dimanche 20 décembre 2015

Les deux natures de l'être humain- Omraam Mikhaël Aïvanhov


Notre MoI supérieur est partait, omniscient, tout-puissant, une partie de Dieu lui-même, une quintessence limpide, lumineuse, pure. . Alors, comment se fait-il qu'il nous laisse commettre des erreurs ? La chose la plus difficile à comprendre, c'est qu’il existe en nous-même un être qui voit tout, qui sait tout, qui peut tout, mais qui reste impassible, qui ne dit rien, qui ne souffre pas, quoi que nous fassions. Pourquoi accepte-t-il des situations qui ne sont pas dans son Intérêt ? Et quand nous lui présentons notre philosophie, nos désirs, nos projets, nos espérances, pourquoi ne fait-il rien pour les réaliser ? Nous ne sommes pas séparés de lui et quand nous souffrons, que nous voudrions améliorer les choses, il reste Indiffèrent, il nous laisse dans le pétrin. Quel est donc le moyen d'arriver à le toucher ? Il est très important de le connaître, car le jour où il décide d'agir, rien ne lui est impossible puisqu’il est au-dessus de ce qui constitue notre être propre : le corps physique, le corps éthérique, le corps astral, le corps mental. Il est au-dessus, car tout cela, ce sont des corps, alors que lui n'est pas un corps il se manifeste à travers ces corps, mais sa région est celle qu'on appelle Aïn Sop Aur: lumière sans fin.

Quand nous voulons nous connaître, c’est-à-dire quand nous voulons le retrouver, notre MoI supérieur est Immédiatement averti qu'enfin, pour La première fois, le plus grand travail qui existe sur la terre a été entrepris. Il est averti et il se réjouit. Tout ce que nous faisons d’autre le laisse indifférent, froid. Qu'on devienne général, ministre ou empereur, ou qu'on soit accidenté, dans la misère ou désespéré, cela ne le touche pas. C'est seulement le jour où nous voulons le connaître qu’il est alerté et qu’il commence à faire attention à nous.

Il existe en réalité pour le disciple deux méthodes qui lui permettent de se retrouver I La première consiste à se concentrer sur son égo, son moi humain. Ce moi est limité, illusoire, c'est entendu, mais il est malgré tout une réalité... Même sI vous dites qu’il n'existe pas, au moins il existe comme inexistence. La première méthode consiste donc à se servir de ce faible moyen, de cet écran du Moi, de la conscience qui n'est pas vous, une lointaine manifestation de votre Moi supérieur. Vous vous accrochez à cette conscience, vous la retenez sans rien faire d'autre que de rester seulement conscient, et vous vous arrêtez ainsi plusieurs minutes en gardant cette conscience de vous-même... Alors, peu à peu, cette attention, cette concentration arrive a toucher Le Moi supérieur.

Mais pour que les qualités du Moi supérieur descendent dans Le moi Inférieur, il faut faire Intervenir l’imagination. Vous êtes là et vous pensez a votre Moi qui est en haut, vous Imaginez qu’il est en train de vous regarder, c'est-à-dire que vous-mêmes, de Là-haut, vous regarder ici où vous êtes dans des conditions tellement Imparfaites... Vous maintenez cette pensée et vous faites circuler le courant ente votre Moi d'en haut et votre moi d'en bas. À ce moment-là, vous rétablissez le lien, le vrai lien, parce que d’ici, vous pensez que vous êtes Là-haut, et de Là-haut, vous avez la conscience d'être ici, en bas, conscient de votre Moi d'en haut ! C'est très difficile à expliquer : vous vous divisez, et vous vous unissez. Vous vous divisez, mais depuis là-haut, vous vous regardez en train de méditer ici sur votre vrai Moi qui est en haut, et il se forme ainsi un cercle extraordinaire qui permet Le développement de la conscience de soi. Vous fermez les yeux, vous restez avec la conscience claire que vous êtes là, dans votre chambre, vous, un être vivant, un être pensant, et que votre MoI supérieur qui est en haut, qui a tous les pouvoirs et toutes Les connaissances, se reflète en vous, se reconnaît a travers vous. Il se voit et il sourit, il rit... Vous, vous l'observez d’ici, vous regardez comment il est et lui, de l'autre côté vous observe aussi. À ce moment-là, les deux pôles, inférieur et supérieur de votre être commencent a se rapprocher, et un jour la fusion se fait, votre moi Inférieur n’existe plus ; ce moi Inférieur qui n’est pas une réalité disparaît, et seul demeure votre MoI réel, votre Moi supérieur. Fini les faiblesses, les découragements, les obscurités. Vous devenez omniscient, Immortel, éternel. Il faut donc Imaginer que non seulement votre Moi supérieur vous regarde, mais qu’il a conscience de se regarder Lui-même a travers vous, a travers votre cerveau et d’être lié a vous. Alors, quel contact extraordinaire se produit !


Très peu ont réussi a réaliser cette Identification avec Leur Moi supérieur, car cela demande un travail gigantesque. C'est pourquoi certains Initiés avalent de bonnes raisons Lorsqu’ils quittaient tout et allaient se retirer dans les forêts, les grottes ou les déserts, afin de ne plus avoir aucune occupation susceptible d'absorber leur énergie et de les détourner de leur but. Mais ici, en Europe, ou nous vivons dans d’autres conditions, ce n'est pas a conseiller sauf dans des cas exceptionnels. Faire une retraite de quelques temps pour mieux travailler, oui, mais décider de vivre toute sa vie retiré du monde sans apporter d'aide, ni bénédictions aux humains, moi, je trouve cela un peu égoïste. C'est très courant en Inde : on abandonne tout, sa famille, ses biens, son métier pour se consacrer a la vie spirituelle. C'est bien, c'est bien, mais Ici en Europe, il est préférable d’équilibrer les deux : la vie matérielle et la vie spirituelle. Beaucoup de maîtres orientaux sont venus en 0ccident (ce n'est pas la peine de les nommer) mais les exercices qu’ils ont donné à faire à leurs disciples les ont souvent détraques et rendus malades. En soi, c’étaient des exercices magnifiques qu’ils rapportaient des monastères de Mongolie, du Tibet ou de L’inde et ils croyaient pouvoir les enseigner aussi en Europe et en Amérique. Mais pour Les Occidentaux, il fallait d’autres méthodes. Beaucoup, on sombre dans la folie ou dans les dérèglements sexuels parce qu’ils ne savaient pas comment procéder et que ces exercices déclenchaient en eux des tornades qu’ils étaient Incapables de maîtriser.


Avant d’aller expérimenter des connaissances dangereuses, il faut commencer par apprendre à se nourrir, a respirer, a aimer, a penser, a agir, et ensuite, la science viendra, une science Immense, infinie. Le plus important, c'est de savoir vivre correctement pour se renforcer. Mais les hommes négligent cela et accumulent toutes sortes de connaissances inutiles. 0n accumule, accumule, et le plancher s’effondre. Qu'est-ce que j’appelle le plancher, le système nerveux.Eh oui, on L’oublie, on pense toujours qu’il pourra tout supporter, mais il faut d'abord le renforcer, et ensuite, on pourra entasser tous les livres. D’ailleurs même une courge peut nous, L’expliquer, car elle connaît cette loi de la consolidation. 0uI, regarder une courge : au fur et à mesure qu’elle grossit, elle renforce sa tige qui a L’origine était si fine, si tendre et c'est ainsi qu’elle peut atteindre un poids formidable sans que sa tige casse. Mais il y a des gens qui au lieu de renforcer leur système nerveux, accumulent des fardeaux, et un jour tout se casse, tout s’effondre en eux.

Omraam Mikhaël Aïvanhov    "CONNAIS-TOI TOI-MÊME"  Jnani yoga     p. 163-166
Le Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov (1900-1986) philosophe et pédagogue français d'origine bulgare, vint en France en 1937. Bien que son œuvre aborde les multiples aspects de la science initiatique, il précise : Je me suis surtout efforcé d éclairer un sujet : les deux natures de l être humain, sa nature supérieure et sa nature inférieure, parce que c est la clef qui permet de résoudre tous les problèmes.

jeudi 10 décembre 2015

L’Être selon les shamans toltèques


Selon les chamans toltèques, il y a deux sortes d’hommes sur terre : ceux qui prennent le temps de s’interroger sur les gens et sur le sens de l’univers et de se demander qui ils sont et ce qu’ils font là, des hommes que les réponses toutes faites proposées par la société dans laquelle ils vivent ne satisfont pas et qui vont faire de ces deux questions le fondement d’une vie nouvelle, imprégnée d’un irrésistible parfum de liberté. Et puis il a les autres, ceux qui, riches ou pauvres, cultivés ou non se seront très tôt laissés hypnotiser par le brouhaha, les nécessités et les mirages de la vie quotidienne au point de ne jamais trouver le temps de se poser ce genre de questions, les trouvant inutiles ou même absurdes, une attitude et un choix que les chamans appellent « succomber à l’hypnose sociétaire ».

Aventuriers de l’esprit, les premiers, s’ils persévèrent ont une chance de devenir les créateur de leur vie, portés par l’énergie du mystère de l’existence parce qu’ils l’auront regardé en face et accepté. Les seconds vivront le plus souvent dans le conformisme de leur époque, serviteurs du système en place, tournant le dos à l’inexpliqué et, par là, à eux-mêmes.

Le monde est en effet le miroir que chaque individu perçoit, une projection de soi, un processus circulaire que les chamans appellent « l’anneau de pouvoir ».
Comme le miroir, le monde ne nous renvoie que la représentation qu’en fabriquent nos perceptions personnelles, nos croyances et nos humeurs. Le vrai pouvoir de changer les choses se découvre et s’exerce à l’intérieur de soir, sur l’intérieur de soi.

Tous les psychothérapeutes dignes de ce nom et tous les chamans pratiquant la guérison spirituelle depuis de longues années sont amenés un jour ou l’autre à se demander pourquoi il est si difficile pour l’être humain de changer des croyances ou des comportements qui sont pourtant, à l’évidence, la cause de tant de souffrances, de mal-être et même de graves maladies. Mais il leur suffit de se rappeler combien de mémoires ancestrales, prénatales familiales, éducatives et socialitaires ont façonné leur personnalité pour avoir la réponse : l’homme est littéralement et jusqu’au plus profond de ses cellules infiltré de programmations d’ordre karmique, culturel et affectif qui sont autant d’obstacles à tout changement.

Travailler sur soi devient ainsi le seul espoir pour l’homme de se libérer et de devenir celui que, tout au fond de lui, son nagual lui murmure qu’il peut-être. Il est bien placé pour cela puisqu’en lui résident tous les changements et les potentiels créatifs de l’univers !

« L’homme ne naît pas libre mais il est libre de se libérer ».


C’est donc pour lui à la fois une chance extraordinaire d’en avoir un jour le désir et sa plus grande responsabilité.

Les sages taoïstes désignent le travail sur soi par l’expression « chevaucher le tigre ». Le tigre représente à leurs yeux cette force irrépressible qui fait mourir et renaître en permanence tous les êtres.

En travaillant sur soi, on ose affronter au lieu de fuir, on bondit sur son dos, on l’enfourche et on se fond dans sa force pour mieux orienter celle-ci pendant que s’éveille peu à peu la conscience de notre identité avec lui.
Auteur : Paul Degryse
Lu ici

samedi 5 décembre 2015

La leçon de l'aigle !



L'aigle a la plus longue vie de tous les spécimens de son espèce : Il peut vivre jusqu'à 70 ans.
Mais pour atteindre cet âge, l'aigle doit prendre une difficile décision en atteignant 40 ans : 

1 - Ses longues serres devenues trop flexibles ne peuvent plus se saisir de la proie qui lui sert de nourriture. 

2 - Son long et pointu bec devient trop coudé.


3 - Ses ailes sont devenues trop lourdes en raison de leurs nombreuses anciennes plumes épaissies, et elles rendent son vol difficile. 



Alors, l'aigle fait face à un choix difficile :
mourir ou passer par un processus douloureux de changement qui durera 150 jours... soit 5 longs mois.

Ce processus exige que l'aigle vole jusqu'en haut d'une montagne sur son nid. Là, l'aigle va frotter et frapper son bec contre une roche jusqu'à ce qu'elle l'érode. Après cela, il attendra la repousse d'une corne neuve et rigide qui formera un nouveau bec.
Ensuite, il tentera d'arracher et d'user ses serres. Après cela de nouvelles serres se développeront selon un processus de repousse permanente.
Puis encore, l'aigle commencera à plumer ses plumes âgées. Après cela, des plumes neuves plus légères et plus souples repousseront.
Et enfin, après ces cinq mois de douloureuse patience, l'aigle prendra son vol célèbre de renaissance et pourra vivre ses 30 années supplémentaires. 
Pourquoi le changement est-il parfois nécessaire pour nous aussi ? Souvent, pour survivre, nous devons, nous aussi, commencer un processus de changement. Nous devons alors parfois douloureusement nous débarrasser de veilles habitudes, souvenirs, coutumes. C'est seulement libéré du fardeau du passé que nous pouvons alors profiter du présent et de l'avenir.
C'est la leçon de l'aigle.  

Auteur inconnu : texte de tradition amérindienne, basé sur des faits réels