vendredi 27 mai 2016

Lire rend plus intelligent, plus empathique et plus heureux.

Notre rapport à la littérature agit directement sur nos méninges et comportements. Si la lecture d’œuvres de fiction permet de se distraire, d’améliorer son vocabulaire et son sens de l’orthographe, ces effets positifs évidents ne seraient pas les seuls pour le cerveau.
Tel est le sujet d’une récente étude canadienne menée par la psychologue Maja Djikic, épaulée par deux autres chercheurs de l’université de Toronto.
Verdict : la consommation de littérature développerait nos capacités de réflexion, de créativité et d’empathie.

Lire un bon livre stimule longtemps le cerveau

Se plonger dans un livre passionnant et dans son univers est une expérience sans pareille que tous les lecteurs ont connu et recherchent avec un grand plaisir.
Mais elle va au-delà du simple «bonheur de la lecture».
Entrer dans le nouveau monde d’un roman ou d’une nouvelle a des effets scientifiquement mesurables sur notre cerveau et qui se prolongent pendant plusieurs jours après la lecture.
C’est une étude récente menée aux États-Unis par la Emory University qui démontre que lire un bon livre peut augmenter les connexions à l’intérieur du cerveau et créer des changements neurologiques persistants qui correspondent un peu à la mémoire musculaire qui permet de s’adapter aux efforts demandés.
Les changements dans le cerveau après des lectures «significatives» ont notamment été enregistrés dans le cortex temporal gauche, une zone du cerveau associée à la réceptivité du langage et aux sensations motrices. Les neurones de cette région du cerveau sont notamment liées aux sensations selon lesquelles nous faisons quelque chose sans le faire réellement. Par exemple, penser à courir peut activer des neurones associés avec l’acte physique de la course.
«Les changements neuronaux que nous trouvons associés avec des sensations physiques suggèrent que livre un roman peut vous transporter dans le corps du protagoniste» explique le Professeur
Gregory Berns, spécialiste des neurosciences, qui a mené l’étude. «Nous savions déjà que les bonnes histoires pouvaient vous transporter dans les chaussures de quelqu’un d’autre au sens figuré. Maintenant, il semble que quelque chose se passe aussi en terme biologique».
Vingt et un étudiants ont pris part à l’étude et ont tous lu le même livre, un roman à suspense, Pompéi, écrit en 2003 par Robert Harris et choisit pour ses multiples rebondissements. Pendant 19 jours, les étudiants ont lu des parties du livre et ont eu ensuite systématiquement des scanners du cerveau le lendemain matin.
Les scanners se sont poursuivis pendant 5 jours après la fin de la lecture du livre. Il en ressort que les changements neurologiques détectés pendant la lecture ont continué pendant les 5 jours ayant suivi la fin de celle-ci.
«Même si les participants ne lisaient plus le roman, ils conservaient une plus grande connectivité cérébrale», souligne le Professeur Berns.
Conclusion: il ne faut jamais cesser de lire.

Lire permet de s’ouvrir aux autres et d’avoir plus d’empathie

D’après des études assez récentes la lecture permettrait de déployer le sentiment d’empathie. Mais cette prouesse ne se développe pas que grâce à la littérature elle se retrouve aussi dans tous les arts (peinture, musique…).
Mais revenons plus précisément à la lecture, lorsqu’on lit un texte de fiction on s’expose à quelque chose de totalement nouveau : une façon de penser différente de la nôtre et des événements nouveaux.
Néanmoins, ces choses nouvelles n’ont aucun impact réel et c’est là que réside toute la subtilité. C’est car je n’ai pas d’appréhension face à ces nouvelles situations que je suis capable de totalement m’en imprégner et donc de pleinement les comprendre.
Quand je lis une fiction je lis des choses qui peuvent être dures mais pourtant je n’en ai pas peur directement car je sais qu’elles ne sont pas réelles et que ce n’est pas moi qui les vit. Une fois sortie de ma lecture, de nouveau dans le monde réel, deux choses se produisent :
  • Je suis plus apte à comprendre autrui, puisque je me suis exposé à un mode de penser qui n’est pas le miens. Je deviens plus empathique. Cela me permet d’accepter les gens différents de moi car j’apprends à les comprendre.
  • Et je suis moins stressé car ayant affronté les événements de façon fictionnelle je suis capable de vivre les événements avec plus de sérénité. Cela me permet de mieux appréhender les situations imprévues.
On pourrait résumer cela en 1 seul principe : les livres permettent de nous ouvrir l’esprit et de nous rapprocher des autres.

Source

jeudi 26 mai 2016

Comment briser l’argumentaire anti-grève en six exemples



Les grévistes prennent les gens en otage, pour leur intérêt égoïste qui conduit à la ruine de la France : tel est le concentré de l’argumentaire des opposants aux mobilisations sociales, qui s’éveillent au moment où la pénurie de gazole s’étend sur l’hexagone. Attaqués dans leur intérêt propre, alors qu’ils n’ont « rien demandé », les automobilistes crient au scandale alors même qu’ils sont une majorité à s’opposer à la loi travail, à l’origine des troubles. A leur argumentaire, préconçu par les médias dominants, nous devons opposer une analyse de fond capable de répondre aux interrogations et aux mécontentements.


Au travail, entre amis ou en famille, il peut être difficile d’assumer d’être gréviste et de soutenir le mouvement social, à l’heure où la mobilisation dans les raffineries et dépôts de gazole entraîne une pénurie d’essence qui affecte tous les automobilistes. Les mêmes phrases, prémâchées par les médias dominants, reviennent en boucle pour attaquer la légitimité des salariés en grève. Voici quelques éléments de réponse à apporter lors des discussions animées.

« Les grévistes prennent les gens en otage »

1891_-_Grève_des_transportsLa formule, relativement récente dans l’Histoire contemporaine de la France, est diffusée par les médias de masse, à longueur de journée de grève, à destination de leurs lecteurs, auditeurs ou spectateurs qui la reprennent telle quelle. Il s’agit d’une expression « choc », pour marquer les esprits et représenter le mécontentement de ceux qui subissent les grèves, usagers de transports ou automobilistes sans essence. Utilisée de façon répétitive, elle entraîne davantage d’impatiences, voire de tensions, entre le public bloqué par les grèves et ceux qui mènent ces dernières.
Six mois après les attentats de Paris, survenus le 13 novembre dernier, il est nécessaire de mettre en pièces une formule des plus injurieuses, autant pour les grévistes que pour les otages réels. Les désagréments subis par les grèves n’ont strictement rien à voir avec une situation de prise d’otage, où les victimes sont mises en joue par des tueurs professionnels et n’ont aucune possibilité de mouvement, au risque de perdre la vie. Ce n’est pas drôle d’attendre plusieurs heures son transport en commun ou de se retrouver sans gazole, avec le risque de ne pas pouvoir se rendre au travail et d’en être pénalisé – plus ou moins lourdement – par son employeur. Pour autant, cela ne justifie en aucun cas le trait d’égalité formulé par les médias dominants entre les victimes du terrorisme et les personnes contraintes par un mouvement social. Dans un pays qui a récemment été le théâtre d’actes meurtriers, organisés par des mouvances extrémistes, il est indigne qu’une telle expression demeure dans le langage journalistique à la mode ; elle doit atterrir dans les poubelles de l’Histoire pour cesser la confusion dangereuse qui lui est liée.

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Pour en savoir plus !

TAFTA, texte intégral commenté par R-M JENNAR

Téléchargez le pdf TAFTA_texte_integral
Voici le texte intégral du document du 17 juin 2013 du Conseil de l’UE, adopté le 14 juin par la section Commerce du Conseil des Affaires étrangères. Issu du blog de Raoul Marc Jennar, président du comité scientifique d’ATTAC (dont le SNUipp-FSU est membre fondateur), traduit de l’anglais et commenté par lui, ce texte est la « lettre de cadrage » à laquelle les négociateurs doivent se conformer. Rappelons que les négociations ont débuté en juillet 2013, soit moins d’un mois après l’adoption de ce texte qu’un haut fonctionnaire de l’UE a fait « fuiter »…
Raoul Marc Jennar est docteur en sciences politiques, diplômé des universités tant en Belgique (dont il est originaire) qu’en France, spécialiste de politique internationale. Son blog est hébergé par « Médiapart ».
Ce texte commenté est particulièrement long (22 pages ici plus les notes). Si vous préférez une explication sous forme de vidéo (longue aussi : plus de 2 h) vous pouvez suivre selon le lien ci-dessous la conférence qu’il a donnée à Vannes le 29 janvier 2014 à l’invitation d’ATTAC 56. La conférence a de plus le mérite de replacer ce texte dans une logique historique remontant au début des années 1990, en donnant de surcroit les clés au niveau du langage, du vocabulaire de ce genre de documents auquel nous sommes peu habitués…
La suite ici

  L'histoire réelle de l'intervention des États-Unis dans la guerre de 39/45



La loi travail simplifiée en dessin:

La BCE et les grandes banques font du « soutien abusif » à la France

 Les taux bas ou négatifs de la BCE permettent d’éviter la cessation de paiements des gouvernements surendettés de l’union. En d’autres termes, ils portent la France à bout de bras. 
 Les taux bas et négatifs préservent un système financier corrompu : les gouvernements ont délégué à des banques commerciales un monopole de création monétaire et, en remerciement, ces mêmes banques placent auprès des citoyens les dettes des gouvernements insolvables. Il s’agit de « soutien abusif », qui, dans le secteur privé, est puni par la loi.

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Des fleurs au milieu des champs de blé pour se passer des pesticides


L'Institut national de recherche agronomique (Inra) teste en ce moment dans des grandes cultures des bandes fleuries. Objectif : se passer des produits chimiques.
 La suite ici

Mooji : Indice d'éveil No. 1 - Mourez et vivez (spiritualité)

 Parfois, entendre quelque chose de nouveau choque l'esprit et engendre une défense toute naturelle de l'ego. Nous sommes en survie. Pouvons-nous demeurer en présence de cette nouvelle tout en étant témoin de notre réaction de protection ? Un peu d'espace...



dimanche 1 mai 2016

Indiens Kogis de Colombie - Un délicieux moment au coeur de la vie et de la démocratie participative

Indiens Kogis de Colombie - Un délicieux moment au coeur de la vie et de la démocratie participative

La Sierra Nevada de Santa Marta en Colombie est la plus haute montagne
du monde en bordure de mer. Au sommet, les neiges éternelles culminent
à près de 6000 mètres d'altitude.
C'est dans cette nature presque vierge que vivent les descendants du peuple Tayronas, civilisation précolombienne d'Amérique du Sud. Ils avaient créé un véritable paradis sur terre. Lorsque les "envahisseurs" sont arrivés, leur culture a failli disparaître sous les coups répétés des occidentaux avides et sans limites dans l'exploitation du sol et des indigènes.

Mais qui est ce peuple ?


Ce sont les indiens Kogis,. Ils se sont réfugiés sur les hauteurs difficiles
d'accès de la Sierra dans le but de préserver la forêt et tout ce qui y vit.
Ils sont les gardiens de la Terre. Ils ont su préserver pendant plus de
4000 ans ce que l'homme « civilisé » s'évertue à détruire tous les jours.


Un homme, Eric Julien, a raconté son aventure et la découverte de ce peuple extraordinairement vivant, éduqué, connaissant, respectueux de la Vie.
Il a créé une association récoltant des fonds permettant aux Kogis de
redevenir propriétaires d'une partie de leurs terres. Un paradoxe puisque
les kogis en sont les habitants depuis longtemps et qu'ils n'ont
aucun sens de la propriété !


Lorsqu'elles leur sont restituées, ces terres dénaturées par la "civilisation"
sont aussitôt remises en état et protégées par les kogis eux-mêmes dans une
Colombie socialement et politiquement divisée.
(Rappelons que l'ami d'Eric Julien, Gentil Cruz, co-fondateur de l'association,
a été assassiné en Colombie
)
Les Kogis ne demandent rien d'autre que de pourvoir vivre leur vie
dans une nature généreuse dont ils respectent la biodiversité.


Peuple pacifique, ils sont médecin, astronome, cultivent ce dont ils ont besoin. Et ils marchent, marchent, marchent, c'est une façon de "tisser" leur vie, comme ils disent. Ils ne décident jamais rien sans qu'il y ait consensus. Pas de blabla ni de mensonges, mais une recherche permanente d'équilibre.
Un jour, les Kogis se sont étonnés de l'apparition d'une fine poussière noire venant se déposer sur la neige des hauts sommets.
Il leur a été expliqué que c'était de la poussière de charbon provenant de la mine de El Cerejon Zona Norte.
En effet, cette mine de charbon à ciel ouvert est exploitée depuis
1984 et l'industrie a déjà extrait plusieurs millions de tonnes de minerai !
Il suffit d'imaginer en gros une mine en France d'environ 700 km2 !
C'est gigantesque !

Un gigantesque trou béant dans la terre-mère a remplacé la forêt vierge !

Les indiens ont voulu voir et comprendre ce qu'était une mine de charbon. Ils ont vu mais n'ont pas tout de suite compris ce que l'homme "moderne" était en train de faire. Ils pensaient qu'il fabriquait le charbon sur la terre, comme on fabrique une voiture, mais quand ils ont vu ces engins énormes creuser dans les entrailles de la Terre-mère, ils sont tombés dans un état de tristesse infinie.


Comment est-ce possible !
Comment peut on défigurer à ce point une Terre vivante ?
Une ville a remplacé la forêt primaire. Le bruit assourdissant des camions
est difficilement supportable.
« Quand la terre va brûler, les maladies vont arriver, la pluie va être mauvaise, elle va amener des maladies. Quand on voit cela, le charbon qu'il sortent,
cela ne leur appartient pas. C'est la terre qu'ils sont en train de détruire. On peut voir que les déséquilibres sont ici, les maladies. Au pied de la Sierra, il y a des maladies qui viennent. On ne savait pas d'où elles venaient, ces déséquilibres, maintenant on sait, on voit cela...
Ici, avant, il y avait des montagnes, beaucoup de montagnes importantes, maintenant ils ont tout enlevé. Ici c'était un peu comme un organe du corps, le foie.
Indiens Kogis de Colombie - Un délicieux moment au coeur de la vie et de la démocratie participative

La Sierra Nevada de Santa Marta en Colombie est la plus haute montagne
du monde en bordure de mer. Au sommet, les neiges éternelles culminent
à près de 6000 mètres d'altitude.
C'est dans cette nature presque vierge que vivent les descendants du peuple Tayronas, civilisation précolombienne d'Amérique du Sud. Ils avaient créé un véritable paradis sur terre. Lorsque les "envahisseurs" sont arrivés, leur culture a failli disparaître sous les coups répétés des occidentaux avides et sans limites dans l'exploitation du sol et des indigènes.

Mais qui est ce peuple ?


Ce sont les indiens Kogis,. Ils se sont réfugiés sur les hauteurs difficiles
d'accès de la Sierra dans le but de préserver la forêt et tout ce qui y vit.
Ils sont les gardiens de la Terre. Ils ont su préserver pendant plus de
4000 ans ce que l'homme « civilisé » s'évertue à détruire tous les jours.


Un homme, Eric Julien, a raconté son aventure et la découverte de ce peuple extraordinairement vivant, éduqué, connaissant, respectueux de la Vie.
Il a créé une association récoltant des fonds permettant aux Kogis de
redevenir propriétaires d'une partie de leurs terres. Un paradoxe puisque
les kogis en sont les habitants depuis longtemps et qu'ils n'ont
aucun sens de la propriété !
 Eric Julien/Kogis "la dernière société précolombienne encore en état de marche"

Lorsqu'elles leur sont restituées, ces terres dénaturées par la "civilisation"
sont aussitôt remises en état et protégées par les kogis eux-mêmes dans une
Colombie socialement et politiquement divisée.
(Rappelons que l'ami d'Eric Julien, Gentil Cruz, co-fondateur de l'association,
a été assassiné en Colombie
)
Les Kogis ne demandent rien d'autre que de pourvoir vivre leur vie
dans une nature généreuse dont ils respectent la biodiversité.


Peuple pacifique, ils sont médecin, astronome, cultivent ce dont ils ont besoin. Et ils marchent, marchent, marchent, c'est une façon de "tisser" leur vie, comme ils disent. Ils ne décident jamais rien sans qu'il y ait consensus. Pas de blabla ni de mensonges, mais une recherche permanente d'équilibre.
Un jour, les Kogis se sont étonnés de l'apparition d'une fine poussière noire venant se déposer sur la neige des hauts sommets.
Il leur a été expliqué que c'était de la poussière de charbon provenant de la mine de El Cerejon Zona Norte.
En effet, cette mine de charbon à ciel ouvert est exploitée depuis
1984 et l'industrie a déjà extrait plusieurs millions de tonnes de minerai !
Il suffit d'imaginer en gros une mine en France d'environ 700 km2 !
C'est gigantesque !

Un gigantesque trou béant dans la terre-mère a remplacé la forêt vierge !

Les indiens ont voulu voir et comprendre ce qu'était une mine de charbon. Ils ont vu mais n'ont pas tout de suite compris ce que l'homme "moderne" était en train de faire. Ils pensaient qu'il fabriquait le charbon sur la terre, comme on fabrique une voiture, mais quand ils ont vu ces engins énormes creuser dans les entrailles de la Terre-mère, ils sont tombés dans un état de tristesse infinie.


Comment est-ce possible !
Comment peut on défigurer à ce point une Terre vivante ?
Une ville a remplacé la forêt primaire. Le bruit assourdissant des camions
est difficilement supportable.
« Quand la terre va brûler, les maladies vont arriver, la pluie va être mauvaise, elle va amener des maladies. Quand on voit cela, le charbon qu'il sortent,
cela ne leur appartient pas. C'est la terre qu'ils sont en train de détruire. On peut voir que les déséquilibres sont ici, les maladies. Au pied de la Sierra, il y a des maladies qui viennent. On ne savait pas d'où elles venaient, ces déséquilibres, maintenant on sait, on voit cela...
Ici, avant, il y avait des montagnes, beaucoup de montagnes importantes, maintenant ils ont tout enlevé. Ici c'était un peu comme un organe du corps, le foie. Les petits frères (C'est ainsi qu'ils nous appellent) pensent que c'est simplement du charbon, ils ne comprennent rien, c'est beaucoup plus que cela, les petits frères ne se rendent pas compte qu'ils enlèvent les forces de la terre.
La pensée est abîmée, comment va-t-on faire maintenant ?


Ceux qui abîment tout, sont ceux qui prennent le pétrole, le gaz, le charbon. En faisant cela ils enlèvent la force, l'énergie de la Terre, c'est comme enlever les minéraux d'un corps, cela provoque des déséquilibres, le corps devient fragile
et les maladies arrivent.
Avant c'était un lieu important pour les indiens. Aujourd'hui beaucoup de gens tombent malades car les petits frères enlèvent le sang, la force de la terre. Si on continue comme cela, la Terre va disparaître. Les petits frères vivent bien avec ce qu'ils sortent de la Terre, ils ne comprennent pas les déséquilibres qu'ils sont en train de créer, comment le pourraient-ils ?

Vue aérienne à 3500 mètres ! Il faut s'élever à 17000 mètres pour voir la totalité de la surface exploitée ! Il suffit d'aller voir sur Google Earth

Eric Julien a raconté son expérience avec les kogis dans deux livres magnifiques, " Kogis, le message des derniers hommes "
et " Le chemin des neufs mondes "
Extrait d'une de ses réflexions :
" Il est évident que les Kogis ne sont pas plus ou mieux que nous. Ils sont humains, terriblement humains, soumis aux mêmes travers, aux mêmes pulsions que sont la colère, la jalousie, l'envie, la peur, la lâcheté, mais aussi
la joie, la tristesse. »


« La grande différence, et elle est de taille, c'est qu'ils ont conscience, collectivement conscience, des risques qu'encourent la nature et leur société si les émotions qui nous habitent ne sont pas identifiées, gérées, canalisées.
" Canaliser ne veut pas dire supprimer ou nier, mais reconnaître que l'être humain est dualité reliée (inspiration / expiration), que la vie naît de la reconnaissance, puis de la connaissance et enfin du travail subtil et délicat (rituels) d'équilibre entre les composantes de cette dualité. Un équilibre chaque jour questionné, renouvelé, comme une alliance fragile entre les formes du vivant. Un équilibre que permet la mémoire des règles
face au chaos du mouvement "


Les Kogis n'ont pas lu Carl Gustave Jung et pourtant ! On retrouve dans leur façon de vivre leur vie, ce que préconisait le grand psychanalyste suisse. Aller à la rencontre de notre ombre, ne pas la refouler, mais l'identifier pour pouvoir vivre avec, la reconnaître pour ne pas être dominé par elle.


Les Kogis ont créé des jardins magnifiques. Ils ne font rien au hasard. Quand ils construisent un village ou un pont, leurs actes sont toujours précédés d'une concertation et chacun connaît le rôle qu'il doit tenir, toujours en accord avec les énergies du lieu et du vivant. Une subtilité que nous autres, "petits frères", avons quasiment oubliée. Comme quoi, l'idée de démocratie existait
bien avant les Grecs !


Les Kogis ont pris l'avion pour rencontrer les « petits frères » en Europe.
Il m'est impossible ici de ne pas rapporter un moment fort décrit par Eric Julien lors de la rencontre qui a eu lieu à l'institut bouddhiste Karma Ling en Savoie, entre l'indien Miguel et le Lama Denys Rinpoché. Cela se passe devant le lieu qui sert de réunion.


Miguel : « c'est un lieu important " 
Lama Denys : « vous voulez une photo...un souvenir ?
Miguel : Non, ici c'est un lieu sacré, il ne faut pas les prendre en photo...
Nous connaissons les bouddhistes. Lorsque Kakaserankua, notre dieu fondateur, a créé le monde, il a donné un rôle et un territoire à tous les groupes humains. Avant de venir, nous savions que vous existiez.

Miguel et son fils – Crédit photographique : Eric Julien -

Puis au déjeuner :
Miguel : En arrivant ici, on a senti que la terre, la nature était déséquilibrée, est-ce que votre pensée spirituelle est rattachée à votre territoire ?
Lama Denys : Non, notre territoire, c'est notre esprit
Miguel : Mais la pensée ne peut pas exister sans la terre, et ici la terre est tellement déséquilibrée...

La pensée est abîmée, comment va-t-on faire maintenant ?


Ceux qui abîment tout, sont ceux qui prennent le pétrole, le gaz, le charbon. En faisant cela ils enlèvent la force, l'énergie de la Terre, c'est comme enlever les minéraux d'un corps, cela provoque des déséquilibres, le corps devient fragile
et les maladies arrivent.
Avant c'était un lieu important pour les indiens. Aujourd'hui beaucoup de gens tombent malades car les petits frères enlèvent le sang, la force de la terre. Si on continue comme cela, la Terre va disparaître. Les petits frères vivent bien avec ce qu'ils sortent de la Terre, ils ne comprennent pas les déséquilibres qu'ils sont en train de créer, comment le pourraient-ils ?

Vue aérienne à 3500 mètres ! Il faut s'élever à 17000 mètres pour voir la totalité de la surface exploitée ! Il suffit d'aller voir sur Google Earth

Eric Julien a raconté son expérience avec les kogis dans deux livres magnifiques, " Kogis, le message des derniers hommes "
et " Le chemin des neufs mondes "
Extrait d'une de ses réflexions :
" Il est évident que les Kogis ne sont pas plus ou mieux que nous. Ils sont humains, terriblement humains, soumis aux mêmes travers, aux mêmes pulsions que sont la colère, la jalousie, l'envie, la peur, la lâcheté, mais aussi
la joie, la tristesse. »


« La grande différence, et elle est de taille, c'est qu'ils ont conscience, collectivement conscience, des risques qu'encourent la nature et leur société si les émotions qui nous habitent ne sont pas identifiées, gérées, canalisées.
" Canaliser ne veut pas dire supprimer ou nier, mais reconnaître que l'être humain est dualité reliée (inspiration / expiration), que la vie naît de la reconnaissance, puis de la connaissance et enfin du travail subtil et délicat (rituels) d'équilibre entre les composantes de cette dualité. Un équilibre chaque jour questionné, renouvelé, comme une alliance fragile entre les formes du vivant. Un équilibre que permet la mémoire des règles
face au chaos du mouvement "


Les Kogis n'ont pas lu Carl Gustave Jung et pourtant ! On retrouve dans leur façon de vivre leur vie, ce que préconisait le grand psychanalyste suisse. Aller à la rencontre de notre ombre, ne pas la refouler, mais l'identifier pour pouvoir vivre avec, la reconnaître pour ne pas être dominé par elle.


Les Kogis ont créé des jardins magnifiques. Ils ne font rien au hasard. Quand ils construisent un village ou un pont, leurs actes sont toujours précédés d'une concertation et chacun connaît le rôle qu'il doit tenir, toujours en accord avec les énergies du lieu et du vivant. Une subtilité que nous autres, "petits frères", avons quasiment oubliée. Comme quoi, l'idée de démocratie existait
bien avant les Grecs !


Les Kogis ont pris l'avion pour rencontrer les « petits frères » en Europe.
Il m'est impossible ici de ne pas rapporter un moment fort décrit par Eric Julien lors de la rencontre qui a eu lieu à l'institut bouddhiste Karma Ling en Savoie, entre l'indien Miguel et le Lama Denys Rinpoché. Cela se passe devant le lieu qui sert de réunion.


Miguel : « c'est un lieu important " 
Lama Denys : « vous voulez une photo...un souvenir ?
Miguel : Non, ici c'est un lieu sacré, il ne faut pas les prendre en photo...
Nous connaissons les bouddhistes. Lorsque Kakaserankua, notre dieu fondateur, a créé le monde, il a donné un rôle et un territoire à tous les groupes humains. Avant de venir, nous savions que vous existiez.

Miguel et son fils – Crédit photographique : Eric Julien -

Puis au déjeuner :
Miguel : En arrivant ici, on a senti que la terre, la nature était déséquilibrée, est-ce que votre pensée spirituelle est rattachée à votre territoire ?
Lama Denys : Non, notre territoire, c'est notre esprit
Miguel : Mais la pensée ne peut pas exister sans la terre, et ici la terre est tellement déséquilibrée...