L’émergence et le développement de nouvelles maladies

Elles sont liées à notre façon de vivre et à notre environnement, dont la plus répandue est le cancer.
 
Laissons dans ce domaine la parole au professeur Dominique Belpomme, Dominique Belpomme, né le 14 mars 1943 à Rouen, est un médecin et professeur de cancérologie. Il est membre de plusieurs sociétés savantes internationales et président de l’ARTAC, Association pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse, fondée en 1984, et connu pour ses travaux de recherche sur le cancer.

 
« En tant que cancérologue, je me suis aperçu que le cancer était une maladie que notre société fabriquait de toutes pièces et qu’il était en grande partie induit par la pollution de notre environnement. »
 
« Le constat est évident. Les maladies d’aujourd’hui ne sont plus les maladies naturelles d’hier. Elles sont toutes, ou presque, artificielles. C’est nous, c’est-à-dire notre société, notre civilisation, qui les induisons. »
 
« On peut citer les stérilités masculines, les malformations congénitales, la plupart des maladies cardiovasculaires, l’obésité, la très grande majorité des diabètes, les infections nosocomiales, les allergies, l’asthme… Et bien entendu le cancer, devenu une maladie de civilisation. »
 
« Dans les causes environnementales, il faut inclure la pollution d’origine alimentaire : les nitrates, pesticides et certains additifs se sont avérés être cancérigènes, et nous les ingérons le plus souvent à notre insu. Les aliments que nous ingérons, l’eau que nous buvons et l’air que nous respirons sont beaucoup plus pollués qu’il y a 20 ans. En outre, les recherches toxicologiques actuelles concluent indiscutablement à l’effet cancérigène de nombreux polluants.(…) On peut donc finalement considérer que ce sont 80 à 90% des cancers qui sont causés par la dégradation de notre environnement. »
 
Sachant que le Professeur Belpomme identifie dans son livre, parmi les nombreux facteurs cancérigènes : les fumées et goudrons provenant de la combustion de produits fossiles, les dioxines, les métaux lourds, l’amiante, les engrais nitratés, les pesticides, certains plastiques et produits synthétiques, certains colorants, modificateurs de goût et conservateurs alimentaires, la pilule contraceptive, certains médicaments…
 
Et le Pr Belpomme d’ajouter : « Il ne faut pas croire que l’homme, en raison de ses capacités technologiques, pourra faire exception aux lois de l’évolution naturelle. Non, ces lois sont irréductibles et incontournables et l’homme ne peut, ne pourra jamais les négliger, encore moins les modifier à son avantage ! ».
 
« Les activités technologies de l’homme dont on vante tant les mérites ne pourront conduire qu’à la disparition prématurée de l’espèce humaine, s’il n’y est mis une certaine limite et si ces activités ne se font pas le plus possible en harmonie étroite avec la nature.

Comme tout organisme vivant, chaque espèce est régulée par des lois biologiques. Toute transgression artificielle de ces lois ne peut conduire qu’à la mort de l’organisme ou de l’espèce concernée. »

Alors ?
 
Faudra-t-il attendre 50 ans pour admettre que les OGM, en violant l’ordre naturel, auront généré de nouvelles pathologies et déréglé encore plus le fonctionnement du corps humain ?
 
Faudra-t-il attendre 50 ans pour constater que l’exploitation du gaz de schiste, outre son énorme consommation d’eau, aura réussi à polluer gravement les nappes phréatiques et les couches sédimentaires du sol ?
Combien de temps allons-nous vivre encore dans ce mensonge permanent que la technologie et le progrès font notre bonheur ?

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