps à faire cette erreur, c'est une erreur fondamentale contre les lois universelles.  



Deuxième erreur on a apporté les engrais chimiques. Qu'est-ce que font les engrais chimiques ? Ils stimulent les bactéries. Or les bactéries elles sont minéralisatrices, elles ne font pas d'humus, elle minéralisent. Et les bactéries elles se multiplient 20 fois plus vite que les champignons. Donc qu'est-ce qu'ils se passe quand vous mettez des engrais chimiques ? Vous accélérez la minéralisation de la matière organique. Quand la matière organique tombe trop bas, la faune disparaît parce qu'elle se nourrit de cette matière organique. Un pays comme la France nous sommes passés de 2 tonnes de vers de terre en 1950 à l'hectare, à moins de 100kg. Qu'est-ce qui se passe quand il n'y a plus de vers de terre. Eh bien les vers de terre je vous ai expliqué qu'ils remontaient tous les jours de la terre. Ils remontent de la potasse, du phosphore, de la magnésie, du calcium. Plus de remontée par les vers de terre, les éléments vont descendre. Pollution des nappes, pollution des rivières. Vous rentrez dans ce qu'on appelle, après cette dégradation biologique des sols, vous rentrez dans ce qu'on appelle la dégradation chimique. Votre terre va perdre ses éléments nutritifs. Vous allez envoyer de l'azote dans les nappes, vous allez envoyer du phosphore dans les rivières, vous appauvrissez vos sols. Or il se trouve que lorsque le taux de matière organique est tombé trop bas, et que vous avez minéralisé des ions fondamentaux qui attachent argile et humus, comme le fer, le calcium, etc... eh bien l'argile n'est plus attaché, l'argile s'en va, les rivières se chargent de boue dès qu'il pleut, c'est la dernière mort, ce que j'appelle la mort physique des sols, votre sol part à la mer.Et c'est comme ça que vous ruinez un sol, et c'est comme ça que des agriculteurs qui à l'heure actuelle, moi je travaille avec des agriculteurs depuis 89, des gens en Beauce qui étaient très fiers de faire partie du club des 100 quintaux, ils roulaient des caisses, à l'époque ils avaient des blés qui en génétique étaient des blés à 110 quintaux, donc ils faisaient presque le rendement génétique, maintenant ils ont des blés à 150 quintaux et les mêmes agriculteurs ne font plus que 90 quintaux. C'est à dire qu'ils ont des Ferraris et ils roulent sur des chemins de terre. Pas la peine d'avoir une Ferrari si c'est pour rouler sur un chemin de terre il vaut mieux avoir une 2 chevaux. Ils peuvent raconter tout ce qu'ils veulent, ils ne valorisent plus la génétique de leurs plantes. Et on sait que cette génétique est valable puisque récemment ils ont fait une expérience en Nouvelle Zélande sur un sol qui n'avait jamais été labouré, jamais touché, et ils ont fait 162 quintaux en semi direct, et ils ont fait 152 quintaux en labour. Donc cela montre que le potentiel génétique est bien existant mais ce sont nos sols qui sont à genoux. 

Donc qu'est-ce que cela veut dire pourvoir faire une agriculture durable ? C'est reconnaître que la propagande des multinationales n’est que de la propagande, ce n'est pas de la science, il va falloir remettre de la science dans l'agriculture, or l'agriculture n'a plus de science depuis 50 ans, elle n'a que de la technique, elle n'a que des produits chimiques, elle n'a que des grosses machines, c'est à dire qu'elle fait tourner le business agro-industriel. Mais cette agriculture n'est pas là pour nourrir les hommes, elle est là pour enrichir l'agro-industrie. Or le problème qu’on a maintenant avec 7 milliards d’individus, c’est qu’il va bien falloir se décider à nourrir les hommes. Nous avons aujourd’hui 1 milliard d’hommes qui souffrent de la famine. Donc la révolution verte c’est un échec total, le problème c’est que cette société qui est obsédée par le profit elle ne veut pas reconnaître ses tords, elle ne veut pas reconnaître qu’elle est responsable de la famine d’un milliard de personne, c’est à dire autant d’habitants qu’il y avait en 1800 sur cette planète. Donc il va falloir changer complètement notre agriculture, il va falloir à mon avis dissoudre des sociétés comme Monsanto, Novartis et compagnie qui sont des assassins, il va falloir qu’on crée une espèce de justice internationale pour crime contre la vie, ce sont des criminels contre la vie ces gens là, moi l’activité biologique des sols elles ne cesse de baisser depuis que je la mesure, je la mesure depuis 89, elle est en baisse constante.Quand je compare avec les chiffres de 1900, nous avons perdu à peu près 90% de notre activité biologique.Et en particulier les grands disparus ce sont les champignons, les champignons ont complètement disparu avec les engrais chimiques, or ce sont eux qui font l’humus. Depuis qu’il n’y a plus de champignons, vraiment les sols vont très très mal. Et c’est pour ça tout à l’heure vous parliez du BRF (bois raméal fragmenté), pourquoi le BRF a un effet tellement spectaculaire sur la relance de la vie des sols, c’est que vous apportez de la lignine, c’est que vous redonnez cette substance que seuls les champignons sont capables d’attaquer, et vous remontez le C/N, c’est-à-dire vous remontez le rapport carbone azote. L’agriculture elle n’a pas besoin d’azote, elle a besoin de carbone, c’est cela que les agriculteurs n’ont pas compris. Comme les agronomes ignorent tout de la vie des sols - la chaire de micro-biologie a été fermée en 1986 - là vous avez devant vous un fossile vivant, les microbiologistes des sols on n’en fabrique plus en France. Les 150 agro qui sortent de la boite n’y connaissent rien des cycles microbiens, c’est quand même hallucinant, ils ne savent pas distinguer une bactérie d’un basidiomycète, ils ne savent pas que les rôles sont complètement différents. 

Donc si on veut remettre de la vie dans les sols il va bien falloir qu’on remette de la science et qu’on arrête d’inventer des modèles artificiels type « révolution verte », de donner le prix Nobel à un mec qui a ruiné 300 millions d’hectares de sols avec sa révolution verte, c’est pas ça le but, le but c’est de remettre de la science pour qu’on puisse à nouveau regarder les sols comme ils sont, parce que le grand livre, c’est la nature, ce n’est pas derrière un ordinateur qu’on découvre le fonctionnement d’un sol, c’est en faisant des trous, avec Lydia on en a fait plus de 12 000 à travers la planète, depuis l’altiplano des Andes en passant par les sols norvégiens et les sols d’Amérique et de Bornéo. Les sols on sait comment c’est parce qu’on en ouvre et qu’on regarde la faune et qu’on regarde les racines, mais ce n’est plus ce que font les agronomes.

dimanche 14 juin 2015

Aluminium : empoisonnés et personne ne dit rien


La chaîne documentaire Arte a diffusé ce petit bijou. Il démontre une nouvelle fois, de manière percutante, les dangers de l’aluminium. Le reportage dure une heure trente. Prenez-vous le temps et visionnez-le : ça vaut le détour !


C’est dans les années 90 que j’ai lu pour la première fois que l’aluminium était responsable de nombreuses maladies neuro-dégénératives.

Pour dire : dans les années 40, les scientifiques s’étonnaient de la présence d’une couche anormale d’aluminium au niveau du cortex du cerveau – la périphérie de notre cervelle, celle qui nous donne la conscience – chez les patients atteints d’Alzheimer.

Puis plus rien !

N’importe qui se demanderait « Mais d’où vient cet aluminium ? Qu’est-ce qu’il vient faire dans le corps ?! ». Mais cette question n’a jamais été soulevée par les chercheurs.

Pourquoi ?!!

Pourtant, les autorités savent avec exactitude que les métaux provoquent de très graves maladies dégénératives (voir mon article sur les dangers des métaux lourds). Ils le savent depuis le début du siècle. Du siècle précédent ! Pas celui dans lequel nous sommes actuellement !

Mais parce qu’industriellement très intéressant, la santé des gens, on s’en fout.

Et puis il faut l’avouer : malades, ils rapportent plus ! Un bon investissement… sans fin.


Pour ceux qui en souffrent, le chemin de croix est terrible. Et surtout pour les proches.

Pour les autres, ce n’est pas mieux puisque nous sommes tous des intoxiqués en devenir. Ce n’est qu’une question de temps.

Mais comme on n’aura plus la conscience d’être malade d’ici là, on s’en balance, non ?

– Bonjour Docteur !
– Asseyez-vous ! J’ai deux nouvelles : une bonne et une mauvaise.
– Ouaw !? Ben.. commençons par la mauvaise.
– Vous êtes atteint de la maladie d’Alzheimer.
– !
– Mais la bonne nouvelle, c’est que dans cinq minutes, vous l’aurez oublié.


Avant d’en arriver là, tant qu’il nous reste une once de conscience, agissons !

Informez les gens. Partagez cette vidéo. Tout le monde devrait être au courant.

Ce qui me rassure, c’est qu’il existe des moyens de se désintoxiquer (le magnésium associé à de la silice par exemple). Pour le reste, méfiez-vous des produits chimiques pour se chélater (faire sortir les métaux des cellules). Je suis l’affaire depuis quelques temps déjà, et les résultats – en toute sincérité – sont rarement au rendez-vous.

Si les métaux comme l’aluminium ou le mercure (et il y en d’autres encore) sont des poisons ultra-nocifs, les chélateurs ne sont souvent pas mieux.

Revenez à une alimentation naturelle et vivante, et fuyez l’industrialisation à outrance, sauf si vous savez ce que vous faites et où vous mettez les pieds.

On ne peut agir en conscience qu’une fois que l’on sait. Alors commencez par vous instruire. Lisez les autres articles du blog, par exemple. De nombreuses clés ont déjà été données.

http://conscience-et-sante.com/aluminium-danger-poison/

D'autres liens:
http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Dossiers
http://www.frequenceterre.com/2015/04/03/laluminium-est-dangeureux-pour-la-sante-comment-leviter/
http://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-sels-d-aluminium-contenus-dans-les-vaccins-attention-danger-_8713.html
un-neurologue-previent-que-laluminium-des-chemtrails-pourrait-entrainer-une-augmentation-explosive-des-maladies-neurodegeneratives/

vendredi 12 juin 2015

10 enseignements de Gandhi qui vous aideront à mener une vie plus heureuse et plus productive

« Sa philosophie politique de non-violence a changé le monde au cours du siècle dernier. A un stade très personnel, les enseignements de Mahatma Gandhi et la façon dont il a vécu peuvent être un guide formidable vous permettant de vivre une vie plus heureuse et plus productive », écrit Laalit sur India Times.


 Voici ces leçons :

1. Ne pourchassez pas les possessions matérielles
Lorsque nous pourchassons les possessions matérielles, nous oubliions souvent qu’un jour nous devrons inéluctablement abandonner tout cela. Essayez de ne pas posséder plus de 100 choses. Au lieu de dépenser du temps et de l’argent, apprenez quelque chose, ayez un passe-temps, voyagez et partagez vos richesses et connaissances avec les moins fortunés.
2. Consommez des aliments simples avec modération
Gandhi avait l’habitude de manger un simple plat afin de pouvoir mesurer sa consommation. Son régime était végétarien et cuit.

3. Ne stressez pas
Gandhi ne stressait pas, il restait calme et détendu à tout moment. Il soulageait en outre sa tension à l’aide de la méditation. Même lorsqu’il était réuni avec d’autres leadeurs mondiaux, il lui arrivait de faire une pause pour jouer avec les enfants.
4. Pensez positivement
Lorsque les pensées négatives pénètrent votre esprit, pensez à ce que Gandhi disait : « L'homme n'est rien d'autre que le produit de ses pensées ; il devient ce qu'il pense ». Restez donc positif et vous sembleront moins importants.

5. Voyez le bon côté des personnes qui vous entourent
Lorsque vous voyez le bon côté des personnes qui vous entourent, vous aurez envie de les aider. Eux-mêmes aideront ensuite les autres, ce qui aboutira à une spirale positive. Rappelez-vous que lorsque vous faites le bien, vous vous sentez bien.
6. Pardonnez
La colère et le ressentiment vous font plus de mal que vous ne le pensez. Apprenez à pardonner et à oublier tout comme Gandhi.  « Œil pour œil et le monde sera aveugle », disait-il. « Le faible ne peut pardonner. Pardonner appartient aux forts », avait-il également l’habitude d’affirmer.

7. Vivez comme s’il n’y avait pas de lendemain
« Vivez comme si vous deviez mourir demain. Apprenez comme si vous devrez vivre éternellement », disait Gandhi. En effet, pourquoi vous préoccupez pour le futur si vous ruinez déjà votre présent ? Faites quelque chose aujourd’hui qui aura du sens sur le moment.

8. Gardez les pieds sur terre
Peu importe votre importance, vous pourriez connaître l’échec dès demain. Restez donc humble et traitez les autres avec respect. Après tout, vous pourriez être amené à les rencontrer lors de votre chute.
9. Ne laissez pas les autres affecter votre humeur et vos actes
Le secret du bonheur réside dans le fait que nul autre que vous peut contrôler la façon dont vous vous sentez. Ne blâmez donc pas les autres pour votre humeur massacrante. Si vous voulez être positif, vous êtes le seul à le pouvoir.

10. Changez-vous vous-même avant de changer les autres
Vous pouvez penser que le gouvernement, vos voisins ou vos parents sont responsables de vos malheurs. Cependant, en fin de journée, vous êtes le seul à pouvoir changer votre univers. Changez votre façon de penser et d’agir et trouvez de nouvelles manières d’aborder les problèmes.